Une semaine d’actu en vrac : de l’Europe impériale à la censure de Zemmour et Naulleau

Publié le 26 mai 2009 - par - 2 036 vues
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Enfin, c’est la fin ! De cette campagne européenne en dessous de tout !
A deux semaines du scrutin, la campagne officielle des élections européennes débute ce lundi après la publication officielle des listes. Le ministère de l’Intérieur a recensé 161 listes dans toute la France, l’Ile-de-France détenant le record avec 28 listes déposées. Ça nous fait une belle jambe ! Car le nombre de listes ne changera rien au fait que cette campagne est désespérément incolore, avec d’un côté les chantres de l’Europe libérale et de l’autre des opposants sans aucun projet cohérent à la hauteur des enjeux.

Seule les partis au nombre d’une demi-douzaine devraient être présents dans les huit circonscriptions électorales pour ce scrutin destiné à élire les 72 représentants de la France au Parlement européen, qui de toute façon n’auront aucun pouvoir de faire changer les choses. Notre représentation française pourrait être homogène et défendre le « Non » à l’Europe libérale, elle serait mise en minorité et la voix de la France resterait lettre morte, car ce à quoi nous avons affaire, c’est à un régime impérial, pas une démocratie.

Ce qui n’empêche pas un représentant de l’association « Terra-Nova », la « boîte à idées » du PS, de prétendre que la solution est d’aller vers une Europe encore plus fédérale, parce que ce serait encore plus démocratique et serait trouver une solution par le haut… Oui, c’est vrai, c’est sûr que c’est tout en haut que les choses se règlent au niveau de l’Europe de plus en plus haut, en shuntant la nation et la volonté des peuples. C’est tout le sens de cette Europe fédérale, cette institution supranationale, que de pouvoir ainsi en dehors de tout contrôle démocratique, casser les acquis sociaux français à coups de directives et de règlements, en nivelant vers le bas au nom de l’égalité entre les peuples dans l’espace européen. Plus libérale que ça tu meurs !

Les responsables de l’UMP et du PS dans ce contexte, n’ont pas de mots assez forts pour s’étonner du désintérêt des Français pour cette élection, les médias suivant cette litanie. C’est sans doute selon ces braves gens comme lors du résultat du « Non » majoritaire de mai 2005 rejetant le Traité Constitutionnel Européen, le fait que les Français n’y comprennent décidément rien, ces incultes !

Du côté des verts, il y a de quoi rire, voilà que José Bové, Monsieur anti-Europe de Bruxelles, se retrouve au côté de Cohn-Bendit, ce fédéraliste proeuropéen, sur la liste Europe Ecologie. Décidément, peu importe les valeurs pourvu qu’on ait l’ivresse du …pouvoir. Il faut dire que chez les verts le principal c’est d’être antinucléaire, anti-OGM, anti-antennes relais, anti-consommation, enfin d’avoir adopté le slogan « régresser pour durer », alors l’Europe de ce côté ça leurs va bien. Un mélange des genres qui n’aidera pas à faire la clarté dans les enjeux et dégoûte un peu plus les Français d’aller aux urnes.

Le Parti humaniste lui aussi cherche à amuser en ces temps d’ennui politique, qui fait campagne sous le slogan « la force de la non-violence », une pâle resucée de « La force tranquille » qui elle avait fait un malheur pour une victoire qui fut une des plus belles trahisons de l’histoire. Il y a, il est vrai, moins drôle, la liste Dieudonné, antisémite heu… pardon ! « antisioniste »… Seule bonne nouvelle de cette info, il présente une unique liste en Ile de France. Dieudonné n’aura aucun accès à la campagne officielle, pour en bénéficier, un mouvement doit déposer une liste dans au moins cinq circonscriptions électorales. Bien fait !
A quinze jours du vote, le 7 juin en France métropolitaine, les sondages anticipent une abstention forte et placent l’UMP en tête des intentions de vote, avec une avance sur le Parti socialiste oscillant entre trois et six points au niveau national. Le Modem suivant ces deux omnipotents du spectre politique français. Un truc dans l’ordre des choses de la déchéance actuelle.

Selon une enquête Ipsos pour SFR, Le Point et 20 minutes, l’addition du vote PS, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Front de gauche, réunissant le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, et Lutte ouvrière donne un total de 46%, en progression d’un point par rapport aux européennes de 2004. Un total qui n’a aucune signification, car ce serait comme additionner des navets et des patates. « L’ensemble de la gauche va pulvériser l’UMP », a cru bon d’ajouter Jean-Christophe Cambadélis, responsable de la campagne du PS. Il exprime là, sans doute, les espoirs de récupération que sous-tendent les chiffres, et rien d’autre! Encore et toujours plus de moralité en politique et il s’en trouvera pour s’étonner encore du niveau d’abstention qui continue de se creuser, plus trois points, qui est pour François Fillon « le premier défi à relever ». Sans doute, mais le vrai défi est ailleurs, dans une toute autre idée de la politique, qui n’élude pas la place du peuple !.

Zemmour et Naulleau virés de France 2 ? La pensée unique ne supporte pas la libre pensée

C’est Basile de Koch qui a exposé l’affaire qui agite depuis quelques jours, le Tout-Paris médiatique. Le couple Naulleau-Zemmour qui contribue au succès d’audience de l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché », est menacé de disparition sur France 2. Le pronostic vital des deux journalistes et animateurs télévisuels est engagé.
Mais que s’est-il passé ? Il y a ce que d’aucuns désignent comme une réaction des victimes potentielles du couple satyrico-critique, qui auraient déclaré forfait : Sophie Davant, Dominique de Villepin, Ségolène Royal, Olivia Ruiz et bien d’autres ont décliné l’offre qui leur était faite de venir subir le « martyre » du samedi soir. Le combat n’est pourtant pas nécessairement inégal. Bon, certains se sont mal défendus et ont même donné des signes de victimage, d’autres ont été livrés en pâture comme Erika Moulet, d’autres se sont bien défendus pourtant à partir d’une position difficile, comme Darmon-Derai par exemple, les auteurs de « Belle-amie ».

Il y a autre chose de plus gênant, des personnalités au gros coefficient de notoriété médiatique qui font partie de ces « victimes potentielles » déclareraient même vouloir consacrer leur prochaine opération de promotion à d’autres chaînes… Du coup, dans les hautes sphères de France 2, on s’interrogerait sur ce possible déboulonnage qui n’irait pas dans le sens de plus de liberté d’expression. Des personnalités politiques de premier plan font implicitement campagne contre le duo. « Leur dérobade est symptômatique de la baisse de niveau des responsables publics de ce pays » souligne Bruno Roger-Petit sur le site « Le Post ».

Exemple : Ségolène Royal qui, comme certains journaux s’en sont fait l’écho, a prétendu accepter l’invitation à la condition que le fameux couple soit interdit d’antenne lors de son passage. C’est ce qu’on appelle du courage politique.

Bref, dans ce contexte, si Naulleau-Zemmour devaient être virés de l’émission, ce serait un vrai mauvais coup pour la démocratie ! Mais finalement, rien de bien surprenant dans la logique d’une histoire qui s’écrit un peu plus chaque jour à travers un système politico-médiatique asservi, à quelques rares exceptions près dont notre duo, à la mondialisation et à sa pensée unique. Il suffit de regarder du côté de cette Europe que l’on nous fait aussi ennuyeuse qu’en dehors des citoyens pour s’en convaincre.

La critique, la satyre, porte parfois à l’excès, pour mieux donner à voir ce que l’on cache à la vue du citoyen, du péquin moyen, qui ne rechigne pas à s’en amuser, sorte d’ironie joyeuse du sort. C’est une rançon de la liberté d’expression qui vaut mille fois mieux que de faire taire l’intelligence de la contradiction à moins de vouloir arrêter l’histoire !

Les félés du changement climatique se donnent les moyens de leur toute-puissance par la peur en prétextant les risques pour le tourisme…

Stations de sports d’hiver en péril, pénuries d’eau et disparition de plages figurent parmi les effets prévisibles du changement climatique sur le tourisme en France, selon une étude publiée par l’Insee. Eh oui ! Incroyable, mieux que Nostradamus, l’étude, menée par la direction du Tourisme au ministère de l’Economie, présente les principaux enjeux et effets du changement climatique sur l’activité touristique dans l’hypothèse, voyez-vous, d’un réchauffement de 3 à 4°C à l’horizon 2100. Il faut savoir que le réchauffement pour le siècle denier a été de …0,5 degré !

On croit rêver, mais pas du tout. On va même jusqu’à faire des études d’impact avec des projets alternatifs qu’on envisage comme si on y était déjà en forme de scénario catastrophe, histoire de nous divertir des problèmes authentiques bien actuels qui fragilisent tous azimuts mille et uns salariés, y compris dans le secteur du tourisme.

Voilà une fiction qui entend nous faire tourner l’imagination au cauchemar, suivez plutôt : En montagne, ces nouvelles conditions entraîneraient une diminution du manteau neigeux et rendraient nécessaire une diversification du tourisme. Pour les stations de ski situées à 1.200 mètres d’altitude, « les conditions de pratique des sports d’hiver ne seraient plus réunies », lit-on dans le document. Les stations situées entre 1.500 et 1.800 mètres « auraient de considérables difficultés à trouver un équilibre économique. » A titre d’exemple, on précise que le nombre de stations de ski avec enneigement assuré baisserait de moitié en Haute-Savoie (18 contre 35 actuellement) en cas de réchauffement de deux degrés et il tomberait à sept si la hausse atteignait quatre degrés.

Le changement climatique entraînera aussi des pénuries d’eau et de probables conflits d’usages, d’autant que la pression du tourisme est la plus forte l’été, au moment où les ressources en eau sont les plus rares et demandées par l’irrigation. » Les plans d’eau subiront en outre les effets d’une mobilisation croissante à des fins de consommation, sans parler de la diminution des débits et des niveaux qui favorisera diverses formes de pollution défavorables au tourisme. « Un lac avec un marnage excessif en été n’est pas attractif, la pêche en eau douce a été interdite lors de la canicule de 2003 et les prévisions conduisent à l’aggravation de ce type de phénomène, » souligne encore l’étude.

Sur le littoral, la remontée du niveau de la mer amplifiera l’érosion des côtes qui touche déjà 20% des communes touristiques françaises. »Quel développement touristique peut espérer une station balnéaire qui perd sa plage ? » explique-t-on sans rire ! « Quelle pression touristique maximale pourrait alors subir une station balnéaire qui conserve sa plage, » demandent les auteurs, pour ne rien oublier des conséquences suivant cette véritable théorie des dominos.

Le document, dont la publication coïncide avec l’épidémie de grippe A (H1N1) partie du Mexique, évoque aussi une recrudescence des risques sanitaires alors que le nombre de voyageurs long courrier ne cesse d’augmenter. « Le changement climatique lié à ce paramètre pourrait faciliter le transport, l’adaptation et la mutation de virus plus facilement, » lit-on. On atteint les limites du délire ici pense-t-on, pas du tout ! Ces faux-prophètes rajoutent qu »il faut donc s’attendre avec le changement climatique à une recrudescence de l’asthme et des bronchiolites, sans compter avec le risque d’intoxication alimentaire corrélé aux températures…

Une démarche qui s’inscrit dans cette logique de la peur qui est faite pour convaincre le citoyen de changer son comportement, car évidemment l’essentiel de ce problème qu’on grossit jusqu’au ridicule, viendrait de lui… A moins qu’il ne s’agisse que de mieux le soumettre à un ordre libéral qui a là, sa bonne conscience et le passeport pour sa gouvernance mondiale façon actionnaires et rentiers en tout genre, et on nous laissera les miettes d’un tourisme en crise… Mais pour qui au fait ? Car qui aura demain les moyens de se payer des vacances qu’il fasse un été chaud ou pluvieux ?

Le tourisme mondial a augmenté d’environ 25% depuis dix ans pour représenter près de 10% de l’activité économique mondiale. La France est la première destination mondiale par le nombre de touristes (82 millions en 2007, selon l’Insee) mais la troisième pour les recettes, après les Etats-Unis et l’Espagne. Le secteur, qui emploie plus de 900.000 personnes, a un poids de 6,2% dans le produit intérieur brut français et est le premier contributeur dans les échanges extérieurs avec un excédent de 12,8 milliards d’euros, selon des chiffres de 2007…
Demandez à notre cher Président ce qu’il en pense, il vous répondra sécurité environnementale… Merci pour cela au passage à tous les idiots utiles du libéralisme qui tiennent les rubriques « environnement » des grands médias et à l’INSEE où se fabrique cette idéologie dominante et où sévissent de façon générale des écologistes qui ont une dangerosité sensiblement égale à la politique que peu ou prou, à travers leur besoin de toute-puissance par la peur, ils servent.

Les automobilistes qui se tuent sur la route pris en otage par le thème de la violence routière pour mieux continuer de ponctionner les autres : immoral !

On nous annonce que les victimes de la route ont été plus nombreuses en avril. On sait que les chiffres dans ce domaine varient et précisément les mois précédents on était en la matière sur une courbe descendante. Rappelons tout de même qu’on distribue 6 millions d’amendes pour excès de vitesse par an en France avec un patrimoine de 2500 radars.

On a choisi dans ce domaine le tout répressif et l’infantilisation des automobilistes accusés régulièrement d’être de dangereux irresponsables, à l’appui d’un discours écolo-intégriste qui prétend que le sort de la planète est suspendu à un changement des comportements incluant la fin de l’usage de l’automobile, pour justifier d’aller toujours plus loin dans une répression qui rapporte de façon juteuse au trésor public. L’éducation des automobilistes connait pas !

Au JT de 20 heures, on s’empresse d’aller interroger l’association des victimes de la violence routière, qui est systématiquement consultés sur le sujet, pour valider au mieux la politique de Sarkozy du tout sécuritaire en matière de protection de la route, avec la mobilisation d’une police qui doit remplir des quotas de contravention qui pourrait sans doute être mieux employée en ces temps d’explosion de la petite délinquance et de la perte de toute autorité.

Cette association qui, comme toutes les associations de victimes n’est pas guidée par la sérénité, plonge dans une véritable psychose et demande à ce que le gouvernement prenne des mesures fortes pour réagir à la situation, sur le ton d’une riposte à une situation de conflagration générale. On sait à qui on s’adresse ici côté pouvoirs publics, lorsqu’il est question de plaider pour encore plus de radars.
Tout est bon pour continuer de culpabiliser le citoyen et s’en servir de vache à lait, en s’appuyant sur un intégrisme associatif qui en dehors de servir les intérêts d’un gouvernement qui ne voit dans ce discours qu’un alibi pour financer sa politique inique à coup d’amendes, n’est représentatif de rien d’autre qu’une minorité agissante, d’aucune représentativité réelle en dehors de la sacralisation de leur parole que leur donne l’argument de parler au nom de victimes…

Nicolas About et Bernard Reynès, respectivement sénateur de l’Union centriste et député UMP, ont déposé une proposition de loi visant à être moins répressif pour les petits excès de vitesse et tenté par là-même de faire entendre le point de vue des automobilistes. Il faut savoir que l’essentiel des excès de vitesse sont inférieurs à 10 kilomètres/heure.
Le sénateur de l’Union centriste et le député de l’UMP ont déposé chacun dans leur chambre parlementaire et à quelques jours d’intervalle une proposition de loi visant à être moins répressifs envers les conducteurs qui ont commis des « petits » excès de vitesse. Les deux élus préconisent en effet de ne plus retirer de point sur le permis de conduire lorsque le dépassement n’excède pas 5 kilomètres par heure. On peut dire qu’il l’on joué modeste. « Il faut arrêter de harceler les automobilistes. Pour qu’une loi soit correctement appliquée, il faut qu’elle soit comprise. Aujourd’hui ce n’est pas le cas », dénonce Bernard Reynès, jugeant le système beaucoup trop rigide, pour le moins.

Les deux parlementaires se défendent pourtant de vouloir inciter aux excès de vitesse puisque l’amende forfaitaire de troisième classe qui accompagne le retrait de point serait, elle, conservée.

Un sondage paru dans le magazine Auto Plus montre que 71 % des Français souhaitent qu’aucun point ne leur soit retiré pour les petits excès de vitesse. Les sondés sont également 58,7 % à penser que les sanctions pour les faibles dépassements de vitesse doivent tenir compte de la situation personnelle des conducteurs, par exemple lorsque le retrait du permis entraîne une perte d’emploi.

Les automobilistes sont sous ponction permanente et saturent de contraventions, souvent victimes des quotas imposés aux forces de police qui sont appelées à faire ainsi un zelle qui n’a rien à voir avec la sécurité routière. En même temps qu’on n’a aucune tolérance pour le moindre dépassement on demande à l’automobiliste d’avoir l’œil rivé au compteur de vitesse, la moindre inattention étant sanctionnée. D’autant plus qu’on ne cesse, au moindre accident sur telle portion de route de profiter de la circonstance pour en réduire la vitesse de façon anarchique où le conducteur ne peut s’y retrouver, rendant même la conduite réellement inadaptée.

On fait en sorte d’être sûr de piéger un maximum de conducteurs pour alimenter les caisses. A ce compte-là, pourquoi ne pas créer un système de contrôle sur les voitures qui garantisse la limitation de vitesse en mettant les moyens pour protéger les automobilistes plutôt que de les harceler à coup de radars qui coûtent une fortune à la collectivité et les laissent à la merci de l’amende pour le moindre excès de vitesse ! Et puis, selon cette logique de résultat, si on veut arriver à zéro morts et blessés, il faudra faire disparaitre voitures, routes et permis de conduire…

Le ministère de l’Intérieur est de son côté totalement opposé aux idées des parlementaires. « Si ces propositions de loi sont appliquées, les conducteurs seront incités à ne plus respecter les limitations de vitesse », réagit Gérard Gachet, porte-parole de la Place Beauvau, rappelant que l’Etat s’est fixé comme objectif de passer cette année sous la barre des 4.000 morts sur les routes. Le Sénat a déjà répondu non ! Il faut dire qu’avec un tel argument massue, on stoppe net le débat.

Pourtant, ce n’est pas si évident, car le nombre de tuer sur la route s’il a autant baissé tient à un ensemble de facteurs, sachant que les principales causes de mortalité sur la route sont liées à l’alcool au volant et à la fatigue, ou encore à l’inattention et au manque de formation au niveau des conducteurs. La mise en œuvre depuis des années du contrôle technique qui a réduit de façon significative le nombre de véhicules dangereux en circulation ou le renforcement du niveau des exigences du permis de conduire, ainsi que les dispositions relatives aux jeunes conducteurs, ne sont pas pour rien, sur le moyen-long terme, dans la diminution sensible et relativement continue du nom de tués sur la route. Et puis, la présence des hommes en uniforme est aussi largement dissuasive.

L’automobiliste est pris d’un sentiment de révolte dans cette situation qui a le fâcheux effet, comme dégât collatéral, de créer un rapport litigieux avec les forces de l’ordre qui n’ont pas besoin de cela. Et ce, d’autant qu’entre le citoyen et les représentants de la sécurité publique, il y a un contrat républicain autour de la sûreté qui est une des conditions cardinales de l’exercice de la démocratie. Il en va ici de la cohésion nationale et de la capacité donnée au citoyen de se reconnaître dans ses représentants, ceux de l’Etat, jusque dans la police, ce qui n’est pas dans l’ordre du détail.

Elections au Koweït : L’illusion démocratique par le droit de vote des femmes !

Quatre femmes vont faire leur entrée au parlement koweïtien, selon les résultats officiels de l’élection législative, une première dans l’histoire de cet émirat. Seize femmes se présentaient aux suffrages samedi 17 mai, parmi 210 candidats pour désigner les 50 représentants siégeant à l’assemblée. Les femmes koweïtiennes avaient été autorisées à voter et à se présenter à un mandat électif pour la première fois en 2005. Mais lors des scrutins de 2006 et de 2008, aucune n’avait été élue dans ce pays conservateur où la politique reste une affaire réservée aux hommes. Il faut dire que le système juridique est toujours sous l’influence de la loi islamique (charia).

Le seul pays du golfe où il existe « un semblant de démocratie » selon la présentation que font les médias de ce scrutin, où les femmes ont le droit de vote et ce depuis seulement 4 ans. Oui, alors vraiment qu’un semblant, si on s’intéresse un peu à la réalité de cette démocratie!
Plus de 380.000 Koweïtiens, dont plus d’une moitié de femmes, étaient appelés aux urnes, mais le taux de participation a été faible, les électeurs estimant que ce scrutin ne pourrait pas résoudre le conflit persistant entre le parlement et le gouvernement. Ah oui! Il faut savoir que le parlement dans ce pays décore très bien et rien d ‘autre, car il n’a aucun pouvoir réel.

Le gouvernement est choisi par une monarchie pétrolière et il est interdit de le critiquer. Et puis quoi encore ? Ah oui ! Les partis sont interdits. Décidément, il n’existe vraiment qu’un tout petit semblant de démocratie dans ce pays, qui est censé être un exemple à suivre pour les autres pays du Golfe.

Un parlement qui a en son sein, les partisans d’un État islamique intégral, entre autres sans droits pour les femmes, représentés par le Mouvement islamique constitutionnel (Frères musulmans) et le Rassemblement islamique populaire, auxquels fait face un groupe hétéroclite, rassemblant le « Forum démocratique », la Coalition islamique nationale, représentant les chiites, ainsi que les représentants du monde des affaires et du commerce.

C’est quoi déjà le gag qui fait rire dans cette histoire d’élection ? : Afin de trouver une solution à cette crise institutionnelle structurelle, l’assemblée avait été dissoute il y a deux mois par le cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah qui dirige le pays. Drôle non, voilà le parlement renouvelé, et rien n’a changé au pays des minarets… Et ça s’appelle : dé-mo-cra-tie !

Irlande : L’archevêque de Dublin souhaite une meilleure indemnisation pour les victimes de sévices

Dans la foulée du rapport rendu public mercredi 20 mai et mettant au jour de nombreux viols et mauvais traitements dans les établissements scolaires catholiques de l’Irlande orphelinats et écoles techniques entre les années 1930 et 1970, l’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, a demandé lundi 25 mai aux congrégations religieuses présentes sur l’île de faire un geste supplémentaire en faveur des victimes.

Les dix-huit ordres et congrégations mis en cause dans le rapport avaient déjà conclu en 2002 un accord avec le gouvernement de Dublin et accepté de verser 127 millions d’euros aux milliers de victimes concernées. Aujourd’hui, le montant total des indemnités est évalué à un milliard d’euros, sur fond de demandes répétées de renégociation de l’accord. Chaque jour contient sa peine dans ce pays où on découvre de nouveaux cas et ainsi toute l’étendue du désastre.

Il faut dire que le pouvoir absolu de la religion sans aucun droit de regard, qui prévaut dans ce pays et l’aphasie qu’il provoque, avec le sacré pour alibi, a tout permis depuis toujours. L’abstinence n’est pas sans faille, car le péché originel au nom duquel on en est venu au renoncement chez les prêtres à l’autre sexe, montre là ses limites comme une légende porteuse de cette illusion que l’homme trouverait dans la croyance en un dieu la force de se retenir : un truc inhumain !

L’archevêque a notamment invité les ordres religieux à mieux indemniser les victimes et leurs familles afin de réparer leurs fautes, selon cette bonne vieille morale chrétienne qui continuera de sévir en imposant toujours les mêmes restrictions qui encouragent presque les abus sexuels puisqu’il y a d’un côté position dominante et besoin refoulés et de l’autre une victime désignée dans ce contexte par son état de faiblesse, alors que se multiplient les situations d’esseulement entre l’homme d’Eglise et ses brebis, sans aucun garde-fou. Loin d’excuser par cette analyse psychologique les prêtres ici, car ils ont commis des crimes, il s’agit de situer la responsabilité de la religion elle-même dans cette dérive qu’aucune Eglise n’a pu éviter.

L’archevêque a également prévenu que d’autres révélations choquantes étaient à attendre à l’occasion de la publication, plus tard dans l’année, d’un autre rapport sur les abus sexuels perpétrés au sein de son diocèse par des ecclésiastiques. .

La France plongée dans la récession ! La sortie du tunnel, c’est pas pour demain

Le produit intérieur brut a reculé de 1,2% au premier trimestre, après -1,5 % au trimestre précédent. L’Élysée table désormais sur un repli de 3% pour l’année 2009. En début de semaine, le gouvernement avait préparé les esprits : la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, prévenait que le premier trimestre serait «mauvais», tandis que le premier ministre François Fillon assurait dans un entretien au Figaro que «2009 sera très difficile pour toutes les grandes économies».

L’Insee a confirmé officiellement l’entrée de la France en récession, en nous en informant à petits pas, pour ne pas effrayer tout le monde, et ne pas trop malmener un discours dominant qui nous a promis tout d’abord que nous ne serions pas touché, puis peu, puis plus, et maintenant, voilà que nous commençons une plongée vers les abysses, libéralisme oblige, mais comme le dit l’expression lorsqu’on est en chute libre avant de toucher le fond : « jusqu’ici tout va bien »…

Raymond Barre lorsqu’il était Premier ministre de Giscard nous parlait déjà du « bout du tunnel » qu’il voyait à l’horizon, mais depuis, le chômage n’a jamais retrouvé son niveau d’avant ce que l’on a appelé le « choc pétrolier », qui n’a pas empêché les sociétés pétrolières de s’en mettre plein les poches et au-delà ainsi que leurs actionnaires-rentiers, qui exigent toujours plus, ce qui est en réalité le nœud du problème depuis. L’économie n’a cessé de se financiariser, le chômage représentant en fait une armée de réserve pesant sur l’emploi et fournissant un argument rêver pour faire pression sur les salaires, ainsi qu’en faveur de la remise en cause des droits des salariés.

Contrairement aux effets d’annonce, on continue de licencier en masse, l’industrie française tombant au plus bas avec des secteurs pour lesquels il y a quelque chose d ‘irrémédiable, avec des pertes d’influence pour la France et des atouts passés à la trappe. Il est clair qu’aucune des promesses faites par les grands du système sur le thème de la moralisation de l’économie capitaliste ultralibérale n’ont été tenues, pas une n’a commencé à entrer dans la vie.

Rien pour le pouvoir d’achat et rien pour résister aux délocalisation qui se multiplient de la part de groupes industriels et financiers qui font des bénéfices considérables même lorsqu’ils sont en baisse et profitent de la conjoncture pour se donner les arguments d’aller exploiter encore un peu plus ailleurs en cassant ici. Tant que les règles voudront qu’on fasse plus d’argent à court terme dans la spéculation qu’en investissant dans les hommes et les entreprises, tant qu’on n’utilisera pas le principe de « l’autorisation administrative de licenciement », interdisant tout licenciement en France sans une enquête préalable et un accord d’une commission sous la responsabilité de l’Etat faisant prévaloir d’abord l’intérêt général sur les égoïsmes, rien n’y fera. L’Europe dont on nous dit que les prochaines élections devraient monopoliser notre attention, n’est non seulement pas une protection contre ce qui se passe, mais au contraire, à une part de responsabilité accablante dans la situation de récession actuelle.

En attendant, on nous répète que, lorsque la crise sera passée, on n’en fera pas payer le déficit de l’Etat conséquent au contribuable… En réalité, non seulement on nous demandera de payer, mais en plus, cet argument comme pour les entreprises qui délocalisent continuera de servir de justification à la casse des services publics. Sans révolution, t’as plus rien !

Guylain Chevrier

Historien.

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