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Boulette ! Diallo nommée au Conseil du numérique, puis débarquée !

L’affaire se termine bien… ou pas.

Récemment, Rokhaya Diallo est choisie, par la présidente Marie Ekeland,  pour être l’un des trente membres du Conseil National du Numérique ou CNNum.

Avant d’aller plus loin, il conviendrait peut-être de se demander si la création de ce conseil est bien utile ou s’il ne s’agit pas du énième comité Théodule destiné à recycler ceux dont on ne sait que faire  mais qu’on ne peut virer de nulle part.

A lire quelle est sa mission, on penche plutôt pour la deuxième hypothèse :

Le CNNum a pour mission de formuler de manière indépendante est de rendre publics des avis et des recommandations, sur toute question relative à l’impact du numérique sur la société et l’économie.

Le CNNum est une agence indépendante sans l’être puisque c’est le Premier ministre qui en nomme le président, en l’occurrence Marie Ekeland.

C’est légitimement que la députée LR des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, s’est émue du choix de Rokhaya Diallo dont à la lecture de son CV, les compétences dans le domaine du numérique ne sautent pas aux yeux.

Celle-ci s’est distinguée en effet par son investissement dans la cause anti-raciste. Elle d’ailleurs est l’une des figures de proue du concept de racisme d’Etat. Elle n’a rien contre les stages de non mixité raciale, autrement dit, des stages interdits aux Blancs.

Ce qui ne l’empêche pas de garder son sens de l’humour. Elle est la fondatrice de l’association Les Indivisibles qui entend lutter par l’humour contre le racisme atavique des Français. N’est-elle pas à l’origine de l’attribution des  Ya bon awards prix qui distinguent tous les ans les racistes français les plus éminents, c’est dire si elle s’y connait. En humour. Et en racisme.

Mais enfin,  elle n’est pas tout à fait Charlie, elle qui avait signé une pétition contre le soutien au magazine quand celui-ci avait été la victime  d’un cocktail Molotov en 2011. Chacun son humour.

C’est également une grande féministe devant l’Eternel qui œuvre pour le  féminisme, mais un féminisme décolonial ou post-colonial, on ne sait plus très bien.

Elle est favorable au port du voile, marqueur de la féminité, selon elle,  au même titre que les talons aiguilles et, bien sûr,  contre l’interdiction du voile à l’école.

D’ailleurs, elle déclarait : Ce que dit Ben Laden n’est pas faux,  lorsque ce dernier menaçait la France entre autres à cause de l’interdiction du voile intégral dans l’espace public. Chacune son féminisme.

Elle s’inspire des actions que mènent les minorités aux Etats-Unis auxquels, au mépris de l’Histoire, elle voudrait que la France ressemble,  France, qui selon elle, doit accepter qu’elle est un pays multiculturel et renoncer à l’assimilation.

Autrement dit, elle prône le communautarisme à l’anglo-saxonne, après avoir,  pied-de-nez ironique, choisi le terme Indivisible tiré du premier article de la Constitution  comme nom de son association.

En clair, elle honnit tout ce qui est notre mode de vie, notre culture, notre Histoire.

Et le numérique dans tout ça ?

On se demande bien ce qui a pu justifier une telle erreur de casting. Espérait-on l’amadouer, l’acheter ? Rendre inaudibles ses accusations  de racisme d’Etat ? Raté.

La député LR, la « fachosphère », ont pointé l’incohérence dans la nomination de quelqu’un qui dénigre ouvertement les valeurs françaises. Le gouvernement s’est retrouvé pris en flagrant délit de contradiction et a dû procéder à un piteux rétro-pédalage.

Quant à Rokhaya Diallo , ô surprise, elle ne parle pas de racisme d’Etat mais  en appelle à la démocratie : je n’ai pas le droit de participer aux institutions de mon pays parce que j’ose dire publiquement qu’elles sont imparfaites ?

Imparfaites ? Ah non, c’est un peu court, Madame.  Quand on parle de racisme d’Etat, le terme d’imperfection est faible, voire inadéquat. Il s’agit là de vice structurel.

Ainsi, l’accusatrice se retrouve  à son tour  face à ses propres contradictions.   Comment justifier, en effet,  qu’elle accepte de cet Etat honni, viscéralement, institutionnellement et constitutionnellement raciste,  une mission qui dépend de celui-ci ?

Bref, Rokhaya Diallo se retrouve piégée à son propre jeu. Une illustration du célèbre dicton : Qui sème le vent, récolte la tempête. Doublée de celle de l’éternelle  et drolatique fable de l’arroseur-se arrosé-e. Allez un petite coup d’écriture inclusive pour la consoler. On n’est pas des hyènes.

Florence Labbé