A Brachay, Marine Le Pen a fait un discours de rentrée revigorant

Publié le 31 août 2014 - par - 3 322 vues
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Perdu au milieu de nulle part, le charmant petit village de Brachay, en Haute Marne, s’était mis sur son trente-et-un, arborant les couleurs de la France afin de rendre hommage, dans une chaleureuse jovialité, à celle pour qui à la quasi unanimité ils offrent leur voix.

Dès l’arrivée sur la place de la mairie, sur laquelle est apposée une plaque rappelant que l’inventeur du gaz d’éclairage est né ici, le ton était donné avec un énorme panneau fait main sur lequel était écrit « Marine, on t’aime ». Deux heures avant le début de son allocution, les préposés à la buvette n’avaient de cesse de satisfaire avec efficacité et bonne humeur les arrivants. Pas de doute, Brachay sait recevoir ses hôtes, au point que même le soleil, pour une fois radieux, s’était invité.

Des petites grappes de gens devisaient ça et là, qui un café à la main, qui un drapeau, tandis que des enfants aux couleurs tricolores couraient autour de la fontaine et que le preneur de son effectuait les derniers réglages. Le staff médiatique était là aussi, Canal+, TF1, I-Télé, BFM, France Bleue, AFP, M6.

J’observais par moments le carré des journalistes sur ma gauche, dont deux ne cessaient de prendre des notes avec l’air abattu de celui qui a eu la malchance de tirer la languette la plus longue dans le chapeau. Sans doute la simplicité bucolique des lieux, l’excès de France profonde et le manque de racaillous, le tout allié à l’odeur pourtant appétissante des saucisses grillées leur provoquait-il un malaise angoissé, habitués qu’ils sont des studios parisiens feutrés et des fréquentations comme il faut. En tout cas, c’est sûr, ces deux-là ne respiraient pas la joie de vivre.

Puis quelques instants avant l’entrée en scène de la vedette du jour, alors que je me tenais aux premières loges devant une barrière, se sont faufilés à côté de moi Gilbert Collard accompagné de Louis Aliot. Sont ensuite arrivés Florian Philippot, Fabien Engelmann et d’autres personnalités. Le maire de Brachay est ensuite monté sur scène pour dire sa joie de réitérer une rencontre festive qu’il avait déjà mise sur pied par deux fois auparavant.

Enfin Marine Le Pen est arrivée, triomphante, joliment hâlée, sous les ovations tandis qu’une musique de circonstance accompagnait son entrée. Elle a débuté son discours par ces mots tout simples : « j’aime toute la France, je ne rejette rien en elle, elle m’est partout agréable ! ».

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Elle a fustigé les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, plus empressés de sauver la monnaie unique et de nous asservir au diktat de la monnaie allemande, plutôt que de sauver l’économie française, a déploré la perte du pouvoir d’achat, la baisse de nos exportations.

Puis elle a prédit que le dernier remaniement ministériel ne survivrait pas à l’hiver prochain, voire à l’automne, avant de s’en prendre plus précisément à Emmanuel Macron fraîchement nommé, descendu tout droit de la banque Rothschild et ancien porte-parole de la Commission Attali, avec sa promesse d’un « ultra libéralisme le plus brutal, le plus stupide, le plus injuste », une nomination prometteuse de mesures antisociales seulement destinée à sabrer les classes moyennes et pauvres au profit de « la grande finance ». Enfonçant le clou, elle a précisé que les 39 heures travaillées préconisées par M. Macron nous seraient en réalité payées pour 35 heures. Une voix s’est alors élevée dans la foule « fumiers ! ». Quant à l’évocation de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, elle a immédiatement soulevé des huées, des sifflets spontanés, indignés.

Réclamant le retour au respect de nos institutions, et comme elle le fait toujours, dénonçant l’entourloupe des deux partis UMP et PS unis dans un même profit, le fameux principe des vases communicants du « panier de crabes » UMPS, Marine Le Pen a rappelé la standing ovation effectuée par les patrons du MEDEF acclamant Manuel Valls, tout comme Alain Juppé d’ailleurs, lequel a dû reconnaître dans l’actuel premier ministre un frère politique.

La foule présente l’a ovationnée lorsqu’elle a promis à son électorat que « jamais » elle ne se déroberait devant le devoir qui lui incomberait si elle venait à être élue, estimant que la France « éternelle » « peut toujours renaître de ses cendres ».

La Présidente du FN a rappelé à plusieurs reprises les thèmes qui lui sont chers et sur lesquels elle refuse de transiger : l’immigration, la perte d’identité nationale, le communautarisme religieux, la laïcité, Schengen, etc, réclamant que chacun s’investisse « personnellement » sur le terrain afin de faire bouger les lignes.

La Marseillaise a bien sûr clos son allocution avant qu’elle ne concède au bain de foule, signant des autographes, posant pour des photos, embrassant des enfants, le tout avec l’air radieux de celle qui se sent en famille, en toute simplicité, communiant avec la France « d’en bas », celle que les autres ont tant de facilité à oublier, celle qu’ils méprisent en réalité.

Au déjeuner, alors que je savourais tranquillement ma saucisse-frites et ma bière, est arrivée une petite escouade journalistique envisageant de s’asseoir en face de moi pour manger. Avisant le logo TF1 figurant sur leur caméra, j’ai alors pris ostensiblement un air à la fois dégoûté et méfiant, de telle manière qu’ils comprennent bien que s’asseoir là était une mauvaise idée. L’un d’eux m’a alors dit « ne vous inquiétez pas, je ne filme pas », à quoi j’ai répondu d’un air sec que ce n’était pas ce qui m’ennuyait. Conscients qu’ils n’étaient pas les bienvenus parmi nous en raison de leur sempiternelle propagande, et sans doute par crainte d’une conversation qui aurait pu « mal tourner », selon leur propre expression, ils ont préféré s’installer plus loin, à l’écart du petit peuple, me souhaitant une bonne fin de repas… Souhait que je n’ai pas relevé ni renvoyé. Fallait pas pousser !

Caroline Alamachère

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"FN premier parti de France"

« FN premier parti de France »

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Il n'y a pas de drapeau européen sur le fronton de la mairie

Il n’y a pas de drapeau européen sur le fronton de la mairie

Gilbert Collard et Louis Aliot

Gilbert Collard et Louis Aliot

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M. Gérard Marchand, maire de Brachay

M. Gérard Marchand, maire de Brachay

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Quelques mots pour la presse avant le bain de foule et les dédicaces

Quelques mots pour la presse avant le bain de foule et les dédicaces

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Fin des festivités

Fin des festivités

On range le matériel

On range le matériel

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