A Bordeaux, le 4 septembre, l’esprit girondin était bien présent

Publié le 6 septembre 2010 - par
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Le 4 septembre à Bordeaux

Girondins, le retour ?

Samedi 18 heures, les premiers participants commencent à arriver Cours Xavier Arnozan à Bordeaux, où la préfecture a déplacé l’apéritif républicain, par crainte d’une éventuelle contre-manifestation. Viendront se joindre une soixantaine de participants environ, certains déjà militants à RR (Résistance Républicaine) ou au RIF (Rassemblement pour l’indépendance de la France). Pour d’autres, c’est l’occasion de rencontrer pour la première fois les responsables locaux des deux associations, respectivement Nicolas Lacave et Stéphane Schinazi.

La conversation s’engage par petits groupes, certains sont venus du Pays basque, d’autres des Charentes. Les discours mettent l’accent sur l’indispensable primauté de la loi française sur les règles religieuses, et sur la nécessaire union de toutes les volontés, de quelque bord politique qu’elles viennent, pour vaincre l’obscurantisme islamique et la progression de la charia en France. Les discussions se poursuivront autour d’un sympathique apéritif jusqu’après la tombée de la nuit, puis on se séparera en se promettant de revenir la prochaine fois. A noter l’impressionnant déploiement policier (une compagnie de CRS au complet) qui aura probablement découragé une éventuelle contre-manifestation, mais qui a peut-être aussi intimidé les passants et les curieux qui auraient voulu s’approcher.

La Gironde n’est donc pas encore vraiment de retour, mais l’esprit girondin est déjà là, et ne demande qu’à s’épanouir !!

Discours prononcé pendant l’apéritif républicain

Tous ceux qui ont fait la France depuis des siècles, qu’ils soient français (depuis 10 générations ou une seule !) ou immigrés de fraîche date se sont battus, ils se sont souvent même sacrifiés pour que tous ceux qui vivent sur son sol reçoivent le bénéfice de leurs luttes et de leurs souffrances. Ils y étaient si bien parvenus jusqu’à présent que l’on se pressait et que l’on se presse encore à nos frontières pour bénéficier des effets de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, qui sont les fondements, les causes et les objectifs de nos lois, pour que les femmes puissent travailler et vivre sans dépendre des hommes, pour que les enfants aient droit à l’école et puissent ainsi faire partie de l’élite républicaine, pour que les lois compensent les inégalités de naissance, pour que tous puissent croire ou ne pas croire, avoir le droit de critiquer et de s’exprimer sans se retrouver en prison, pour que tous puissent se soigner et se loger… C’est cette France-là que nous voulons restaurer et faire revivre.

Ils sont nombreux ceux qui, à l’instar d’une Olympe de Gouges, guillotinée, ont tout donné pour que les femmes soient les égales des hommes.

Ils sont nombreux ceux qui, à l’instar du Chevalier de la Barre, condamné à avoir langue et poing coupés et à être brûlé pour ne pas s’être découvert devant une procession et avoir lu Voltaire, nous ont servi de modèles pour repousser la barbarie, la censure et l’obscurantisme.

Ils sont nombreux ceux qui, comme Victor Hugo, ont choisi l’exil pour l’amour de la République.

Ils sont nombreux ceux qui, comme Emile Zola, exilé pour que fleurisse la liberté d’expression et que meure l’antisémitisme, ont pris des risques insensés pour une certaine idée de l’homme.

Ils sont nombreux ceux qui, comme Jean Moulin, se sont engagés dans la Résistance devant la bête immonde, et en sont morts.
Et nous, aujourd’hui, quand le fascisme islamiste avance ses immondes tentacules pour étouffer et faire disparaître le produit de toutes ces luttes, de toutes ces souffrances, de toutes ces morts, nous ne dirions rien, nous ne ferions rien ?

Eh bien si, et c’est justement pour cela que nous sommes ici aujourd’hui, tous ensemble.

Que voulons-nous ?

Nous voulons que les femmes puissent boire un café, seules à la terrasse d’un bistrot, dans n’importe quel coin de France.

Nous voulons qu’elles puissent se promener partout en France sans avoir à baisser les yeux devant un homme.

Nous voulons que les Redeker, que les Theo Van Gogh, et tous ceux qui le souhaitent, puissent dire ce qu’ils pensent de toute religion, comme de tout système de pensée, sans être aussitôt condamnés à mort.

Nous voulons que les Sohane puissent refuser la loi des petits macs des cités sans être brûlées vives.

Nous voulons que les femmes ne puissent se marier que si elles sont consentantes, qu’il n’y ait ni excisions ni polygamie dans notre pays.

Nous voulons que nos fils puissent épouser des musulmanes sans être obligés de se convertir.

Nous voulons que les homosexuels puissent vivre leur sexualité sans être pourchassés ni condamnés à mort.

Nous voulons que nos filles puissent sortir en mini-jupes sans être traitées de salopes ou violées dans des caves.

Nous voulons que toute personne, blanche, bronzée ou noire qui désire manger la journée pendant le ramadan puisse le faire sans se faire agresser.

Et, plus que tout, nous voulons que les lois de notre pays s’appliquent sur l’ensemble de son territoire, même si elles sont en contradiction avec les préceptes islamiques.

Nous voulons tout cela parce que nous sommes des humanistes, parce que nous avons foi dans la culture, nous avons foi dans le progrès, nous avons foi dans l’homme.

Demandons-nous la lune ? Non, nous demandons le simple respect de nos lois. Nos lois sont incompatibles avec la charia, c’est-à-dire le système des préceptes islamiques, qui impose l’inégalité, l’obéissance aveugle, les rapports de force, le dogmatisme et l’intolérance.

Islam signifie « soumission », ne l’oubliez pas.

Et parce que nous demandons simplement cela, nous devrions nous faire traiter de racistes, de fascistes, ou de xénophobes ? Elle est bien bonne, celle-là :

Est-ce être raciste et xénophobe de vouloir que retournent dans leur pays d’origine ceux qui participent à l’insécurité, qui s’aggrave dans nos villes et nos campagnes, comme les tristes faits-divers de ces dernières semaines en témoignent ?

Est-ce être raciste et xénophobe de vouloir que tous les étrangers qui sont en France soient assimilés avant que l’on n’en accueille d’autres, qui ne font que renforcer les ghettos, le communautarisme et donc le sentiment anti-français ?

Est-ce être raciste et xénophobe de vouloir que les logements sociaux et les hôtels, qui accueillent des milliers de sans-papiers en situation d’urgence aux frais du contribuable, soient réservés d’abord à ceux qui sont en France depuis longtemps et qui, par leur travail, leurs cotisations, leur respect des lois, ont mérité la reconnaissance et l’aide de la nation ?

Est-ce être raciste et xénophobe de vouloir que le gâteau que nous avons tous préparé et que nous devons nous partager, ne soit pas réparti entre tant de gens qu’il n’y aura plus que des miettes, pour tout le monde ? Je vous mets au défi de faire manger 200 personnes sur un gâteau de 6 parts. C’est mathématique et réaliste, et la compassion n’y change rien.

Est-ce être raciste et xénophobe, enfin, que de refuser la logique des passeurs qui s’enrichissent sur le dos de pauvres gens en leur faisant croire qu’en France on rase gratis, alors qu’ils vont arriver dans un pays qui n’a pas assez de travail et de logements pour ceux qui sont déjà là ?

Non, en vérité je vous le dis : notre beau pays a accueilli et assimilé des millions d’immigrants depuis le dix-neuvième siècle, parfois avec des difficultés, mais avec succès dans presque tous les cas, sinon à la première génération, celle de l’immigrant lui-même, en tout cas à la deuxième, celle de ses enfants. Ces gens sont venus ici parce que nous étions le pays des Lumières, le pays de la Liberté, le pays qui avait un idéal universel à proposer au monde. Et ils étaient fiers de devenir français, parfois plus français encore que les autres français. Fiers surtout que leurs enfants puissent vivre en France, parler français, travailler en France, travailler à « faire » la France, et faire à leur tour des enfants français. Je suis moi-même le petit-fils d’un ces immigrants-là.

Et puis, depuis quarante ans, petit à petit, ce modèle d’assimilation s’est grippé, petit à petit il a cessé de fonctionner.

Alors les sociologues, les économistes, les démographes, et surtout les politiciens se sont penché au chevet du malade : c’était la faute de la crise économique, la faute du chômage, de l’inflation, de la sécheresse, que sais-je encore, et il fallait trouver des solutions, vite : on inventa donc le regroupement familial, sans se rendre compte qu’il n’y en avait pas eu besoin pour les générations précédentes d’immigrants. Puis on ouvrit les vannes de l’Etat-providence, le pays était riche, et s’il n’assimilait plus les arrivants, ce devait être parce qu’il ne les choyait pas assez. Mais cela ne suffisait toujours pas. Alors, on cessa d’exiger de ceux qui ne s’assimilaient pas ce qu’on avait toujours exigé de leurs prédécesseurs : qu’ils parlent le français, qu’ils aillent à l’école de la République, qu’ils travaillent, qu’ils enrichissent à leur tour le pays par leur travail et leurs efforts. Et même après cela, l’assimilation ne se faisait toujours pas. Alors les politiques renoncèrent, non sans avoir ouvert préalablement en grand les vannes de l’immigration, et c’est là que maintenant nous en sommes.

Ils ont envisagé toutes les explications, nos politiques. Toutes, sauf la bonne. Elle est pourtant simple, triviale même : l’islam n’est pas compatible avec la République.

Pourquoi ? Parce que la charia, c’est-à-dire le système des préceptes islamiques, impose de renoncer au libre arbitre, impose de renoncer à penser, à s’exprimer, à protester. Elle impose une seule religion, l’islam, et rien d’autre pour elle n’est acceptable. Elle impose la supériorité en droit des hommes sur les femmes, la supériorité en droit des musulmans sur les non-musulmans.

Alors que la France, c’est la démocratie, le libre arbitre individuel, la liberté de penser, de parole, de croyance. La France, c’est l’égalité de tous, en droit, sans distinction de sexe, de religion, d’origine ou de statut social.

La France, c’est la Liberté, oui, la Liberté avec un grand L.

Alors, assimiler des musulmans qui veulent respecter la charia en France, c’est comme mélanger l’eau avec l’huile. Vous n’y arriverez pas, même en secouant beaucoup.

Que pouvons-nous faire maintenant ? Demander à notre gouvernement d’arrêter l’immigration en provenance des pays musulmans. C’est la première chose à faire, et aussi la plus urgente. Lorsque votre baignoire déborde, commencez par fermer le robinet. Ce n’est qu’à partir de là que nous pourrons commencer à envisager des solutions pour l’islam en France, avec tous les musulmans qui le souhaitent, les musulmans qui, ne l’oublions pas, sont souvent eux-mêmes les premières victimes de l’islam. Mais nous devons être clairs : la charia n’a pas sa place en France.

Ni aujourd’hui, ni demain. Jamais. Jamais nous ne renoncerons à notre liberté.

Aujourd’hui, nous pouvons vaincre, c’est-à-dire faire pression sur notre gouvernement pour qu’il comprenne enfin que nous approchons d’un point de rupture, et de l’heure du choix : la charia ou la République.

Et nous pouvons vaincre aujourd’hui plus qu’hier, parce qu’aujourd’hui, nous sommes unis. Au-delà nos divergences sur la politique en général, sur l’économie, sur la société, nous sommes unis devant le danger que représente la charia pour notre pays. Certains d’entre nous viennent de la gauche républicaine et laïque, d’autres de la droite populaire et nationale. Mais tous, nous nous rassemblons, parce que notre pays est en danger. La dernière fois que cela est arrivé, c’était au sein du Conseil National de la Résistance. Méditons cet exemple. Unis nous pouvons tout, divisés nous ne ferons rien.

Non à la charia en France !

Vive la République laïque !

Vive la France !

Stéphane Schinazi

responsable de Résistance républicaine en Aquitaine

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