A bas la calotte, mais pas touche à mon islam !

A bas la calotte !!
Je sais que je vais donner des verges pour me faire fouetter, mais tant pis. Certains, c’est sur, vont se frotter les mains. Je les vois d’ici : « Ahah, on vous l’avait bien dit qu’Alain c’est devenu un agent de la hiérarchie vaticane. Vous voyez, le sionisme, ça mène à tout ! »
Je le vois d’ici, ce chef-à vie bien-aimé d’une vieille et vénérable dame de la Démocratie politique en France : ah vous voyez bien, ces trois cons de Riposte laïque derrière leur ordinateur ! S’ils dénoncent les prieurs de rues venant chaque vendredi rue Myrha, de tous les départements de la couronne parisienne, s’ils stigmatisent les malheureux hebdomadaires prieurs de rues qui ont décliné l’offre de la grande mosquée de Paris, désespérément vide tous les vendredis après-midi, s’ils appellent à la fermeté contre ces prieurs de rue qui refusent une caserne désaffectée et réaménagée spécialement pour eux pour continuer à prier sur la chaussée et les trottoirs, -parce que la caserne réaménagée aux frais du contribuable parisien n’est pas digne pour accueillir ces champions toutes catégories de la spiritualité-, c’est pas parce que ces trois cons défendent la loi de 1905, qui prévoit que l’exercice des cultes se fait dans le cadre du respect de l’ordre public légal, c’est parce qu’ils sont inféodés à la hiérarchie vaticane !!
Ce matin donc, comme tous les matins, même quand je suis en congés, je me suis levé à 5h30. Normal, comme agent de la hiérarchie vaticane j’adopte le mode de vie des grenouilles de bénitiers peuplant les monastères. J’écoute les informations, si l’on peut parler d’informations, entre 5h15 et 5h30 et ensuite je me lève pour préparer mon déjeuner, faire un peu de gymnastique avant d’aller me doucher et me raser. Voilà, vous savez tout.
J’écoute le poste radio, et j’entends : « La police espagnole a été obligée de charger les manifestants qui cherchaient à s’opposer vigoureusement, (vigoureusement, c’est moi qui rajoute) à la venue du Pape »…
Je le faisais remarquer ce matin à une des « trois cons ou connes derrière leur ordinateur », les mêmes soi-disant anarchistes bottés casqués, et autres « indignés », qui cherchent depuis plusieurs jours à en découdre parce que le Pape vient en Espagne dans le cadre des JMJ annuelles, on ne les a guère entendu lorsqu’un enseignant espagnol s’est retrouvé trainé devant les tribunaux du pays au motif : qu’il avait évoqué le porc, parmi lés éléments de la nourriture espagnole traditionnelle et que… cela avait offensé un élève marocain qui s’en était allé se plaindre à ses parents qui avaient porté l’affaire devant les tribunaux. Et notre enseignant s’est retrouvé cloué au pilori, parce qu’il avait offensé la religion de ces malheureux venus demander aux Espagnols de leur donner du travail et un logement. Nos « anarchistes » et nos « indignés » en oublieront même leur slogan préféré : ni Dieu ni Maître.
Tous ceux qui continuent de larmoyer sur l’assassinat judiciaire du Chevalier de la Barre gardèrent un pudique silence, lourd de sens. La religion de Mahomet étant d’une essence spéciale interdisant même d’évoquer l’existence du porc devant un de ses sectateurs, ils ignoreront les malheurs de l’enseignant. Ils avaient bien autre chose à faire et d’autres chats à fouetter que de se préoccuper des actions judiciaires motivées par la sensibilité religieuse d’un élève marocain exerçant une censure sur les propos d’un Maître d’école espagnol.
Ah bas la calotte ! Ça, ça sonne bien ça
Tandis que, « Non ! À la progression protéiforme de la dictature rampante de la charia ! », ça sonne moins bien. Et pour tout dire, ça fait un peu « extrémiste de droite », et ça fait même franchement xénophobe, puisqu’il faut, pour dire cela, s’opposer aux exigences liberticides de la « partie la plus exploitée et la plus vulnérable du prolétariat » (1), comme aurait pu dire le chef-à vie de la vieille dame.
Alain Rubin
1) Le chef-à vie de la vieille vénérable dame de la démocratie politique en France, s’il avait vécu au 17ème siècle, aurait-il refusé de condamner le massacre de deux cent cinquante mille Juifs d’Ukraine, Lituanie et Pologne par les hordes de Khielmnicki ? En effet, les pogromistes étaient une armée de dizaines de milliers de paysans-soldats, -les cosaques zaporogues-, révoltés contre l’aristocratie terrienne polonaise et accompagnés de nombreuses bandes de paysans entraînés dans la révolte qui donna lieu au plus vaste pogrome connu avant la shoah. Les paysans entrainés par les cosaques étaient très durement exploités par les nobles polonais. En outre, en tant qu’ukrainiens, ils se sentaient opprimés par les Polonais. Les paysans ukrainiens, comme les cosaques zaporogues, tournaient leurs regards et leurs espoirs vers le duché de Moscovie plutôt que vers les autorités de Varsovie ou de Vilnius du Royaume de Pologne et du Grand duché de Lituanie qui s’étendait jusqu’en Crimée.

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