Une semaine d’actu en vrac : immigration, statistiques ethniques, Orelsan, cathos et imams !

Publié le 30 mars 2009 - par
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La victimisation domine notre époque. Elle est l’invitation à tout oublier en dehors de s’apitoyer, elle est l’interdiction à raisonner, car raisonner c’est déjà être un monstre car il n’y a pas de place ici pour le droit à penser, à se forger une idée, on n’a le droit qu’à l’émotion dont on sait combien elle est pourtant, dans le champ du politique si mauvaise conseillère.

Welcome, un film défendant l’immigration clandestine qui se trompe de combat !

On nous commande d’épouser la souffrance des victimes de tous ordres, minorités et immigrés en tête, on nous intime d’entrer en culpabilité en raison de quoi on monte les tribunaux de l’histoire pour mettre en accusation de racisme ou d’exclusion, d’inhumanité, tous ceux qui ne suivent pas. Derrière l’argument des sentiments et le prêt à porter de la bonne conscience pour petit-bourgeois et révolutionnaire orphelin de la gauche sur le retour, ce n’est rien de moins derrière les artifices qu’une idéologie, qui rejoint toutes celles qui portent atteinte à la liberté de pensée, au droit à l’intelligence, à comprendre.

Voilà sous quel signe s’invite dans l’actualité le film Welcome, réalisé par Philippe Lioret, qui ravive la polémique sur le traitement des immigrés clandestins. Ce film met en scène un calaisien, Vincent Lindon qui prend un jeune kurde sous son aile, voulant se faire le reflet de ce que dénoncent des associations favorables aux migrants relativement à ce qui se passe à Calais aujourd’hui pour ces bénévoles qui, au coté des réfugiés font face aux intimidations policières…

Extraordinaire tout de même, d’emblée, que cette façon de présenter les choses, implicitement comme s’il n’y avait pas de légitimité à ce qu’il y ait des lois qui encadrent le droit de venir en France ou de s’y installer. Lorsque la loi n’est pas respecté, ici ou ailleurs, il ne faut s’étonner de se retrouver à être soumis au risque de se mettre en délicatesse avec elle, c’est un choix qu’il ne faut pas faire semblant de ne pas assumer. Quant aux peines que pourraient encourir ceux qui assistent les clandestins, 30 000 euros d’amende et 5 ans de prison, jusqu’alors aucune personne n’a été condamnée à ce titre. Mais on pourrait penser que certains n’attendent que cela pour se poser une fois de plus en victime et de quelle façon, jouant toujours plus de l’affectivité pour limiter notre faculté à se poser des questions ! On peut se demander si ce n’est pas non plus ce que recherche Sarkozy si on considère la disproportion des peines prévues par la loi avec les faits, pour faire diversion ici pour mieux taper fort ailleurs, par exemple contre les travailleurs.

Il suffit d’écouter Jean-Claude Lenoir, président de l’association Salam, qui vient en aide aux migrants à Calais (Pas-de-Calais), pour s’en convaincre. Le film Welcome montre pour lui la réalité que vivent à la fois les migrants et les bénévoles calaisiens, même si le quotidien est souvent bien pire (…) On verra dans un siècle comment seront jugés les gazages, les matraquages quotidiens, par la société et les historiens » dit-il. Les mots ne sont pas choisis par hasard, bizarrement il y a comme de l’écho toujours au même thème et assimilations douteuses à travers lesquelles on fabrique des glissements extrêmement dangereux. Les choses se précisent encore si on écoute le réalisateur, interviewé dans le journal « Metro » :

« Ça se passe à Calais, mais ça pourrait se passer n’importe où en 1943 avec un type qui cache un juif chez lui et se fait dénoncer à la police par son voisin … » Allons-y, pourquoi effectivement faire preuve de mesure, plus le trait est grossi et plus ces bien-pensants de la cause humanitaire auto-justifient la figure de résistants des temps modernes sous laquelle ils se présentent. Mais contrairement à ces références douteuses, c’est sous le drapeau de la République qui protège les libertés dans le pays d’Europe qui compte aujourd’hui le plus d’immigrés que la question de leur nombre et de leur place est posée. Alors, il faut arrêter ce discours et ces manipulations qui tendent à nous faire croire que nous serions dans un pays d’apartheid ! Les immigrés ne sont pas interdits en France mais on ne peut tout accepter pour autant, ni tous.

Jean-Claude Lenoir nous dit que « Le problème va s’aggraver, tout le monde le sait, il faut se mettre autour d’une table, et certainement pas polémiquer, pour redonner à l’être humain sa juste place dans la mondialisation » Il est vrai qu’assimiler la lutte contre l’immigration clandestine à la persécutions des juifs sous le régime nazi promis à la solution finale, ce n’est évidemment pas du tout polémiquer ! C’est vrai, ça dépasse la polémique, c’est même une méthode ignoble, c’est une insulte à tous ceux qui sont partis par des wagons plombés dans les années les plus sombres de notre histoire vers une fin certaine. Au nom de la bonne ou de la grande cause on s’octroie ainsi de tout se permettre. C’est une méthode qui n’a rien à envier à d’autres propagandes qui ont servi en d’autres temps à justifier le pire.
Par cet argument on bride la liberté de porter la critique, de s’exprimer. Seule une compassion convenue est ici autorisée à défaut de quoi on prend le risque de se retrouver accusé de haute trahison, de collaboration !

Ils parlent de situations « indigne et absurde » des immigrés clandestins… Mais qu’y a-t-il de plus absurde sinon ces gens qui croient défendre l’idée de liberté et qui finalement la piétine, lorsqu’ils vantent les mérites de la fin des frontières dont se frottent les mains les tenants de la mondialisation. On sait combien ces denier sont friands de ce discours qui milite en faveur de l’effacement des nations dans le cadre desquelles les peuples ont leurs repères pour se défendre, pour mieux justifier finalement la mise en concurrence sur tous les plans entre les individus livrés au marché, où on utilise l’immigration, même si c’est malgré elle, pour casser les droits acquis et pour faire pression sur le niveau des salaires.

Ceux qui militent au soutien des clandestins et pour la régularisation des sans-papiers autant dire, pour la libre installation des immigrés en France, peuvent être considérés comme des gens dangereux qui, derrière des considérations humanitaires, oublient tout de la lutte des classes et favorisent un monde encore plus inégalitaires y compris pour les immigrés eux-mêmes.

Ils justifient à travers cette démarche aussi que l’on n’est plus la moindre maitrise du rôle que joue l’immigration dans notre société en fonction de sa place, de son importance. Des paramètres qui ne comptent pas pour rien en ce qui concerne le vivre ensemble dans notre société en rapports avec les conditions économiques et sociales dans lesquelles des populations venues d’ailleurs arrivent, mais aussi avec leur lot de différences de cultures, d’habitudes de comportements, qui peuvent se la télescoper.

Ce sont les mêmes qui défendent la régularisation sans condition des sans papiers et la fin des frontières, qui simultanément dénoncent les ghettos de populations immigrées qui sont la conséquence de l’accroissement d’une immigration en France qui pose des problèmes tout à fait sérieux en matière d’intégration qu’il faut raisonnablement prendre en compte.

Derrière leurs bons sentiments, nous avons affaire avec ces bien-pensants à de nouveaux censeurs, à une nouvelle idéologie liberticide contre la raison, la liberté de penser et d’expression.

Pour paraphraser Michel Rocard en étant plus concret, si la France ne peut accueillir toute la misère du monde, elle en prend déjà largement sa part, et aller au-delà de certaines limites serait un pur et simple suicide. Si nous voulons demain pouvoir continuer à servir de référence en matière de démocratie et de libertés, que nos valeurs républicaines puissent encore inspirer ailleurs et spécialement dans les pays d’origine de ceux qui veulent immigrer, un monde meilleur, il faut dire non à ceux qui nous invitent à ne pas se donner de règles lorsqu’il s’agit d’immigration. Car céder à ces louanges, c’est promettre notre pays au développement d’un communautarisme qui le voue à son éclatement, sa division, rejoignant ainsi un modèle anglo-saxon de juxtaposition de communautés concurrentes balayant toute possibilité de se penser ensemble, de faire peule pour résister aux projets de soumission du libéralisme à son ordre injuste !

Fodé Sylla recyclé chez Areva milite avec les patrons pour la diversité et les statistiques ethniques

Fodé Sylla y va de son couplet en faveur des statistiques ethniques dans le Parisien du 22 mars, en déclarant son soutien à Yazid Sabeg, le Monsieur diversité de Sarkozy. D’après lui, le jour où on en fera usage « on constatera que Farida, après sept ans de bons et loyaux services dans une entreprise, n’a jamais réussi à grimper dans la hiérarchie, que sa grille de salaire n’a pas évolué, il y aura peut-être une prise de conscience… »

Du côté de la méthode, voilà encore un sujet qui autorise toutes les exagérations et chose trappe de propagande. Pour se donner raison, il arrange la réalité en créant un personnage de fiction, « Farida », dont il met en scène la victimisation, censée révéler une réalité cachée par qui, sous-entendu évidemment par des blancs. Une mise en procès gratuite de plus à défaut d’argument qui veut nous faire la leçon.

Rappelons au passage que cet ex-président de SOS racisme, a été recyclé chez Areva, où il est en charge aujourd’hui de la diversité et membre du Conseil économique et social. Une de ces métamorphoses dont la politique a le secret. Un garçon qui n’a aucune idée de ce qu’est le monde du travail pour ne l’avoir jamais réellement connu, et dont il parle avec des préjugés qui entendent attribuer à la société française un caractère très archaïque en matière de traitement de l’immigration.

Nous sommes en France où il existe un droit du travail le plus avancé au monde grâce aux luttes de son peuple, menées en dehors de tout esprit de discrimination. Tout est bon aux yeux de certains pour mettre en accusation de racisme la France républicaine. Ce pays les services publics emploient cinq millions de salariés de toutes catégories qui sont recrutés sur concours de façon anonyme et où la place de ceux d’origine immigrée devenus français par le droit du sol est partout visible, qui sont traités sur un même pied d’égalité, qu’elles que soient leurs différences. Faut-il rappeler comment dans notre pays, les budgets de l’action sociale des départements répondent très majoritairement à des besoins de familles d’origine immigrée qui participent de les aider à trouver le chemin pour s’intégrer par ce soutien matériel essentiel. Une fois de plus, les bons sentiments qui se présentent à nous drapés dans une juste cause se permettent tout jusqu’à la pire mauvaise foi.

Ce que l’on nous propose ici c’est de glisser, subrepticement, au nom de ces bonnes intentions, du combat contre les inégalités sociales au mirage de la grande cause des inégalités ethniques ! Les patrons n’ont pas besoin d’avoir une Farida comme employée pour sous-payer ceux qu’ils emploient si ces derniers ne se défendent pas, ne se mobilisent pas de préférence à travers un syndicat, car ce ne sont pas les statistiques ethniques qui changeront quoi que ce soit à l’exploitation effrénée du libéralisme, que ce docteur es ethnicisme ne met à aucun moment en cause.

Monsieur Fodé Sylla roule pour les patrons qui courent après le « label diversité », un label pour les entreprises que porte au pinacle Mme Parisot, la présidente du MEDEF. Ce n’est pas un hasard, car les patrons rêvent d’une société clientélisée par le communautarisme qui leur livrerait les travailleurs français ou immigrés pieds et points liés, faisant passer au premier plan les désunions ethniques et oublier la lutte des classes.

Coup de chapeau à Mahyar Monshipour, 34 ans, boxeur : « N’encourageons pas le communautarisme ! »

Né à Thééran, Mahyar Monshipour a quitté l’Iran à l’âge de onze ans, alors en guerre contre l’Irak, pour se réfugier en France où il vit depuis et a acquis la nationalité française. Il a été champion du monde de boxe de 2003 à 2006. Comme hier pour le voile, les statistiques ethniques divisent, et comme naguère, il y a heureusement des esprits lumineux pour nous ramener à l’essentiel, souvent derrière la simplicité de la parole d’un homme du peuple. Celle-là vaut le coup d’être citée : « Les statistiques ethniques me font peur, je n’en vois pas l’utilité. Je n’aime pas quand on classe les gens par catégorie. Ça me fait penser à du bétail… (…) Le risque c’est d’encourager les communautarismes. D’un côté, c’est parfois bien de se sentir lié les uns aux autres selon ses origines, mais de l’autre, c’est dangereux de s’enfermer, de ne plus se mélanger. Moi, je crois à la République une et indivisible. Pas à des 30% par ci ou des 10% par là. »

Encore et toujours les statistiques ethniques pour nous empêcher de lutter ensemble.

Ces mots de Mahyar Monshipour représentent une belle réponse à ceux qui, au PS aujourd’hui veulent instituer un cadre à des enquêtes en matière de statistiques ethniques pouvant comporter des questions sur le « ressenti d’appartenance », autant dire qu’en les abordant ainsi par une entrée qui priorise le sentiment, ce serait conduire directement à ce que, une situation d’intégration à la française qui est seule à permettre en Europe et dans le monde un tel mélange des populations sous le signe de l’égalité, se retrouve mise en procès par une victimisation qui se nourrit de cette dynamique émotionnelle dangereuse et trompeuse.

Dans le monde du 25 mars, Laetitia Van Eeckhout, Service Europe-France, ne veut pas entendre parler des 55% de Français qui sont contre les statistiques ethniques, d’après une enquête publiée dans l’édition le Parisien-Aujourd’hui en France, qui juge non-efficace ce type de statistiques. Un refus d’une européiste avertie qui nous rappelle quelque chose, l’attitude de mépris de l’essentiel de la classe politique et des éditorialistes, lors du rejet par le même chiffre du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. Elle nous dit que, « En jetant l’anathème sur les statistiques dites ethniques, on empêche la réflexion sur l’ampleur des inégalités »

Et bien non, ce que l’on empêche c’est une instrumentalisation de l’immigration contre la France et son peuple, c’est de centrer la politique sur les victimages de tous poils, islam et CRAN en tête, en embuscade pour interdire le mot égalité afin de le remplacer par le mot minorités. C’est empêcher une logique répondant aux questions de société par le biais des différences d’origines, de couleurs, de religions, tuant tout débat sur les inégalités liées à l’opposition entre le peuple et ceux qui le spolient, c’est remplacer une lecture de classe de la société qui est habitée par une logique égalitaire par une lecture différentielle qui conduit à une mise en concurrence de droits des communautés qui laisse dormir les riches tranquilles pendant que l’on oppose les blanc aux autres…

C’est bien cette opposition que l’on avance à travers cette lecture incroyable que fait le journal Le Monde cette semaine de la représentation de la diversité ethnique dans la publicité qui progresse selon les chiffres, passant de 3 à 7 % entre 2005 et 2008. On explique que l’attribution de rôles socio-économiques valorisants aux « non-blancs » reste minoritaire.

Mais de quoi s’agit-il, les non-blancs comme ici on les oppose par cette formule aux blancs, ne sont-ils pas minoritaires, et doivent-t-ils être montrés de façon forcée à toutes les places… Bientôt sans faire partie d’une minorité on ne sera plus représenté à la télé si l’on suit cette logique absurde qui force toujours le trait au nom de valoriser ceux qui implicitement sont les seuls dévalorisés.

Il n’y a que l’égalité pour produire le sentiment d’être l’égal de l’autre, si on force les places, on prolonge les discriminations, fusent-elles dites positives, celui qui en est l’objet est toujours traité comme un inférieur auquel on fait un cadeau, bien méprisant. Cette méthode qui consiste à tout penser en minorité converge avec la logique des statistiques ethniques pour faire tout oublier de la nation, qu’elle est terre commune et intérêt général, qu’elle est la souveraineté du peuple sous la responsabilité de tous qu’ici par ces approches divisée on détruit tout simplement et avec cela, toute capacité à agir, à lutter ensemble.

La lapidation pour infidélité chantée par un rappeur français ou la célébrité par la barbarie

La chanson « Sale P… !» du rappeur normand Orelsan, présenté comme le Eminen normand, vient de déclencher un tôlé, qu’on attribue aux féministes mais qui en réalité relève d’un appel à la haine qui ne peut laisser indifférent tous les gens psychologiquement biens portants. Le sujet de la chanson est assez prosaïque, il s’agit d’un garçon trompé qui crie sa colère et s’autorise aux pires violences pour se venger, extrait : «On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée (…) Tu n’es juste qu’une truie, tu mérites ta place à l’abattoir (…). » Etc. Une démarche qui revient à une lapidation qui rencontre un écho certain dans notre société dans une partie de la jeunesse qui malheureusement apprécie.

On fait son beurre comme on peut à une époque qui fait de la notoriété la première valeur de notre société et pousse selon cette logique aux pires provocations qui permettent ainsi à d’énormes imbéciles de percer, les médias accompagnant le mouvement lorsqu’ils ne le précèdent pas.
Le chanteur est prévu au Printemps de Bourges. Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises a demandé très justement sa déprogrammation. Réagissant à cette demande, les organisateurs du Printemps de Bourges disent « trouver le morceau en question « inacceptable ». Mais Orelsan ne sera pas déprogrammé. Car il ne chantera pas Sale P… » Le tour est joué, le rappeur a parfaitement atteint son but, puisque qu’il a pris du coup une dimension qui le met au devant de la scène d’une façon fort bien calculée. Il est passé de statut d’Eminen normand à celui d’Eminen français !

Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises réclame aussi « que Wagram, le producteur de ce rappeur, fasse en sorte que plus jamais cette chanson ne puisse être interprétée, ni en concert, ni dans tout évènement ». Il est aussi demandé à Orelsan de présenter des excuses publiques au plus vite. Il devrait surtout être poursuivi en justice pour appel à la haine et trouble à l’ordre public afin de faire barrage à ce genre de tendance qui confine à la barbarie, en indiquant ainsi les limites que se donne toute société civilisée où la liberté ne veut pas dire de faire n’importe quoi mais s’inscrit dans l’ordre d’une responsabilité collective.

Il n’est pas question à cet endroit de mis en cause de la liberté d’expression, mais de savoir si on peut tolérer comme ordinaire des appels au meurtre aussi explicites contre des membres du genre humain, ici, les femmes, avec en arrière plan l’obligation pour elles de se soumettre à un ordre qui serait proche de l’esclavage si ce rappeur appliquait ses règles à la société.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste, y voit elle une « incitation à la violence », émaillée de « termes discriminatoires ».
Mais toutes ces réclamations devraient surtout pointer bien plus du doigt où s’enracine cette chanson qui a un public et n’est jamais que le reflet d’une idéologie d’une partie de la jeunesse de nos cités engluée dans l’ignorance et le machisme ordinaire qui vient bien de quelque part.. Ne viendrait-il pas, tout particulièrement, des regains dans les quartiers de trop de banlieues d’un islam qui voit les femmes comme inférieures et seulement respectables lorsqu’elles portent le voile (Coran : Sourate IV verset 38) ? Ce n’est pas une question de lutte contre les discriminations d’un homme vis-à-vis des femmes, mais pour l’égalité contre des traditions retardataires qui font aujourd’hui des petits de façon insidieuse et extrêmement dangereuse.

C’est ce débat qu’il faudrait un jour pouvoir avoir, en grand dans notre société, en dehors de quoi on n’agira que sur les effets d’un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Le préalable est de quitter un discours enraciné dans une victimisation qui tend à mettre tous les hommes dans le même sac, au lieu de s’unir par la raison et les lumières que nous devons porter ensemble, par-delà les sexes.

L’évêque d’Orléans a testé pour nous un préservatif : résultat, le bonnet d’âne de la semaine !

Après les propos du Pape sur le sida, selon un journal people : « la fiabilité du préservatif testé par un évêque ! Résultat, le préservatif est poreux ! Mais en réalité, tout était faux ! Plus sérieusement, l’Eglise s’est encore illustrée, cette semaine, avec les propos de l’évêque d’Orléans, expliquant que le virus du sida étant infiniment plus petit que le spermatozoïde, il passe à travers le préservatif, il fallait y penser !
Que tous ces curés et autres évêques ou Pape désertent nos chambres à coucher et nos lits pour s’occuper de ce qu’ils connaissent, l’abstinence, et nous laisse nous occuper du reste, de ces réalités terrestres qu’ils ont depuis longtemps oublié derrières leur célibat célébré envers dieu, qui sur ce sujet comme sur d’autres nous les présente bien coupés du monde.

Si depuis quelques semaines, nous assistons à un véritable festival de ridicule, coté catho, il ne faudrait pas oublier au passage que côté imams, les choses ne sont pas mieux ! Elles sont mêmes pires si on s’y intéresse un peu. Un exemple, la burqa continue de se multiplier dans le silence de nos politiques, avec tout ce qu’elle trimbale de retour au moyen-âge !

Guylain Chevrier

Historien.

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