Voulons-nous subir les modes de vie imposés par l’islam ?

Publié le 19 août 2008 - par
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A lire les articles que RIPOSTE LAIQUE consacre à l’islam, il semble légitime de se demander pourquoi ce journal accorde de l’importance à des faits apparemment mineurs, comme un tarif préférentiel de cantine scolaire fondé sur la pratique du ramadan, ou encore une demande d’absence pour l’Aïd el-Kebir ou l’Aïd el-Fitr. La réponse est claire : ces coups d’épingle sont la face visible de la mouvance islamiste dont le mot d’ordre est de servir les intérêts de l’islam – et de l’islam seul – en tous points de la planète.

Or, cette face visible est de même veine que la face invisible, laquelle pose problème pour être en complet décalage avec les valeurs de la société occidentale. C’est donc parce que l’islam entend se substituer, comme mode de vie intégral, à notre mode de vie même qu’il légitime notre vigilance. En effet, partout où l’islam s’installe fleurissent les sempiternelles revendications concernant les salles de prières, les horaires adaptés aux heures de prière et au ramadan, les menus halal dans les cantines et les restaurants, le bannissement de l’alcool et de la musique dite « profane », la sacralisation du pur, la terreur de l’impur, la ségrégation des sexes, la coranisation de l’enseignement, etc. Le principe est simple : plus on demande, plus on a des chances d’obtenir ; plus on obtient, plus on a raison de demander.

Jugées « raisonnables » par les demandeurs, ces demandes le sont d’autant moins qu’elles font fi de ceux à qui elles s’adressent, comme en témoigne, entre autres, l’anathémisation islamique de la laïcité, les musulmans ayant tout de suite compris l’incompatibilité du principe islamique qui rend à Dieu ce qui est à César, avec le principe laïque qui rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! Voilà pourquoi l’Association des étudiants musulmans des États-Unis et du Canada (Muslim Students Association ou MSA) affirme que la laïcité est une forme de « racisme culturel » !

Le mot « racisme » n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard : le racisme est un délit, et le délit appelle sanction. Il n’est pas question de discuter avec un partisan du « racisme » : il n’est question que de le châtier le plus sévèrement possible, le châtiment suprême étant ici l’abolition de la laïcité, à laquelle œuvrent sans relâche tous les islamistes !

Car les islamistes sont actifs : en s’attaquant à la première puissance mondiale qu’ils entendent transformer en nation musulmane (sic), ils s’adressent à chacun d’entre nous. Et que nous disent-ils ? Que leur foi inébranlable en la toute-puissance d’Allah les a convaincus de participer au grand djihad visant l’élimination de la civilisation occidentale afin que « la religion d’Allah soit victorieuse sur toutes les autres religions ». Comme le déclarait à ses coreligionnaires l’orateur Muammad Faheed, lors d’une une réunion du Muslim Students Association qui se tenait, en mars 2003, au Queensborough Community College de New York : « La seule relation que vous devez avoir avec l’Amérique est de la renverser ! ».

Dès les années 1980, en effet, des agents des Frères musulmans ont mis au point un « processus djihadiste » dont l’objectif ultime est de saboter la « maison misérable » de l’Amérique afin qu’elle devienne une théocratie islamique. Pour ce faire, ces agents utilisent des groupes de façade, comme le Conseil sur les Relations Américano-Islamiques (CAIR) et sa branche canadienne, CAIR-CAN, ainsi que l’Association des étudiants musulmans (MSA). Alors que le CAIR a été conçu pour fonctionner dans les domaines juridiques et culturels – se présentant sur la place publique comme un groupe de défense des minorités (!) -, le rôle du MSA se limite aux campus universitaires, où il fait progresser la cause de l’islam radical. Créé en janvier 1963 à l’Université de l’Illinois Urbana-Champaign, le MSA (également connu sous le nom de MSA national) dispose de chapitres sur près de 600 campus universitaires d’Amérique du Nord, et de plus de 150 chapitres affiliés à l’organisation nationale. La relation entre le MSA national et les chapitres universitaires n’est pas fixe mais flexible, les politiques de l’organisation nationale pouvant différer de celles des sections locales. Toutes, cependant, s’accordent sur la nécessité de l’action violente contre les infidèles !

Eh oui : pendant que l’Occident assure aux musulmans du monde entier comme à chaque personne éprise de liberté et de démocratie que la coexistence pacifique est possible, le Muslim Students Association de l’Université James Madison vante, quant à lui, les vertus des kamikazes islamiques dont les « hauts faits » garantissent « la miséricorde d’Allah » par le biais du « djihad » !

Nous étions alors en 2002. Depuis, le Muslim Students Association n’a cessé d’alimenter le mouvement islamique mondial en épinglant, au passage, l’Occident sur la « libération des femmes », dans un remarquable copier-coller de morale coranique. Qu’on en juge par la lecture de ce texte, publié en 2007 :

« Aujourd’hui, les gens pensent que les femmes sont libérées en Occident et que le mouvement de libération des femmes a commencé au 20ème siècle. En fait, le mouvement de libération des femmes n’a pas été entamé par les femmes, mais a été révélé par Allah à un homme du nom de Mahomet, au septième siècle… Le Coran et la Tradition du Prophète (Hadith ou Sunna) sont les sources à partir desquelles toutes les femmes musulmanes tirent leurs droits et devoirs… L’islam, il y a quatorze siècles, a rendu les femmes égales au regard d’Allah en LE glorifiant et L’adorant, n’imposant aucune limite à son progrès moral. Aussi, l’islam a établi l’égalité de la femme dans son humanité avec l’homme… Dans l’Islam, une femme a la liberté fondamentale de choix et d’expression fondée sur la reconnaissance de sa personnalité individuelle. La femme musulmane s’est fait attribuer un rôle, des devoirs et des droits il y a 1400 ans, dont la plupart des femmes ne jouissent pas aujourd’hui, même en Occident ».

Que répondre à cela ? Rien, sinon qu’en matière de devoirs et de droits, nous avons tout ce qu’il faut en magasin ! Nous n’avons donc nul besoin de harems, de piscines et autres lieux unisexes, de femmes minorées à vie, de citoyens cadenassés par une hiérarchie machiste qui déclare les maris « supérieurs à leurs femmes » (Sourate 2, verset 228). Nous récusons la servitude masculine et féminine qui en découle et dont le point culminant est le port du voile : « O prophète ! Prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, d’abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes » (Sourate 33, verset 57). Nous n’entendons pas faire de notre épouse « un champ de labour » vers lequel nous irions comme nous le voudrions et quand nous le voudrions (Sourate 2, verset 223). Nous ne voulons pas que les Aïcha d’aujourd’hui puissent être mariées dès leur neuvième année, car le viol – serait-il légal – est toujours un viol, et la pédophilie un commerce charnel avec l’enfant. Nous fustigeons la polygamie (sourate 4, verset 3). Nous condamnons la répudiation (Sourate 2, versets 229 à 233, et Sourate 65, versets 1 à 4). Nous n’acceptons pas qu’un homme égale deux femmes, que ce soit lors d’un procès (Sourate 2, verset 282) ou d’un héritage (Sourate 4, verset 12). Nous ne supportons pas que soit justifiée la violence physique à l’encontre des femmes : « Vous [les hommes] réprimanderez celles dont vous avez à craindre l’inobéissance ; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez » (Sourate 4, verset 38) ! De même, « Si vos femmes commettent l’adultère, appelez quatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent contre elles, enfermez-les dans des maisons jusqu’à ce que la mort les visite ou que Dieu leur procure un moyen de salut » (Sourate 4, verset 19) !

En un mot, nous tenons à rester libres de penser et d’agir à l’occidentale. L’Occident est un Etat de droit, non l’Etat de tous les droits. D’où notre soi-disant pointillisme en matière de laïcité, d’égalité des sexes et de liberté d’expression, qui n’en est évidemment pas un pour peu qu’on sache voir en cette trilogie la condition sine qua non de l’épanouissement de tous.

Maurice Vidal

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