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À genoux devant l’islam, à genoux devant la Chine, c’est la génuflexionite

C’est la position préférée de l’Occident et plus particulièrement de l’Europe. Et quand quelqu’un dans cette position se penche en avant, qu’est-ce qui se passe ? Hein ? Qu’est-ce qui se passe ? Eh bien, il se prend un grand coup de pompe dans le c… Ça ne vous rappelle pas des millions de gars qui plusieurs fois, au cours de cinq séances quotidiennes, se prêtent à la même gesticulation ? Mais quand ce quelqu’un décide, de son propre chef, d’offrir ainsi son séant, c’est tout simplement une maladie. Cette maladie a un nom : la génuflexionite.

Elle remonte très loin dans le passé et finit, tel un cancer, à bousiller le cerveau des générations d’aujourd’hui et se traduit par la réflexion transcendantale suivante : « Mon papa autrefois, il a été vraiment méchant avec vous, vous les Africains, vous les Arabes, vous les Indiens d’Amérique et vous les Asiatiques. Je suis dégoûté, j’ai honte, ça me rend malade ce qu’a fait mon méchant papa. Moi je suis gentil. Tenez ! Prenez ce martinet et frappez très fort sur mon c… Vengez-vous ! Et après, nous serons tous des frères et tout i sera beau ».

Je me souviens qu’en première au lycée, on étudiait entre autres l’Extrême-Orient avant 1914. Je ne sais pas si aujourd’hui c’est toujours le cas car, comme on vient de supprimer la victoire de Verdun dans les programmes scolaires… Mais bon, tout ceci pour dire que les Occidentaux avec les Chinois au XIXe siècle, bah ! On ne peut pas dire qu’ils ont appliqué cette belle phrase du Nouveau Testament : « Aimez-vous les uns les autres » phrase qu’avait d’ailleurs prononcée Confucius avant Jésus. Ça a d’abord été la guerre de l’opium en 1840, opium introduit par les Anglais pour se faire du pognon ; puis l’expédition franco-anglaise de 1858 qui se termina par le pillage du Palais d’été et le traité de Tien-Tsin qui accorda l’ouverture du commerce de nouveaux ports ; plus tard, l’octroi de privilèges exorbitants : concessions de quartiers dans de grandes villes, extraterritorialité permettant aux Occidentaux d’échapper aux tribunaux et impôts chinois, et enfin, contrôle des douanes. Bref, les Occidentaux en ont fait voir de toutes les couleurs aux Chinois, c’est indéniable.

Or l’histoire montre toujours qu’un jour ou l’autre, les méchants doivent passer à la caisse. Et du déclin, les grandes civilisations réussissent toujours à remonter la pente. Et ceux qui hier étaient à genoux finissent toujours à mettre à genoux leurs maîtres d’hier. C’est le temps de la revanche. Mais la Chine dans sa revanche à elle, a vraiment de la chance. Elle n’a pas eu besoin de faire de gros efforts parce que ses maîtres d’hier justement, se sont mis à genoux tout seuls. C’est la fameuse génuflexionite ! En décembre 2001, ils ont accepté que la Chine devienne le 143e membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Résultat : la disparition en un temps record de notre industrie textile.

Je n’apprendrai à personne que l’économie capitaliste, c’est l’art des faux-jetons, et les Chinois en la matière sont de sacrés experts. Je ne m’attarderai pas sur leur espionnage industriel qui a désormais dépassé en intensité celui des Américains. Par exemple, le TGV chinois a été construit dans le cadre d’accords de transfert de technologies avec Alstom, Siemens, Bombardier et Kawasaki. Les Chinois n’ont fait que changer la peinture et le logo ! Aujourd’hui, Macron et Le Maire avec leur bouille enfarinée se réjouissent de la vente de 300 Airbus. Or, il est un autre art où les Chinois sont de sacrés experts, c’est dans celui du lancement de la poudre aux yeux. Que dit Guillaume Faury, le futur patron d’Airbus ? Que « Les appareils vont être construits, soit en Europe soit en Chine dans la chaîne d’assemblage de Tianjin ». Autant dire que dans 10 ans les Chinois mettront sur le marché international de magnifiques Airbus made in China.

Sur le plan des mœurs, nous nous mettons à genoux face à l’islam et sur le plan économique donc, nous nous mettons à genoux face aux Chinois. Cette génuflexionite vraiment, finira-t-elle un jour ? Quand Soljenitsyne hier et Zemmour aujourd’hui déplorent notre manque de virilité, comme je l’écrivais dans mon dernier article, ils n’ont vraiment pas tort. Remonterons-nous bon sang ! un jour nous aussi la pente ? Puisque nous avons été une grande civilisation !

Philippe Arnon