Voyage dans la France musulmane : première étape, Trappes (78)

Publié le 24 août 2009 - par - 10 201 vues
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Père Ubu : – A la trappe, et qu’on les décervelle !
Ubu Roi, Alfred Jarry (Acte III, Scène II)

Jeudi 23 juillet 2009

A 28 kilomètres à l’ouest de Paris, à 40 minutes par train depuis la gare Montparnasse, se trouve la ville de Trappes. Jadis village isolé dans la campagne francilienne, Trappes est aujourd’hui une ville de la banlieue lointaine de Paris, qui connaît depuis les années 1960 une croissance fulgurante. (1)

Architecturalement, Trappes ressemble à toutes les villes happées par l’expansion démesurée de la capitale : près de la gare, deux rues de maisons anciennes à un étage, qui constituaient le village d’origine ; plus loin, des barres d’immeubles ternes de dix à douze étages, datant des années 1960 et 1970 ; plus loin encore, des immeubles colorés de quatre à six étages, tout en gradins et décrochements, construits dans les années 1980 et 1990.

Dès la descente du train, le visiteur change de monde : les autres voyageurs qui viennent de débarquer dans la gare de Trappes sont des Noirs en tenue islamique et des femmes voilées. En franchissant le pont Marcel Cachin, construit au-dessus des doubles voies de la Nationale 10, qui sépare le village originel de Trappes du nouveau Trappes, le visiteur aperçoit en contrebas une grande librairie islamique – la seule librairie qu’il lui sera donné de voir au cours de son périple dans cette ville.

Dans les rues, peu fréquentées en raison des vacances estivales (beaucoup de places de parking sont vides), plus de la moitié des personnes rencontrées portent la tenue islamique : tunique longue jusqu’aux chevilles et bonnet tricoté pour les hommes, voile pour les femmes (depuis le simple foulard couvrant seulement la tête jusqu’au hidjab allant de la tête aux pieds) – quant aux hommes vêtus à l’occidentale, nombre d’entre eux arborent une barbe. Les restaurants (majoritairement arabes et turcs), les cafés et les boucheries affichent tous sur leurs devantures le mot « Hallal » : impossible de manger de la charcuterie, un jambonneau, ou un bon vieux fromage de tête dans cette ville défrancisée.

Après une heure de marche, et des questions posée à plusieurs passantes, le visiteur parvient devant la mosquée flambant neuve de Trappes, avenue Hector Berlioz : un minaret de 15 mètres de haut ; des murs vert pâle au pied desquels sont en cours de démontage les derniers échafaudages ; le tout entouré à bonne distance par une grille de fer forgé, histoire de tenir les infidèles en respect. Deux entrées sont ménagées dans cette grille : un grand portail, et une petite porte sur laquelle est apposé un panneau en arabe sous-titré en français, qui annonce « Entrée des femmes ». Interrogé, un responsable de la mosquée, qui vaquait dans la cour de celle-ci, informe le visiteur que le grand portail est l’entrée d’honneur, réservée exclusivement aux hommes, et que la mosquée comporte deux salles de prière, une pour les hommes et eux seuls, l’autre pour les femmes. (2)

A une centaine de mètres de la mosquée, dans un fast-food hallal tenu par des Arabes, où le visiteur a fait halte pour se désaltérer, trône sur le comptoir une tirelire cubique, « boîte à offrandes » selon le patron, sur laquelle est écrit : « Celui qui aide à construire une mosquée pour Allah, Allah lui construira une maison au paradis ».

En retournant à la gare, le visiteur croise deux policiers en civil, excepté leur pistolet automatique à la taille (un Sig Sauer 9mm réglementaire), et profite de l’occasion pour leur poser quelques questions :

– Je viens de voir une mosquée : y a-t-il beaucoup de musulmans dans cette ville ?

– C’est simple : ici, il y a cent ethnies, toutes musulmanes.

– Y a-t-il d’autres mosquées à Trappes ?

– Non, mais il y a trois ou quatre salles de prière clandestines.

– Qu’en est-il de la criminalité ?

– Un collègue a été légèrement blessé la semaine dernière. (3)

Jusqu’à la gare, le spectacle se répète : hommes en tenue islamique, femmes voilées seules ou en groupes – jamais de couple : la séparation des sexes est stricte. Arabes, Turcs, Maliens, Comoriens, Indonésiens, Sénégalais, Afghans, c’est toute la planète musulmane qui défile sous les yeux du visiteur.

D’un bâtiment des Affaires Sociales et Familiales sortent, à intervalles réguliers, des musulmanes voilées, venues réclamer ou toucher l’argent généreusement distribué par la France à ceux qui refusent de s’y intégrer. Voyant le visiteur brandir un appareil photo numérique, l’une des musulmanes voilées fait volte-face sur le trottoir, et rebrousse chemin, comme si elle avait vu le Diable.

– J’espère que tu n’es pas en train de filmer en cachette, toi ! », hurle un Arabe en colère à l’intention du visiteur, qui décide de faire la sourde oreille.

Partout, les façades des immeubles sont hérissées d’antennes paraboliques, qui déversent dans les foyers les émissions des chaînes de télévision musulmanes. (4)

Innombrables aussi sont les travaux de voirie (nouveaux ronds-points, élargissements des chaussées) et les immeubles en construction (habitations, bâtiment publics, maternelles) : Trappes continue à s’agrandir à marche forcée. (5) Pour accueillir encore plus de musulmans, ou d’autres personnes, se demande avec angoisse le visiteur ? (6)

Voilà comment une ville quasi intégralement musulmane se développe près de Paris dans l’indifférence générale : un territoire dans lequel la République Française ne préserve plus que les apparences de sa présence ; une enclave d’Arabie Saoudite ; des milliers de musulmans vivant en vase clos dans un calme relatif – mais pour combien de temps ? (7)

La mosquée de Trappes

Vous voulez passer vos vacances dans un pays musulman ? Ce n’est pas difficile, ce n’est pas cher, et ce n’est pas loin : le ticket aller-retour pour Trappes, depuis la gare Montparnasse, coûte 10,10 euros.

Maxime Lépante

Notes :

(1) De 1954 à 1990, la population de Trappes est passée de 4885 à 30.878 habitants (données de l’INSEE).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trappes#D.C3.A9mographie

(2) Selon l’UMT (Union des Musulmans de Trappes), qui a construit la mosquée, les deux salles de prière peuvent contenir 2400 personnes (3400 personnes dans l’ensemble du bâtiment).

http://ip.benchabana.com/UMT/index.php?option=com_content&task=view&id=17&Itemid=34

(3) Selon le « Palmarès de la violence par département » publié en 2008 par le Figaro, le taux de violence à Trappes est de 9,19 actes de violence pour 1000 habitants, soit le double de la moyenne nationale. Les trois villes des Yvelines (78) dans lesquelles le taux de violence est le plus élevé sont, dans l’ordre : Les Mureaux, Trappes, et Mantes-la-Jolie – qui sont aussi les trois villes les plus islamisées du département.

http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/taux-violence2.pdf

(4) Parmi ces chaînes de télévision musulmanes : Al-Manar, la chaîne du groupe terroriste libanais Hezbollah (diffusée en Europe via deux satellites de droit non européen, ArabSat 2B et NileSat).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Manar

(5) Un nouveau quartier, le quartier de l’Aérostat, « proposant notamment des logements sociaux », va bientôt être construit à Trappes, entre le quartier des Merisiers et le quartier de la Plaine de Neauphle.

http://www.saint-quentin-en-yvelines.fr/entreprendre/grands-projets/zac-aerostat/le-projet

(6) Le maire de Trappes, Guy Malandain (PS), a été élu en 2001 grâce à l’UMT (Union des Musulmans de Trappes), qui organisa des « convois » de musulmans vers la mairie pour y inscrire les jeunes musulmans sur les listes électorales.

http://www.umt-online.org/fr/internet/04/pdf/article2.pdf

Depuis 2001, les musulmans de Trappes ont obtenu : l’aménagement d’un carré musulman dans le cimetière municipal (2002) ; une mosquée (2001-2008) ; et, bientôt, un abattoir islamique.

(7) Le 26 septembre 2005 a été interpellé à Trappes le terroriste Safé Bourada, fondateur du groupe terroriste Ansar al-Fath, qui avait planifié des attentats en France (contre le métro parisien, contre le siège de l’ex-DST, et contre l’aéroport d’Orly). Avec Mohammed Benyamina, interpellé à Oran le même mois, il avait organisé l’embrigadement de jeunes musulmans à la mosquée de Trappes, afin de les pousser au djihad. Kaci Ouarab, autre fidèle de la mosquée de Trappes, interpellé en même temps que Safé Bourada, avait passé deux semaines dans le nord du Liban, où il avait appris le maniement des armes, des explosifs et des poisons.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/03/01016-20081003ARTFIG00008-les-islamistes-s-entrainaient-au-liban-et-en-algerie-.php

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