Viande hallal et cantines scolaires

Publié le 7 décembre 2009 - par - 666 vues
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A l’attention de Djamila GERARD,

Ayant eu, au cours de ma carrière, à gérer une très grosse cantine scolaire, j’ai été amenée à visiter un abattoir un jour d’abattage rituel et je puis vous dire que je n’oublierai jamais l’horreur de cette journée.

Les animaux sont en file dans un couloir qui mène à la salle d’abattage. Les meuglements d’horreur s’entendent jusqu’aux parcs voisins où les bêtes meuglent de désespoir.

Passé ce couloir, les deux pattes avant des animaux glissent dans une sorte d’entonnoir ; ils sont ainsi immobilisés et c’est là qu’un religieux musulman leur tourne la tête ves la Mecque et, tout en disant une prière, saigne lentement, à l’aide d’un grand couteau, les animaux qui hurlent de douleur.

Je n’oublierai jamais ce que j’ai vu et entendu ; et j’ai du mal à croire que c’est un Dieu, quelqu’il soit, qui ait pu demander autant de cruauté.

Alors qu’on vous traite de raciste si vous sous-entendez qu’un « bronzé » est musulman, il est dans la norme à la cantine, pour distribuer les repas, de demander aux élèves s’ils sont musulmans ou juifs pour leur distribuer un repas qui correspond à leur religion. Par contre, je n’ai jamais eu de problème pour servir de la viande le vendredi à des jeunes qui étaient peut-être catholiques, à leur servir des repas copieux pendant le carême etc.

Nous avons, sous prétexte d’ouverture, accepté trop de « petits accomodements » qui nous conduisent aujourd’hui à ces revendications qui, au départ, étaient des petites choses. Aujourd’hui nous en sommes arrivés à une votation en Suisse afin de refuser l’implantation de minarets qui auraient été acceptés s’il n’y avait pas eu ces petits pas qui nous mènent à une supériorité du coran.

J’ai connu les cantines scolaires après la guerre, lorsque j’étais élève. Aujourd’hui, je puis dire que jamais il n’y a eu de repas spécial pour les élèves juives et que celles-ci se contentaient de dire « non, merci » si ce qu’on servait était contraire à leur religion. Pourtant, après les horreurs que nous avions découvertes, personne n’aurait trouvé curieux qu’on prête une attention particulière à ces élèves.

J’espère qu’on n’en arrivera pas, en France, à une soumission de plus en plus grande à cette religion, mais pour l’instant, c’est mal parti.

Cécile HUON

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