Wafa Sultan témoigne en faveur de Geert Wilders

Publié le 19 juillet 2010 - par
Share

Ce témoignage fort en faveur de la liberté d’expression et contre l’islam est sans détours. Il doit être écouté, médité et diffusé le plus largement possible par toute personne soucieuse de connaître quelques simples vérités sur l’islam et sur son incompatibilité avec les valeurs occidentales et avec le mode de vie occidental.

C’est l’islam tout court qui pose problème et non pas uniquement ce que tous ceux qui ne veulent pas s’attacher d’abord aux carences congénitales de l’islam nomment islamisme, wahhabisme, « islam radical », « islam politique et autres balivernes. Des intellectuels bien de chez nous, ne voudraient surtout pas s’avouer que l’Arabie est tout simplement attachée aux préceptes et à la loi islamique, à la charia.

L’interview dure 30 minutes en tout. Elle a été répartie en trois parties égales pour se conformer aux exigence de Youtube.

————–


————-

Et voici le texte intégral de la traduction

Juillet 2010
Wafa Sultan témoigne en faveur de Geert Wilders

Propos traduits de l’anglais par Pascal Hilout, rédacteur à Riposte Laïque

Question : Mme Wafa Sultan, merci encore une fois d’avoir répondu à notre invitation. Avant tout, comment avez-vous été choisie comme experte, témoin dans ce procès, comment M. Wilders vous l’a-t-il demandé ?

Wafa Sultan : Je ne sais vraiment pas quelle en est la raison. On m’a demandé de venir et je suis plus que ravie de le faire.

Question : Qu’allez-vous dire au juge demain ?

Wafa Sultan : A toutes les questions qu’ils me poseront, je répondrai du mieux que je peux, selon mon savoir…J’ai entendu dire qu’ils accusaient M. Wilders de tenir un discours de haine. Pour moi c’est une honte ; c’est une honte que ne pas pouvoir s’exprimer. Vous savez, c’est une honte que M. Wilders soit obligé de subir cette dure épreuve, car le fait de dire tout simplement la vérité pourrait heurter les sentiments de certains, même s’il s’agit de sauver des vies. C’est ce que je vais dire.

Question : Mais vous ne savez pas pourquoi vous avez été spécialement choisie, l’avez-vous rencontré auparavant. Je ne s…?

Wafa Sultan : Pas avant d’avoir été choisie comme témoin.

Question : …Enfin, vous avez rencontré deux fois M. Wilders, vous aller le rencontrer à nouveau ?

Wafa Sultan : Ce n’était pas des rencontres privées, j’ai été invitée à deux manifestations où il a prononcé des discours.

Question : Est-ce que vous le connaissez bien, est-ce que vous connaissez son… ?

Wafa Sultan : Je connais bien son message. Je ne sais pas grand chose de lui, je veux dire de lui personnellement, mais je connais très bien son message. Je l’apprécie beaucoup.

Question : Et que pensez-vous de son message ?

Wafa Sultan : C’est très bien, c’est très bien qu’il y ait quelqu’un pour s’élever contre la violence des enseignements islamiques et pour essayer de protéger son pays, ses valeurs, ses libertés, sa façon de vivre. J’admire tout homme qui fait ce que M. Wilders est en train de faire. Vous avez besoin de résister et de vous exprimer fermement contre cela.

Question : Que pensez-vous de ce procès contre Wilders ?

Wafa Sultan : C’est effrayant ! C’est un message très effrayant que vous soyez menacés, que l’islam puisse éventuellement prédominer et que la cour hollandaise accuse M. Wilders de tenir un discours de haine ! Je m’étonne, pourquoi ne décrivent-ils pas le Coran comme message de haine ? En lisant le Coran, vous trouvez que c’est un message d’amour ? Et pourquoi donc permettez-vous aux musulmans de propager un enseignement violent parmi leurs jeunes enfants et en même temps, vous empêchez des personnes comme M. Wilders de critiquer de tels enseignements ? Voilà la question !

Question : Je ne sais pas exactement ce que le juge vous posera comme questions demain, mais M. Wilders est bien connu ici pour avoir dit que l’islam est une culture arriérée et, à plusieurs reprises, il a dit publiquement que le Coran devrait être interdit et que les voilées devraient payer une taxe pour ce faire.

Wafa Sultan : Je suis à 100% d’accord avec lui parce qu’il sait très bien de quoi parle le Coran. Une fois que vous saurez, vous allez à nouveau choisir de vous révolter de la même façon qu’il l’a fait. Parce je crois que vous, en tant que Néerlandais, vous ne permettrez pas qu’on détruise votre mode de vie. Ainsi, mon message au peuple hollandais est : « familiarisez-vous avec les prescriptions islamiques, lisez le Coran, lisez la vie de Mahomet. Vous avez besoin de comprendre que Mahomet est le modèle à suivre pour tout musulman sur terre »

Question : Qu’est ce que cela… ?

Wafa Sultan : C’est à cause de leur façon de se comporter envers les non-musulmans. Ils ont subi un lavage de cerveau, un endoctrinement pour croire que leur mission sur terre est de prédominer et de forcer les non-musulmans à devenir musulmans. Et croyez-moi, les valeurs islamiques ne coïncident pas avec les valeurs occidentales. Elles ne sont pas pour la paix. Vous devez vous conformer, de façon stricte, avec ce que la charia, avec ce que la loi islamique exige de vous. Surtout lorsqu’il s’agit de la femme. Je ne sais pas si les Hollandaises accepteront de vivre la vie ou d’être traitées de la même manière que les femmes sont traitées sous loi islamique (charia). Elles ne savent pas ce qu’est la charia ; c’est pour cela qu’elles ne s’élèvent pas contre elle. Mais une fois que vous instruisez le peuple sur ce qu’est la religion islamique (ad-dîne), bien des Wilders se manifesteront.

Question : A plusieurs reprises, vous avez dit que vous combattiez l’islam. Considérez-vous que M. Wilders adhère à cela ?

Wafa Sultan : Oui, tout à fait. Nous ne combattons pas les musulmans. Nous ne sommes pas contre les musulmans. Même si M. Wilders l’a tant de fois répété, nous devons faire la distinction entre islam et musulmans. Nous ne sommes pas contre les musulmans, mais nous sommes à fond contre l’islam, parce que c’est une idéologie politique remplie de haine, incompatible avec les lois et le mode de vie occidentaux.

Question : Beaucoup de Hollandais ne sont pas d’accord avec vous, ne voient pas cela de la même façon. Qu’est-ce qu’ils ne comprennent pas de l’islam ?

Wafa Sultan : Il ne comprennent rien à l’islam. Combien de textes ont été traduits jusqu’ici en néerlandais ? Comment peuvent-ils savoir ? Il y en a peu, je ne sais pas si la situation en Hollande est la même qu’aux Etats-Unis, mais on y trouve peu de livres qui ont été édulcorés. Ils sont distribués par les Saoudiens. Ces livres ne disent pas la vérité sur l’islam. Ils ont été très édulcorés, surtout la traduction du Coran. En islam, il est interdit de traduire le Coran. Si vous lisez la traduction en anglais, vous verrez que c’est une explication de notre texte sacré et non pas une traduction qui s’attache aux mots ; elle est très adoucie. Ainsi, vous devez d’abord traduire en néerlandais, de la façon la plus honnête, le texte islamique à partir de son original, écrit en arabe, pour que les Hollandais comprennent enfin et jugent sur pièce.

Question : Finalement, pour vous, les Hollandais qui disent que l’islam n’est pas une religion haine…ces gens-là le comprennent mal ?

Wafa Sultan : Bien évidemment ! Ils ne comprennent pas toute la portée de l’islam

Question : Il y a 800 000 musulmans qui vivent aux Pays-Bas, vous les considérez comme un danger pour le mode de vie néerlandais ?

Wafa Sultan : Ce n’est pas que tout musulman est une menace. Je suis certaine que beaucoup de musulmans sont très modérés

Question : Mais certains sont …

Wafa Sultan : Mais certains…certains sont dangereux et certains jouent « la taqiyya ». Le concept de taqiyya qui permet aux musulmans de duper leur monde, de mentir, de dissimuler leurs convictions afin d’atteindre leurs objectifs. Quelle est le pourcentage des uns et des autres … je ne sais pas vraiment ! Mais nous ne pouvons pas considérer chaque musulman comme une menace. Cela dépend de la profondeur de connaissance qu’il a de sa religion et à quel degré il est attaché à ses enseignements.

Question : Mais si vous dites, comme vous venez de le faire : je n’ai pas de problèmes avec les musulmans, j’ai des problèmes avec l’islam, il paraît tout de même que vous avez au moins des problèmes avec un certain nombre de musulmans.

Wafa Sultan : Il n’y a pas de doutes là-dessus. Je ne voudrais pas généraliser mon attitude. Bien évidemment j’ai des problèmes avec certains musulmans ; mais cela ne veut pas dire que chaque musulman est une menace. Ce ne serait pas juste. Ma mère est musulmane et elle est toujours pratiquante. Elle est une des femmes les plus paisibles au monde, mais elle est illettrée : elle n’a jamais lu le Coran ou la biographie de Mahomet. Elle pratique l’islam comme elle l’a reçu oralement de sa mère et de sa grand-mère. C’est ce que je veux dire : je ne peux considérer maman comme une menace, mais elle ne sait pas grand chose de l’islam. Je suis préoccupée par les musulmans qui savent exactement ce qu’est le message de l’islam et qui s’y attachent. C’est cela qui me pose problème. C’est sûr qu’il y a bien des gens comme ça ; qui agissent de la sorte.

Question : Que vous est-il arrivé pour que vous ne suiviez pas la trace de votre mère ?

Wafa Sultan : Vous savez, j’ai eu des circonstances très particulières. Lorsqu’on me pose la question pourquoi on entend pas plus de femmes musulmanes comme vous, qui s’expriment de la même façon que vous le faites ; je crois que vous devez avoir un caractère spécifique ou bien unique afin d’être capable de vous élever contre votre propre religion, contre votre propre culture, ce n’est pas facile, cela a été épuisant … vous savez, après tout ce que j’ai pu dire sur l’islam, ma vie ne sera plus jamais ce qu’elle était. Je peux donc comprendre qu’il n’y ait pas plus de femmes musulmanes qui font pareil, ça vous lessive ! Comme je l’ai dit, pour faire cela, vous devez être équipée de forces spéciales, que vous ayez certaines cordes ; j’en suis équipée.

Question : Mais il y a eu aussi des circonstances particulières dans votre vie…

Wafa Sultan : Tout à fait

Question : …par exemple ? Quel était l’événement clé de votre vie ?

Wafa Sultan : Vous savez, je suis médecin. Cela m’aide à examiner, au microscope scientifique, ce que j’ai étudié. Je suis née et j’ai été éduquée comme une musulmane. J’ai passé trente ans de ma vie sous la loi islamique et puis je suis partie dans un pays libre. J’ai senti que j’étais protégée par la loi et que j’étais suffisamment libre pour m’exprimer, exprimer ma vie. De plus, mon mari a joué un rôle dans la construction, il m’a aidée de fait à donner forme à mes pensées concernant l’islam.

Question : Je vous ai entendu raconter l’histoire de votre nièce qui a été mariée …

Wafa Sultan : Oui, oui…plusieurs expériences, vous savez beaucoup, beaucoup d’épreuves… Cela m’a pris tout un livre intitulé « Un dieu de haine » pour répondre à votre question, parce que ce n’était pas arrivé du jour au lendemain. Il y a eu plusieurs tournants dans ma vie et l’histoire de ma nièce en était un. Mais je ne pouvais pas réaliser les raisons qu’il y avait derrière la tragédie de ma nièce, jusqu’à ce que je parte et que je vive dans une société libre.

Question : Et qu’est ce vous avez enfin compris qui soit si mauvais au sujet de l’islam ?

Wafa Sultan : C’est que… je vous donne un seul exemple : ma nièce a été forcée d’épouser son cousin lorsqu’elle avait onze ans. Il avait dépassé la quarantaine. C’était un homme très violent et elle n’avait pas le droit de demander le divorce. Son père n’était pas en mesure de l’aider. Elle a fugué plusieurs fois du domicile conjugal pour revenir chez son père. Elle le priait de pouvoir rester auprès de sa famille, mais il lui disait: « Tu sais, c’est une honte pour une femme musulmane de quitter son mari, sa maison, sans son autorisation. Retourne chez toi, je vais lui parler et je te promets qu’il se comportera d’une meilleure façon… » jusqu’à ce qu’elle se suicide en laissant quatre enfants derrière elle. Sous la loi islamique, son mariage était tout à fait valide. C’est là que j’ai commencé à me poser des questions : quel est ce type de loi religieuse qui permet à un homme de plus de quarante ans d’épouser une petite enfant de onze ans ? Et lorsque j’ai trouvé, même si le savais auparavant, j’étais incapable de distinguer, j’avais subi un lavage de cerveau au point de ne plus distinguer le bien du mal. Je savais que Mahomet avait épousé sa seconde femme, Aïcha, alors qu’elle n’avait que neuf ans ! Certains textes disent même qu’elle n’en avait que six ! Il avait dépassé la cinquantaine. Mais tant que je vivais sous la loi islamique, je ne réalisais pas que cela était inacceptable. Ainsi, le fait de vivre aux Etats-Unis m’a aidée à ouvrir mon esprit, à ouvrir mes yeux et puis j’ai commencé à me poser des questions. Quelle est cette sorte de prophète qui épouse une fillette de neuf ans alors qu’il avait l’âge de son grand-père ? J’ai commencé par là et, finalement, je suis devenue ce que je suis aujourd’hui.

Question : Mais ce que vous venez de décrire pouvait avoir lieu au Moyen-âge, vous ne pouvez plus épouser une mineure, par exemple… ?

Wafa Sultan : Certains musulmans essaient d’appliquer la loi islamique (la charia) et…

Question : Ici au Pays-Bas ?!

Wafa Sultan : J’ai entendu, partout, partout en Occident, j’ai entendu cela, j’ai été, vous savez, très impliquée dans ma communauté musulmane aux Etats-Unis. J’ai entendu cela plusieurs fois, qu’ils étaient finalement là aux Etats-Unis pour remplacer la constitution par la loi islamique. C’est leur objectif, c’est ça leur mission : diffuser l’islam et prédominer. Ce sont-là les fondements-mêmes de l’islam. Nous sommes endoctrinés à un très bas âge pour y croire ; pour croire que nous avons le devoir de combattre ; pour l’amour d’Allah. Souvent, certains ne veulent pas le faire, parce qu’ils sont faibles ; parce qu’ils n’en n’ont pas les moyens. Mais une fois qu’ils les auront, il le feront.

Question : Vous avez dit : « j’ai décidé de combattre l’islam lui-même et non pas uniquement l’extrémisme, le wahhabisme ou… »

Wafa Sultan : Je n’accorde aucun crédit au terme « islam radical » : je crois profondément que c’est une simple étiquette commerciale inventée par l’Occident pour apparaître comme politiquement correcte. Grandissant en Syrie, je n’avais jamais entendu parler d’ « islam radical », « islam wahhabite », « islam militant », « islam politique »… Je n’ai entendu parler que d’un seul islam : de l’islam tout court.

Question : Et vous dites que tout l’islam est mauvais ?

Wafa Sultan : Nul doute là-dessus. Afin que vous compreniez ce que je veux dire par là, vous avez besoin de lire le Coran. Et le plus grand problème se pose avec Mahomet, avec sa vie, avec la façon dont il s’est conduit. A l’âge de huit/neuf ans on nous apprenait à l’école que Mahomet avait décapité 800 juifs et, avec fierté, nous lisions dans nos livres qu’il avait couché, il était dit qu’il avait « épousé », mais en fait il avait couché avec une femme juive dont le père, le mari et le frère ont été massacrés cette nuit-là. Quel est donc le message que vous transmettez à vos enfants lorsque vous leur donnez une telle instruction ? Voilà la question. Je fais ceci par amour des musulmans. Je ne suis pas contre les musulmans. Je rêve d’un jour où mon pays deviendra un pays libre comme les Pays-Bas. Je ne veux pas que les Pays-Bas, ou un quelconque pays occidental devienne comme la Syrie ; un pays oppressif et opprimé, comme la Syrie. C’est ça mon rêve. Je le fais par amour des musulmans et tout particulièrement pour les femmes musulmanes. Elles souffrent depuis quatorze siècles. Elles n’ont jamais été amenées à regarder le fond de ce qu’on leur inculquait et à réformer cette instruction. Nous avons besoin de le faire.

Question : Vous avez eu un grand succès sur Youtube lorsque vous êtes intervenue sur al-Jazira. Vous aviez dit, c’était l’essentiel de ce que vous avez dit à propos du livre de Huntington que nous n’étions pas face à un « clash des civilisations », mais face à un autre conflit. De quel type de clash s’agit-il ?

Wafa Sultan : Il s’agit d’un conflit entre la civilisation et l’arriération. Voilà comment je vois les choses.
Voilà comment je vois la façon dont l’islam traite la femme et comment il traite les non-musulmans. Ce n’est pas de la civilisation. Il faut y mettre un terme. Pour l’amour de tous les pays de ce monde. Il faut mettre un terme à ces traitements. Voilà mon message.

Question : La diffusion d’un tel message vous en a coûté personnellement ?

Wafa Sultan : Oui, évidemment je suis en train d’en payer le prix fort : tous les jours, je reçois des menaces de mort. C’est devenu un mode de « vie ». Je vous l’avais dit : ma vie ne sera plus jamais comme auparavant, mais comme je vous l’avais dit, je sens que je suis équipée pour le faire. La question est donc : « pourquoi pas ? », surtout que je vis dans un pays libre et j’ai la protection de la loi pour dire ce que je dis.

Question : Vous considérez-vous comme une croisée ?

Wafa Sultan : Cela dépend de ce que vous entendez par « croisée ». Je ne veux pas… Je sens comme si, maintenant, j’étais entrée en interaction avec mes lecteurs dans le monde arabe où, entre-temps, je suis très connue. Croyez-le si vous voulez, j’ai comme l’impression d’avoir créé un vide dans ce monde arabe. Les gens commencent à se questionner « et maintenant ? ». Nous avons quitté l’islam, quelle est l’étape suivante ? Ils cherchent quelque spiritualité pour les aider, pour continuer à tenir. Je ne veux pas être perçue comme un guide spirituel. Je ne veux pas être un autre Mahomet dans le monde musulman. Je voudrais préserver, autant que je peux, l’aspect profane de mon message. Je suis en train de considérer l’islam au travers de mon microscope, de façon scientifique, en tant que doctoresse, et je dis à son sujet la vérité à mon peuple, de mon point de vue. Je ne voudrais pas devenir un guide spirituel, mais je sens que j’ai créé une sorte de vide dans leur vie. Ainsi, la prochaine étape, je veux dire dans un écrit en arabe, est de créer un système de valeurs, car l’islam manque de valeurs. L’islam manque d’un code éthique. La crise dans le monde musulman consiste en un manque de moralité. Nous n’avons pas de code éthique.

Question : Mais lorsque vous lisez la Bible, il y a des passages que les gens trouvaient déplaisants depuis deux mille ans déjà, qu’ils trouvaient pour tout dire pas très sympathiques. Considérez-vous le christianisme comme une religion meilleure que l’islam ?

Wafa Sultan : Je ne sais pas grand chose sur le ch…

Question : Je veux dire … l’Amérique …

Wafa Sultan : Comme alternative ?

Question : L’Amérique est un pays que vous aimez et c’est bien une nation chrétienne ?

Wafa Sultan : Oui… écoutez… ma mission est de créer le doute à l’égard de l’islam. Mon message aux musulmans est de bien examiner ce qu’ils enseignent ( leurs instructions). Une fois qu’ils ont quitté ou bien réformé l’islam – même si je ne crois pas du tout que l’islam puisse être réformé, certains pensent pouvoir le faire – ma mission est de les amener à regarder de plus près leur enseignement, de l’abandonner ou de le réformer. L’étape suivante, c’est leur affaire. Je n’adhère à aucune religion particulière. Je crois en Dieu, mais je n’adopte aucune religion. Je ne cherche pas à convertir les musulmans au christianisme et je ne me m’occupe pas de savoir quelle religion ils vont adopter après l’islam. Voilà mon point de vue. Je ne sais pas si j’ai répondu à votre question.

Question : Vous avez dit que vous croyez en Dieu, mais que vous n’êtes pas adepte d’une religion.

Wafa Sultan : Non, je ne le suis pas, je ne suis adepte d’aucune religion. Je ne sais pas grand chose sur le christianisme, je ne sais pas grand chose des autres religions et ça ne m’intéresse pas d’en savoir plus

Question : Mais vous voyez quelques parallèles, étant donné que les Etats-Unis sont une nation de la liberté d’expression avec le christianisme com… ?

Wafa Sultan : J’ai lu en histoire que les Etats-Unis ont été fondés sur les valeurs judéo-chrétiennes que j’admire et que j’apprécie vraiment. Fondés sur les dix commandements. Vous ne trouverez pas les dix commandements en islam. Il n’y a pas un verset coranique qui stipulerait « Tu ne tueras point ! ». A trois reprises le coran mentionne l’expression « Vous ne tuerez pas, sauf pour juste raison …». Vous avez donc à vous demander ce qu’est le concept islamique de justice. Leur conception de la justice leur intime l’ordre de tuer Wafa Sultan, parce qu’elle critique l’islam ! Mais dans les dix commandements, ce que j’en sais, c’est que « Tu ne tueras point ! », point final ! Dans les dix commandements, il n’y a pas de justification pour aucun meurtre.

Question : Vous semblez donc préférez le christianisme à l’islam !?

Wafa Sultan : Ce que je viens de dire, c’est dans les dix commandements. Bien sûr, je crois que… lorsque les gens me demandent… Ce que j’aime dans le christianisme c’est la vie de Jésus, car je suis toujours interpellée : « pourquoi dites vous que l’islam ne peut pas être réformé alors que les chrétiens au Moyen-âge, ont été capables de réformer le christianisme ? ». Ma réponse s’énonce ainsi « Ils se sont réformés eux-mêmes, mais pas le christianisme ». C’est qu’ils sont revenus à la vie de Jésus. Ils ont été capables de prendre appui sur la vie de Jésus pour réformer leurs comportements. Mais le problème avec l’islam est que le retour à la vie de Mahomet nous ramènerait à une situation pire que celle que nous vivons aujourd’hui. Nous nous retrouverons avec des gens comme Ousama Ben Laden et sa clique. Vous comprenez mon point de vue ? Je ne sais pas grand chose de la Bible, mais je n’ai jamais entendu dire que Jésus avait décapité ou tué quelqu’un. Mais si vous regardez la vie de Mahomet, vous la trouverez pleine de meurtres, vous aurez peine à y croire. C’est ça la différence entre islam et christianisme dont je suis consciente.

Question : Vous disiez… vous voulez peut être vous désaltérer un peu. Désolé ! Vous avez dit, Madame, que vous étiez en mission. Quand est ce que la mission sera-t-elle un succès ? Mission accomplie ?

Wafa Sultan : Je la considère comme accomplie dès le tout début. Une fois que vous croyez en quelque chose et que vous êtes déterminée à le réaliser vous ne pouvez avoir que du succès. Finalement, nous allons vaincre ; je n’ai aucun doute à ce sujet.

Question : Mais comment définissez vous le succès ? Quel est l’objectif ? Qu’est ce que vous essayer de… ?

Wafa Sultan : Mon objectif est de créer une nouvelle mentalité islamique, débarrassée de la haine. Mon but est de susciter une prise de conscience en Occident sur ce qui est écrit dans le Coran et sur la vie de Mahomet. Ma mission est de protéger mon pays d’adoption que j’aime de tout mon cœur. Si l’Amérique venait à tomber entre les mains des musulmans où pourrais-je donc aller et continuer à être ce que je suis ? C’est ça ma mission. Ma mission et mon rêve, comme je vous l’ai dit auparavant, est de voir mon pays d’origine, la Syrie, libre comme tout autre pays libre en Occident. C’est mon message et je vois venir le changement.

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.