UE, politiquement correct, islamisation : les trois armes du capitalisme

Publié le 26 avril 2010 - par
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Les bourgeoisies d’Europe et notamment la bourgeoisie française ont besoin de se débarrasser de la démocratie

Jusqu’à la veille de la 2ème guerre mondiale, les bourgeoisies capitalistes du Royaume Uni, de France, d’Allemagne, des Pays Bas, de Belgique et à un moindre degré d’autres états européens, étaient les plus puissantes de la planète avec celles du Japon et des Etats-Unis d’Amérique.

Ces états-nation avaient permis aux différentes bourgeoisies de protéger leurs activités à l’intérieur de frontières dont la fixation, la plus étendue possible était encore en discussion de type guerrière.

Elles avaient élargi au monde entier le champ d’action de leurs capitaux. La concurrence y était sans merci ce qui les avait amenées à se disputer la conquête de territoires réservés : les colonies.

Initiatrices des idées de démocratie, de liberté et d’égalité qu’elles avaient mis en avant pour gagner le soutien du peuple dans leur lutte pour s’emparer du pouvoir politique, elles avaient, une fois l’objectif atteint, installé des régimes parlementaires plus ou moins démocratiques selon leur faculté plus ou moins efficaces à refreiner les aspirations populaires à la mise en œuvre réelle de ces valeurs humanistes.(1)

Les crises financières, notamment celle de 1929, avaient permis à certaines- Allemagne , Italie, Espagne..- de confier la survie de leurs intérêts à des régimes de dictatures totalitaires caractérisés de « fascistes ».

Tous les peuples qu’elles dirigeaient furent précipités une nouvelle fois au nom de la défense de la patrie qu’elles avaient inventée, comme en 14, dans le maelstrom de la 2ème guerre mondiale qu’elles avaient préparée. La plus grande et horrible boucherie, la plus grande destruction matérielle que l’humanité ait connues.

La guerre ne fut pas mortelle pour les bourgeoisies capitalistes.

Elles trouvèrent même de nouvelles conditions matérielles favorables à leur activité économique.
Des progrès fantastiques dans la découverte des lois de la Nature sont réalisés sans cesse et à un rythme semble t-il de plus en plus rapide, offrant autant de sources de revenus possibles.
L’humanité s’accroit de manière exponentielle, offrant autant de consommateurs possibles.

Les bourgeoisies européennes ont bénéficié dans un premier temps de ces conditions favorables. Mais très rapidement leur situation s’est dégradée.

Pendant qu’elles perdaient leurs colonies, des dizaines de nouvelles concurrentes, notamment en Asie mais aussi en Amérique Latine, se sont immiscées dans le partage du marché mondial. C’est ce qu’on appelle la mondialisation.

Ces nouvelles concurrentes disposent de législations sociales et du travail infiniment moins protectrices pour les salariés ,lorsqu’elles existent.

Par exemple la nouvelle bourgeoisie chinoise : un marché intérieur de 1 milliard 400 millions d’habitants, un régime de dictature totalitaire au parti unique, des masses ouvrières sous-payées, – genre 100 euros par mois, 72 heures de travail par semaine, 5 jours de congé par an, des millions de prisonniers politiques aux travaux forcés dans les goulags chinois, les laogais..

Ou bien la bourgeoisie indienne, plus d’un milliard d’habitants, maintenus dans le système de ségrégation des castes, avec au bas de l’échelle les intouchables, 160 millions, pratiquement considérés comme des esclaves.

Aujourd’hui les bourgeoisies capitalistes d’Europe ne peuvent envisager de maintenir leurs profits qu’en ramenant leurs salariés à des conditions sociales et salariales comparables à celles qui ont cours chez leurs concurrentes.

Mais comment pourraient-elles y arriver en laissant aux peuples les outils de défense que sont la démocratie, la souveraineté de la nation et la liberté d’expression, inscrits dans les constitutions nationales !
C’est encore plus évident pour ce qui concerne la France, avec sa République laïque unique et sa Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen comme référence.
Elles ne peuvent plus « se permettre le luxe de la démocratie ».

Comment donc instaurer un système non démocratique, comment instaurer la dictature ?

En mettant en place un régime fasciste? Impossible actuellement. Les citoyens des pays d’Europe ont douloureusement payé cette expérience effroyable gravée dans leur mémoire et sont bien décidés à éviter qu’elle se renouvelle.

En revanche la bourgeoisie capitaliste dispose de trois vecteurs pour avancer masquée : l’Union Européenne, le blocage de la liberté d’expression, l’instrumentalisation de la religion musulmane.

L’Union Européenne est une première réponse

Elle met en place un système sournois de dictature totalitaire, d’autant plus masqué qu’elle dispose de faire valoir démocratiques comme le Parlement Européen et la caution et le soutien des grands partis politiques – le parti Europe écologie en étant une remarquable illustration- et des médias

A l’intérieur de l’espace communautaire, du marché commun, le 3ème plus grand marché intérieur au monde se flattent ses défenseurs, les frontières des pays sont mises entre parenthèses, à l’exception des celles du Royaume Uni et de l’Irlande, dans la mesure où les contrôles n’existent plus en application de la convention de Schengen.
Quid des frontières ?Quid de la Patrie ? pour la préservation desquelles des millions de citoyens ont payé de leur vie, et auxquelles la grande majorité des citoyens est justement attachée.

Les « directives » et « règlements » arrêtés par une « Commission européenne» désignée sans légitimité démocratique doivent être appliqués, « transposées » pour les directives en lois par les états de l’Union, ce qui représente de l’ordre de 80% des textes adoptés par notre parlement.

Quid de la Souveraineté de la Nation? Quid de la démocratie ?

L’UE organise des relations directes avec les régions et le Comité des Régions expression de ce dépassement du cadre étatique est une de ses institutions (–les régions peuvent prendre directement contact avec Bruxelles sans passer par le pouvoir national)
Quid de la République Une et indivisible ?

L’UE joue un rôle déterminant dans la destruction des services publics par l’obligation qu’elle fait aux différents états de les privatiser, de les « ouvrir à la concurrence » et de diminuer de manière drastique le nombre des fonctionnaires : « il faut réduire le déficit public à moins de 3% du PIB ! ».

L’UE joue un rôle déterminant sur les diminutions de salaire, sur la remise en cause des systèmes sociaux, de retraites, ou de santé, que ce soit, soit disant, pour pouvoir entrer dans la zone euro, par ex la Lettonie où les salaires ont été diminués de 30 %, ou que ce soit, soi disant, pour pouvoir y rester, par ex l’Irlande, la Grèce ,l’Espagne ou le Portugal par les politiques d’austérité qu’elle impose et dont elle surveille l’application et l’efficacité quitte à exiger davantage des peuples par l’intermédiaire des gouvernements qui ne sont en fait que ses relais, qu’ils soient de « gauche » ou de « droite ».

Si le gouvernement est « de gauche » c’est mieux, le peuple aura peut-être moins tendance à résister. Le gouvernement Zapatéro en Espagne vient de faire passer l’âge légal de la retraite de 55 à 57 ans et d’adopter un programme d’austérité visant à faire économiser 50 milliards d’euros par le peuple espagnol. C’est avec le gouvernement Papandréou que la Grèce est sommée de prendre les mesures draconiennes –certains allant même jusqu’à préconiser la vente d’îles ou même du Parthénon !
Mais l’idéal pour l’UE, ce qu’elle préconise, c’est « l’union nationale » des partis avec le soutien des organisations syndicales.

L’UE compte bien par ailleurs jouer sur les différences de législation sociales et de niveau des salaires dans ses différents états pour casser les plus favorables et pousser à un alignement sur les plus bas.

L’utilisation du « principe du pays d’origine » prévue dans la directive Bolkenstein de libéralisation des services, i.e 70% de l’économie européenne, en était un moyen particulièrement efficace mais trop grossièrement visible. Sa première mouture rejetée, elle a été retoquée pour apparaître acceptable et à effectivement été acceptée par le Parlement et les syndicats. Le principe du pays d’origine y est maintenu, mais sur la base du volontariat.
Philips qui délocalise son usine de Dreux en Hongrie y aurait proposé des reclassements à 450 € pour les salariés licenciés.

Le maintien d’un volant important de chômeurs, 23millions officiellement dans l’UE en janvier 2010 est un autre facteur de destruction des législations sociales les plus protectrices, accentuée par l’immigration permanente et accélérée par une immigration clandestine fortement tolérée. Les médias parlent ouvertement de plus de 500000 travailleurs clandestins, surexploités, en France, employés dans le bâtiment, la restauration, le gardiennage le textile…alors que notre pays compte officiellement plus de 2,6millions de chômeurs et en réalité plus de 5millions.

Le problème c’est que les peuples sont extrêmement méfiants et peuvent réagir lorsqu’ils ont connaissance avant son adoption de la dangerosité d’une directive. Le projet de « directive Bolkenstein » en est un bon exemple qui a dû être retirée. Il faut dire que son contenu de destruction des législations sociales était trop grossièrement visible. Il est à noter toutefois qu’une nouvelle mouture plus soft a été adoptée par les états et le parlement européen avec le soutien de la confédération européenne des Syndicats. et devrait être transposée en France cette année dans la plus grande discrétion,- elle devait l’être pour le 28 décembre dernier-

D’autre part, même si un gouvernement met en avant l’obligation de mettre en application les exigences de « l’Europe » ou «des autres pays européens » pour essayer de se déresponsabiliser vis-à-vis de son peuple des mesures antisociales qu’il est amené à prendre, ce qui peut lui faciliter la tâche, il reste que les (masses populaires) sont en mesure de résister, de manifester, d’entrer dans des processus de contestations violentes.
Et là l’U.E , pas plus que les régimes politiques de ses états membres, n’a (à sa disposition) la possibilité d’utiliser les moyens de coercition qu’offrirait un régime de dictature totalitaire.

Lorsqu’il a été donné la possibilité aux citoyens de se prononcer sur le projet de constitution Européenne en France aux Pays Bas, en Irlande, leur rejet a été très net en dépit du matraquage médiatique et des grands partis politiques de droite et de gauche en faveur de l’adoption.
Et quelles insultes à la suite, le peuple est nul, le peuple ne comprend rien. Et que ne s’est on payé sa tête avec le plombier polonais ! Le peuple est antidémocratique puisque le Parlement, élu démocratiquement, était favorable au projet de Constitution et le ratifiera.

Les insultes continuent par ailleurs, proférées par les experts divers et variés propulsés par les médias. A propos du « pas très catholique » de Frèche, cette réprimande d’une « grande gueule sur RMC » semble t-il de gauche : « un homme politique doit se mettre au service du peuple et non pas à son niveau », ou alors à propos de la consultation sur l’identité nationale : « elle a donné lieu à des dérapages racistes, xénophobes, nauséabonds, il faut confier ce genre de débat aux élus et aux intellectuels »

Bloquer l’expression du peuple

Un deuxième vecteur du totalitarisme sournois.qui se met en place apparaît ainsi sous la forme d’un processus de blocage de l’expression du peuple qui ne s’inscrirait pas dans le schéma de la pensée unique du politiquement correct impulsée par les tenants de l’UE, processus de dénigrement structuré et développé par tous les beaux parleurs de la police politique qui seuls, ou presque, sont invités à déverser le discours autorisé d’endoctrinement sur l’ensemble des plateaux et des médias.

Il faut faire taire le peuple, brider, interdire sa liberté d’expression, de contestation face à la destruction évidente des valeurs démocratiques auxquelles il est viscéralement attaché en lui martelant que ce qu’il dit, que ce qu’il pense est bas, honteux , efeniste ,voire fasciste, digne des heures les plus sombres de notre histoire, xénophobe, raciste et, comble de l’abjection, islamophobe et qui stigmatise une partie de la population.

Islamiser la France

Le troisième vecteur du processus de dictature totalitaire est précisément l’instrumentalisation de la religion musulmane par la porte laissée grande ouverte à l’activisme politique musulman.
Les religions ont toujours constitué un élément de contrôle du peuple au service du pouvoir politique.

La religion chrétienne a rendu dans ce sens de grands services. Mais son utilisation en Europe aujourd’hui laisse peu d’espoir d’efficacité tellement sa pratique y a diminué, notamment en France où la bourgeoisie républicaine a de plus été amenée à adopter la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat, formalisant la laïcité à la française.

La religion musulmane en revanche fait preuve de sa puissance d’outil anti démocratique, d’outil de dictature théocratique totalitaire.
On pense à l’Arabie Séoudite, à la République Islamique d’Iran, à l’Afghanistan des talibans pour les plus abouties.
Sa pratique est manifestement suivie par de nombreux fidèles endoctrinés dès leur plus jeune âge par l’environnement familial et sociétal et dans les écoles coraniques.

Elle sécrète un nombre fantastique de fanatiques qui ont commis et sont prêts à commettre les pires assassinats de masse en son nom, y compris en se faisant exploser.

Il est indéniable que l’activisme politique se réclamant de la religion musulmane mène son combat dans l’objectif affiché d’étendre son influence et la mise en application de son système de lois religieuses dans les pays où la religion musulmane n’est pas majoritair, n’est pas religion d’état.

Elle s’installe dans tous les pays européens grâce à l’afflux des populations immigrées.
Les résultats y sont spectaculaires. Notamment en France.
Des quartiers entiers de ville voient disparaître les commerces traditionnels et les populations autochtones, sous la pression des actes d’incivilité et de vandalisme à répétition et sont en voie de communautarisation par des populations majoritairement originaires de pays musulmans.

De grands ensembles de logements, appelés cités à la périphérie des villes, sont eux aussi communautarisés et soumis de fait à des règlementations de vie particulières imposées par la violence et l’intimidation. Policiers, pompiers, transports en commun y sont régulièrement agressés, les jeunes femmes bien souvent amenées à adopter des tenues vestimentaires conformes aux exigences de la communauté, les trafics notamment de drogue ouvertement pratiqués comme le sont la polygamie ou les mariages forcés.

On parle à leur sujet de territoires perdus de la République secoués sporadiquement par des émeutes marquées par une grande violence qui s’en prennent aux équipements publics, écoles, bibliothèques, gymnases, et privés, voitures, ateliers, magasins.

L’activisme politique musulman a obtenu par ailleurs des avancées significatives dans l’installation sur le territoire national de ses règles théocratique et communautaristes en lieu et place des lois de la République et notamment de la loi de 1905. Occupation illégale du domaine public pour le rite des prières, financement de centaines de mosquées par des fonds publics le plus souvent déguisés, baux emphytéotiques à loyer symbolique ou financement de centre culturels musulmans, banalisation du plat de substitution au porc dans les cantines scolaires créant par ailleurs un processus de différenciation et de communautarisation dès la maternelle, processus de banalisation de viande halal dans les établissements de restauration
alors que sa méthode d’abattage est pratiquée en dérogation à la loi pour motif de consommation religieuse, banalisation du voile musulman expression de l’inégalité homme-femme, apparition et multiplication du voile intégral, début de prise en compte par la justice, par des municipalités d’éléments de la loi musulmane ou de la tradition liée à cette religion, agressions contre les symboles de la République, hymne national, drapeau, enseignement, menaces pour interdire toute expression de critique à l’encontre de la religion, pouvant aller jusqu’à la condamnation à mort lancée contre Robert Redecker qui aboutissent à créer une situation d’autocensure, manifestations de centaines de milliers de musulmans scandant des slogans antisémites sous couvert d’anti-sionisme, situation rendue impossible dans nombre de collèges et lycées par la contestation violente de sujets d’enseignement considérés comme inacceptable d’un point de vue de l’islam, par l’utilisation de la violence à l’encontre d’enseignants qui veulent faire preuve d’exigence ou par l’utilisation de la violence gratuite à l’encontre des personnels et des autres élèves, situation rendue difficile dans nombre d’établissements de soin par les exigences religieuses de patients allant jusqu’à l’utilisation de la violence à l’encontre des personnels.

L’activisme politique musulman est encouragé et protégé par l’Etat et le gouvernement de droite avec le soutien forcené de l’ensemble des partis de gauche.

Il est extravagant que la seule organisation politique qui dénonce cet état de fait, défende la liberté d’expression et la laïcité soit le Front National, par ailleurs véritable repoussoir pour la grande majorité des citoyens.

C’est pourquoi il nous appartient, lucides sur le processus engagé de destruction de la démocratie, de la souveraineté de la Nation, de la liberté d’expression, de la laïcité, de créer les bases organisationnelles de la résistance à ce processus.

Jean Théron

Mots d’ordre et revendications – propositions

– restauration des contrôles aux frontières,

– règlements et directives européennes reçus comme propositions,

– suppression des régions, ou tout au moins de leur rapport direct avec l’UE,

– soutien aux entreprises installées sur le territoire national en concurrence avec des entreprises de pays à bas coût de salaire et sans législation sociale et ou de travail, ou insuffisante, ou avec des entreprises ayant délocalisé dans de tels pays,

– revendication du droit au travail opposable,

– arrêt de l’immigration extra européenne jusqu’au plein emploi,

– sanctions lourdes à l’encontre des entreprises employant des immigrés clandestins, amendes, fermeture administrative, peines d’emprisonnement,

– dénonciation des entraves à la liberté d’expression et de toute tentative de restauration du délit de blasphème

– reconquête des territoires perdus…( !)

– restauration de la « double peine » pour les condamnés ayant une double nationalité,

– restauration de l’autorité des enseignants, de l’école…

– combat sur le terrain juridique contre les violations de la loi de 1905,

– combat contre les prétentions religieuses à surmonter la laïcité…

Jean Théron

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