A bout d’arguments contre le FN, la CGT oublie de lire Jean-Paul Gourévitch !

La CGT vient de publier un argumentaire de 11 pages anti-Front National, suite à l’affaire Fabien Engelmann. Le document, daté d’avril 2011, est intitulé « Le Front national ou l’imposture sociale ».
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/39/70/72/INFORMATION-CGT/Argu-FN-final.pdf
On y lit, page 7, l’argument suivant :
« L’immigration serait un coût pour le pays ? Faux : il ressort d’une étude parue en 2010 d’une équipe de l’université de Lille, réalisée pour le compte du ministère des Affaires sociales que les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. En 2009, les immigrés ont reçu de l’Etat 47,9 milliards d’euros, via les retraites, les aides au logement, le RMI, les allocations chômage et familiales, les prestations de santé,… Dans le même temps, ils ont reversé au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; CRDS et CSG, 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros. Soit un total de 60,3 milliards, et par conséquent un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques. »
la CGT aurait dû relire les arguments de Jean-Paul Gourévitch :
« Le déficit de l’immigration.
Sur [ce] second point , les comptes de l’immigration ne sont pas équilibrés. Certes les migrations ne se réduisent pas à leur aspect économique mais le déficit annuel de l’immigration est de 30,4 milliards d’euros, et si on ajoute celui de l’expatriation, 7,9 milliards d’euros, on arrive à un déficit de la politique migratoire de 38,3 milliards d’euros soit 2 points de PIB. C’est une donnée qui n’est pas en soi tragique car le handicap ça coûte, la dépendance ça coûte, la Sécurité Sociale, ça coûte et notre système est fondé sur la solidarité . Ce qui n’est pas une raison pour ne pas chercher à diminuer ce déficit.
Seulement voilà un sujet tabou contre lesquels il faut allumer des contrefeux. Certains d’entre vous ont sans doute lu dans Courrier International, dans des journaux populaires, dans des blogs, ou écouté sur des radios qu’une équipe de l’Université de Lille concluait, elle, à un bénéfice de 12 milliards . Sauf que cette équipe part des chiffres du recensement qui ne recense que ceux qui ont voulu ou pu se faire recenser, part des données de 2005 et d’un taux de chômage moyen pour la population de 5, 94% bien loin des chiffres actuels, ne prend en compte ni les migrations irrégulières, ni les coûts de structure, ni les coûts fiscaux et sociétaux de l’économie informelle, de la fraude, de la contrefaçon, du travail illégal , de la prostitution, de l’aide aux associations, ni les coûts sécuritaires et oublie même la plus-value apportée par les immigrés au PIB de la France. Mais quand on a envie d’entendre ou de faire lire que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte, alors que le travail de l’Université de Lille comme explicité dans son titre ne porte que sur les comptes de la protection sociale et non sur ceux de l’immigration, on ne va pas s’embarrasser de ces détails. »
Source : http://ripostelaique.com/Jean-Paul-Gourevitch-progression.html

image_pdfimage_print