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À Bercy, Macron avait déjà cramé la caisse !

Alors qu’il était ministre de l’Économie, Macron aurait organisé des dîners mondains avec de l’argent public, 120 000 euros en 8 mois, afin d’étoffer son carnet d’adresses avant la campagne électorale. De quoi nourrir un certain nombre de célébrités…

Ces dîners  étaient destinés au réseautage, et à séduire le monde culturel parisien. Parmi les invités, dont les noms ont fuité dans la presse, figurent Fabrice Luchini, Guillaume Gallienne, Pierre Arditi. « J’avais le sentiment que c’étaient des gens qu’il avait l’habitude de fréquenter », raconte Stéphane Bern qui était alors « le petit nouveau » désormais, devenu un plus que  proche.

« Emmanuel Macron n’est pas du tout un mondain à la base. Ce n’est pas quelqu’un qui sort, c’est plutôt le registre de Brigitte… Il était alors enfermé dans ses dossiers, très peu connu du grand public. Il fallait qu’il acquiert en peu de mois une notoriété, ça faisait partie d’une stratégie d’influence », analyse le journaliste Marc Endeweld, auteur de L’Ambigu Monsieur Macron.

En 2017, cette affaire était sortie consécutivement à la publication du livre des journalistes Marion L’Hour et Frédéric Says, Dans l’enfer de Bercy, rapportant qu’ « Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80 % de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget ».

Outrés, Christian Jacob et Philippe Vigier, alors chefs de file des députés LR et UDI, dénoncèrent le « mensonge » et l' »imposture » de l’ancien ministre de l’Économie sur des frais de représentation à Bercy.

Pour le patron des députés UDI, cet argent a ainsi été utilisé par Emmanuel Macron comme rampe de lancement pour ses ambitions présidentielles. « Il y a des choses importantes qu’on a apprises, notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120 000 euros des crédits du ministre à Bercy [ont été utilisés] pour des agapes En marche !, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle », a dénoncé le député lors d’une conférence de presse, ajoutant que « ce serait bien que la HATVP [Haute autorité pour la transparence de la vie publique, NDLR] puisse nous apporter des éléments ».

« Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration que pas un seul euro d’argent public [ne] serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c’est un mensonge », avait ajouté Philippe Vigier.

Macron répondit à ces accusations en affirmant qu’il avait toujours respecté les règles de la République, estimant que ces attaques relevaient de la diffamation.

Et évidemment, le scandale en était resté là.

Mais voilà qu’étonnement, l’affaire ressort en 2022… dans l’émission Complément  d’enquête diffusée sur France 2, le 3 février dernier.

Que représentent 120 000 euros à côté de tout ce que Macron a claqué, piqué, sans parler des 424 milliards qu’a coûté la crise Covid ?

Ce reportage n’est qu’une diversion pour focaliser l’attention et les cris d’orfraie sur une broutille, évitant ainsi d’évoquer un quinquennat de scandales diversifiés et un bilan totalement catastrophique.

Mitrophane Crapoussin

https://www.youtube.com/watch?v=CbAOpFvplEI