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À bas l’impérialisme chinois

45e jour d’enfermement en Macronie

L’Australie appelle à l’ouverture d’une enquête sur la manière dont la Chine et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont géré la crise du Coranovirus.

La ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, comme Donald Trump, ne veut plus entendre l’OMS  parler du virus de Wuhan : « Nous avons besoin de connaître des détails que seul un rapport indépendant peut nous permettre de comprendre sur l’origine du virus, sur la manière d’y faire face (et) sur la transparence avec laquelle les informations ont été partagées », a-t-elle dit. Elle a comparé l’OMS à un braconnier qui serait aussi garde-chasse.

L’île-continent avait fait l’objet de critiques virulentes de la part de la république populaire de Chine et de l’OMS pour avoir imposé, dès le 1er février, une interdiction d’entrer aux Chinois sur son territoire.

Depuis, le pays Down Under a eu seulement 6 753 cas et 91 décès dont beaucoup à Sydney et dans sa région.

L’Australie n’a donc pas hésité à sérieusement altérer ses relations avec Pékin qui est de loin son premier partenaire commercial, pour préserver ses habitants.

On ne peut pas en dire autant de l’Europe.

Pourtant c’était plutôt bien parti.

Le 15 avril, le journal allemand Bild publiait Ce que la Chine nous doit. Dans cet article, le journaliste estimait que la Chine devrait verser 150 milliards d’euros à l’Allemagne pour l’indemniser des dégâts causés par le Coronavirus.

« Vous régnez par le contrôle. Vous ne seriez pas Président sans ce contrôle. Vous surveillez tout et chaque citoyen, mais vous refusez de contrôler les marchés d’animaux vivants et malades de votre pays. (…) Vous mettez en danger le monde entier », ajoutait Julian Reichelt (1), rédacteur en chef de Bild à l’adresse de Xi Jinping.

Fin avril, dans un rapport produit par l’Union européenne, quelques chanceux pouvaient lire que « la Chine a, sans discontinuer, mené une campagne mondiale de désinformation pour échapper à ses responsabilités dans le déclenchement de la pandémie et conserver une bonne image au plan international. Des tactiques manifestes et secrètes ont été observées. »

Aussitôt, Pékin menaça de bloquer l’exportation des masques, des tests, des charlottes, des surblouses, de gants, des respirateurs si le rapport était publié dans sa version originale.

Les dirigeants européens se sont mis à trembler devant les froncements de sourcils de l’empereur du Milieu.

Il semblerait alors qu’Esther Osorio, conseillère en communication de Josep Borrell, Haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, a exigé que les rédacteurs du rapport ne s’appesantissent plus sur la Chine.

Le texte a été réduit à un article digne du Journal de Mickey.

Jadis c’étaient les États-Unis qui ordonnaient une telle chose. Aujourd’hui, c’est la Chine.

Elle fait savoir à l’UE qui est le big boss maintenant dans le monde.

À chacune de leur apparition, Macronard et son 102e dalmatien de Premier ministre me donnent l’impression de rétrécir.

Je leur conseille de prendre leur courage à deux mains comme chantait Pierre Bachelet et d’arracher le masque de Xi-Jinping. Ils se grandiront bien davantage qu’en maintenant le peuple de France sous un régime de surveillance… à la chinoise.

Et qu’ils crient en chœur: « À bas l’impérialisme chinois ! »

Marcus Graven

Lettre de Julian Reichelt  à Xi Jinping

« Vous régnez par le contrôle. Vous ne seriez pas président sans contrôle. Vous surveillez tout et chacun, mais vous refusez de contrôler les marchés d’animaux vivants et malades de votre pays.

Vous fermez les journaux et sites Web qui critiquent votre ordre, mais pas les étals qui vendent de la soupe de chauve-souris. Vous ne surveillez pas seulement votre peuple, vous le mettez en danger – et avec lui, le reste du monde.

La surveillance est un déni de liberté. Et une nation qui n’est pas libre, n’est pas créative. Une nation qui n’est pas innovante, n’invente rien. C’est pourquoi vous avez fait de votre pays le champion du monde du vol de propriété intellectuelle.

La Chine s’enrichit des inventions des autres, au lieu d’inventer par elle-même. Si la Chine n’invente pas et n’innove pas, c’est que vous n’autorisez pas les jeunes de votre pays à réfléchir librement. Le plus grand succès de la Chine à l’exportation (un succès dont personne ne voulait mais qui a néanmoins fait le tour du monde) est le Corona …

Vous avez créé une Chine impénétrable et opaque. Avant le Corona, la Chine avait une image d’État policier. La Chine aura désormais la réputation d’être un État policier qui a infecté le monde avec une maladie mortelle. Tel est votre héritage politique.

Votre ambassade me dit que je n’honore pas « l’amitié traditionnelle entre nos peuples ». Sans doute considérez-vous les masques que vous envoyez généreusement à travers le monde comme un grand geste d’ « amitié ». Mais ce n’est pas de l’amitié, plutôt une forme d’impérialisme dissimulé derrière un sourire – un cheval de Troie.

Vous planifiez de renforcer la Chine au moyen d’un fléau que vous avez exporté. Vous ne réussirez pas. Tôt ou tard, Corona marquera votre fin politique. »