Voile islamique et voile vaginal, même combat !

Publié le 3 juin 2008 - par - 263 vues
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Je suis indignée par l’hypocrisie et l’opportunisme de ces bien-pensants qui sont aujourd’hui outrés (à juste titre) par la décision du tribunal de Lille annulant le mariage civil d’un couple musulman et qui se sont insurgés il y a quelques mois contre la pétition demandant l’interdiction du voile à l’université, pour les mineures et de la burqa et du tchador dans tous les lieux publics.

Pour ces bien-pensants une telle interdiction va à l’encontre des libertés individuelles.
Peut-on être aussi aveugle ?
Le voile islamique n’est pas un choix vestimentaire libre. Même lorsque les musulmanes vivant dans un pays laïque occidental déclarent qu’elles choisissent librement de porter le voile, le tchador ou la burqa, elles ont en réalité subi l’influence des prédicateurs et des barbus qui sévissent dans les cités et qui se servent du voile comme d’un fer de lance contre les sociétés occidentales libres.

Le voile est le symbole de l’opposition aux valeurs auxquelles nous autres sommes profondément attachés : la vraie liberté, la vraie liberté d’expression, la laïcité, l’égalité entre les sexes, la liberté de disposer de son corps, la liberté de se marier ou pas, de choisir son époux, la liberté de faire l’amour avec qui, quand et de la façon que l’on veut.
Une femme qui porte le voile se doit de renoncer à toutes ces libertés même si elle se dit libre et fière de choisir de cacher son corps comme si elle était pestiférée.

Elle doit renoncer à la liberté sexuelle, elle doit arriver vierge au mariage, ou bien elle doit dépenser une petite fortune pour se faire reconstituer l’hymen afin de ne pas être répudiée, lynchée, humiliée, insultée publiquement et traînée devant un juge qui lui dit : « Comment ? Ne saviez-vous pas que la qualité essentielle d’une femme c’est d’avoir un hymen bien solide ? Tout le reste ne compte pas ! »
Les bien-pensants ne voient pas que le voile islamique enferme les femmes dans une prison en tissu. C’est un mur séparant ces femmes du monde extérieur, les classant comme citoyennes d’une communauté qui rejette les valeurs de la société dans laquelle elle vivent pourtant et dont elles tirent quand même profit.

Une femme qui porte le voile se soumet à un code de conduite qui relève des sociétés où règne l’islam politique et qui n’a rien à voir avec notre code de conduite.

Les bien-pensants ne voient pas que l’hymen est aussi perçu comme une sorte de mur que l’homme doit percer pour prendre possession d’une terre vierge qu’il va posséder, coloniser et exploiter.
S’insurger contre l’idée que « la virginité est une qualité essentielle de la femme » c’est s’insurger contre le retour à la répression des libertés des femmes, contre l’idée que l’homme est aventurier, conquérant, libre d’avoir une vie sexuelle épanouie et épanouissante alors que la femme doit se priver du plaisir et doit renoncer au désir sexuel et aux expériences diverses qui sont juste réservées à l’homme et ….. aux femmes de mauvaises mœurs.

Il est indispensable de s’insurger contre la décision du tribunal de Lille, contre les tentatives d’islamisation de la société française, contre le port du voile, synomyme de virginité forcée pour les femmes, d’oppression et d’obscurantisme.

Nous ne voulons ni voile islamique ni sacralisation du voile vaginal.

Rosa Valentini

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