A Jacques Myard : en ne considérant l’islam que comme une religion, vous avez tout faux !

Publié le 29 août 2011 - par - 2 406 vues
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Monsieur le député,

Vous êtes un des rares hommes politiques français à qui un citoyen aimant son pays et soucieux de préserver son identité peut accorder son estime. Vous ne vous laissez pas embobiner par les pensées à la mode ; vous osez dire souvent : – Le roi est nu » ; vous parlez net… Personnellement, j’apprécie beaucoup vos positions et déclarations sur l’Europe. Je vous demande donc de considérer cette lettre, qui met en question certaines de vos idées sur un sujet important, comme une « remontrance bienveillante » et, en quelque sorte, un hommage à votre honnêteté, votre volonté d’être utile à vos compatriotes et votre courage. C’est parce que je vous crédite de ces qualités que je crois pouvoir vous convaincre de rectifier votre vision de l’islam telle qu’elle m’est apparue à la lecture de l’entretien que vous avez accordée à Riposte laïque.

Le préjugé de base : l’Islam, religion

Je vous le dis sans ambages : A propos de l’Islam, « vous avez tout faux ».
Vous partez de prémices sans réalité. Vous ne pouvez donc aboutir qu’à une politique sans effets ou contre-productives.
Vous basez votre raisonnement et vos actions sur une définition de l’Islam qui est radicalement et totalement erronée : l’Islam est une religion – ce qui vrai – et ce n’est qu’une religion – ce qui est faux. Comme la majorité des gouvernants et parlementaires français, vous pensez que l’Islam ne serait pas très différent, dans sa nature et ses fonctions sociales, du christianisme, une des grandes composantes de notre culture, ou d’autres confessions ou traditions, avec lesquelles nous cohabitons sans problèmes.
Ergo, nos principes, et notamment notre attachement à la liberté de conscience, nous commandent d’accorder à l’Islam le droit de se déployer librement sur notre territoire dès lors que nous prenons quelques précautions, au regard de la laïcité par exemple.

Un totalitarisme

Qu’est-ce que l’Islam ?
Voyons d’abord, si vous le voulez bien, ce qu’il est pour les Musulmans – la moindre des choses, me semble-t-il.
Pour un milliard trois cents millions de Croyants, réduire l’Islam à une religion de la sphère privée, telle qu’est devenu le christianisme, est proprement impensable. Dans la bouche d’un infidèle, une telle affirmation est injurieuse. Proférée par un Musulman, elle est un « blasphème » grave, constitutif de « l’apostasie », deux crimes-péchés caractérisés qui, dans les cinquante-sept pays de l’Organisation de la Conférence Islamique mondiale, sont châtiés durement et, parfois, par la mort.
L’Islam, c’est la Loi d’Allah, éternelle comme Lui et valable pour tous les hommes de tous les temps, au moins depuis Abraham, et de tous les lieux.
Les fondements de cette Loi sont contenus dans le Coran, livre éternel comme Allah, « non créé » (c’est un dogme de toutes les variétés d’Islam), donc non discutable ni révisable. L’autre source de la Loi est constituée par les actes et les dits de Mahomet, « le beau modèle », « sceau de la prophétie »,, et de ses premiers Compagnons, consignés dans les hadîth-s, des textes vénérés jamais étudiés, jamais remis en cause dans les pays musulmans.
Dès sa naissance, l’Islam a fixé des normes et, en conséquence, des sanctions en cas de manquement, pour les actes les plus personnels, les plus privés à nos yeux, voire les plus triviaux. Il régente juridiquement, non seulement ce que nous appelons la religion (les fameux « cinq piliers », le « culte »…), mais la totalité de la vie d’un individu. Ce que nous nommons religion, politique, droit, morale, coutume, comportement individuel… tout est placé sous le signe d’Allah et tout relève de textes sacrés interdits d’examen.
Identité prévalant sur toute autre, système juridique ne laissant rien échapper à sa compétence, l’Islam est un totalitarisme. Et un totalitarisme qui a porté l’emprise sur l’individu à des degrés jamais atteints ailleurs (cf., de nos jours, nos chers alliés l’Arabie saoudite ou les émirats du Golfe).
Par ce caractère totalitaire, qui est de naissance, génétique, l’Islam est à l’opposé de tout ce qui fonde notre civilisation. Il l’est aussi par le contenu de ses principaux articles, issus du Coran et/ou des hadîth-s, donc intouchables : inégalité homme-femme, pas de liberté de conscience, pas de liberté de religion (une Musulmane ne peut épouser un non-Musulman : un Musulman ou un enfant de Musulman ne peut renoncer à l’Islam), etc.

Génétiquement aussi : expansion, guerre, taqiyya

L’Islam, de naissance et constamment au cours de l’histoire, conformément aux prescriptions « définitives » d’Allah, est expansionniste et guerrier. Il ne peut être autre. La lutte contre les civilisations étrangères est « l’ordre » d’Allah, un devoir sacré pour la communauté des Croyants. Le combattant sera récompensé par Allah (selon le Coran, auquel il faut toujours revenir), sur terre par le butin, s’il meurt par l’accès au Paradis. Le monde est divisé entre la Maison de l’Islam et la Maison de la guerre.
Cette Guerre sainte, les Musulmans l’ont toujours menée avec fierté, répandant le sang des Infidèles, les réduisant autant qu’ils le pouvaient à l’état d’esclaves ou d’Untermenschen sociaux (les dhimmî-s).
Cependant, conformément à la tradition guerrière arabe, préislamique, mais validée par le Coran et illustrée par l’exemple du Prophète et de ses Compagnons, il est recommandé aux Musulmans, lorsqu’ils ne sont pas assurés de vaincre dans un combat frontal, d’user de la ruse, du mensonge, du camouflage, de la dissimulation, de l’hypocrisie…, un ensemble de pratiques parfaitement légales que la plupart des juristes musulmans désignent sous le vocable taqiyya.

Une évolution possible ?

En quatorze siècles, l’Islam n’a jamais connu de véritable mouvement de réforme : les déviants ont toujours été rares dans un système d’aliénation parfaitement autocontrôlé et les plus hardis ont été éliminés avant que leurs idées aient pu essaimer. L’histoire, et notamment l’histoire contemporaine, prouve d’autre part que, dès qu’elle est en position de le faire, une communauté musulmane rejette les apports extérieurs (l’innovation – bid‘a – est un crime-péché) et revient à ses pratiques les plus strictes. La dynamique de l’Islam n’est pas la nôtre : ce n’est pas le progrès ; c’est la réaction, l’involution, le conservatisme. Et ce conservatisme est le plus étroit qui soit : non pas d’inspiration, mais d’imitation (jusque dans le costume, la barbe, le voile des femmes…)
En Occident, certains « penseurs » prévoient un renversement de cette tendance génétique sous l’effet de la « mondialisation. Ils tablent sur l’émergence, inévitable selon eux et toute proche, d’une Réforme pour lancer nos pays, dès aujourd’hui, dans une politique irénique avec l’Islam. Un pari fou ! Jusqu’à preuve du contraire, si la mondialisation a dilué dans un premier temps les particularismes, nous assistons maintenant, partout, à un repli des peuples sur leurs identités propres. En Europe même, les immigrés venus des terres d’Islam sont de plus en plus désireux de marquer leur différence et, depuis trente ans, l’Islam le plus traditionnel étend son influence à un rythme croissant parmi les immigrés de culture musulmane. Prénom, voile, ramadan, prière du vendredi… la constatation est facile à faire.

La taqiyya chez nous, pour, d’abord, la libanisation

Je vous prie, Monsieur le député, de de bien vouloir prendre ces réalités en considération et d’en tirer les conclusions qui s’imposent au ras des problèmes que génère en France l’existence de Musulmans, de plus en plus nombreux et de plus en plus « islamisés ».
En premier lieu, le bon sens nous oblige à nous demander ce qu’il faut penser des imams, recteurs, aumôniers… qui, chez nous, prétendent que l’Islam est tout à fait compatible avec nos lois et nos traditions.
Seraient-ils des ignorants. Peu vraisemblable ! L’ignorance, laissons-en le privilège à nos journalistes et intellectuels, à nos hommes politiques aussi, hélas !
Ces Musulmans promoteurs de « l’Islam à la française » sont – et tous, sans exception – des combattants. Des soldats engagés, avec foi, dévouement, désintéressement, dans une guerre par la taqiyya, avec une fonction essentielle dans ce type de conflit : la fonction de taupe. Ils sont l’avant-garde d’une armée conquérante. Et pouvons-nous honnêtement le leur reprocher ? Ils accomplissent un devoir sacré. Que n’imitons-nous leur attachement à leurs valeurs et leur fierté d’appartenance !
Et reconnaissons leur efficacité.
Les mosquées, que ces « religieux » nous présentent comme de modestes « lieux de prière » et qu’ils nous demandent de construire à tire-larigot, sont les bastions avancés dans la conquête. C’est à partir de ces bâtiments qu’ils peuvent affirmer la légitimité de leur totalitarisme au sein même de notre démocratie, qu’ils peuvent ré-islamiser, c’est-à-dire recruter, former, mobiliser, fliquer les tièdes et les indifférents (le mois de ramadan est la grande saison de la chasse aux « mauvais Musulmans »)…
Les « accommodements raisonnables » qu’ils réclament au nom de nos principes de liberté (inconnus ou interdits en terre d’Islam) et que nous leur accordons généreusement ne sont rien d’autre que des grignotages de nos lois, de nos traditions, de nos coutumes, de nos modes de vie… Si nous ne réagissons pas, ces « accommodements » iront, n’en doutons pas, jusqu’à l’octroi de concessions territoriales, d’enclaves, de « places de sûreté » où la Loi d’Allah s’appliquera dans sa monstrueuse intégralité.
Il faut voir les choses en face : les Musulmans sont repartis à la conquête de l’Europe. Mais, cette tentative est bien différente des précédentes. (Est-ce pour cette raison que « nous ne la voyons pas » ?) Elle se fait, non par le cimeterre, mais par la taqiyya. Et nos ennemis disposent d’armes que leurs ancêtres n’avaient pas : la démographie, l’argent… et d’un atout nouveau : notre avachissement moral…. Surtout : ils nous connaissent parfaitement alors que nous ne savons rien d’eux.

L’Islam-religion : cheval de Troie

Pendant les cent cinquante années au cours desquelles nous les avons abaissés, humiliés, déculturés, les Musulmans ont eu le temps d’apprendre qui nous étions, alors que, nous, nous les ignorions avec superbe. Maintenant, ils tirent parti à merveille de nos vanités et de nos ignorances, mais aussi de nos plus nobles valeurs de civilisation, dont ils n’ont « rien à cirer » et qu’ils utilisent contre nous dans un aïkido particulièrement pervers. Ils jouent aussi de la cupidité des prédateurs du Cac 40, toujours en quête d’immigrés à utiliser contre la main d’œuvre autochtone, et des margoulins divers – dont des politiques, disons-le – qui ne résistent pas aux pétrodollars.
Ils jouent surtout de notre mépris à leur égard, qui nous fait négliger la menace qu’ils représentent, parce que, récemment encore, nous les dominions. Quand sortirons-nous de nos fantasmes stupides d’anciens colonisateurs, sûrs de leur supériorité… et aveugles ? Quand nous rappellerons-nous que ces « bougnoules » ont arraché bien des terres et des peuples à notre influence, et sans espoir de retour ? Il serait temps que nous apprenions que, de tout temps, les Musulmans ont été de redoutables guerriers, d’habiles stratèges, maîtres du long terme et, une fois au pouvoir, des policiers hors pairs et des bourreaux impitoyables.
Les stratèges de la taqiyya, rusés comme Allah leur commande d’être, nous ont fait tomber dans un piège que nous avons-nous-même dressé : « l’Islam-religion », cet Islam inexistant, impossible, que nous avons inventé et auquel notre vanité et notre goût du confort nous accrochent. Ils ont trouvé dans ce concept bidon le cheval de Troie qui leur permet d’installer en Europe le vrai Islam, guerrier, expansionniste, destructeur de toute civilisation.
Et avec notre concours actif. Car le mot « religion » nous tétanise, nous frappe de cécité devant les atteintes à notre souveraineté et à notre personnalité, de surdité aux injures. « Religion », et, aussitôt, nous mettons la main à la poche pour construire des « mosquées cathédrales », des centres culturels… « Religion », et nous nous courbons devant des fantoches obscurantistes, nous nous honorons de les inviter dans les palais de la République et de participer à leurs agapes ; nous leur octroyons des places dans nos armées ; nous leur ouvrons nos écoles et nos médias… Et malheur à qui ose dire : – Danger ! » Cet imprudent ne peut être qu’un raciste xénophobe.
On le voit, la stratégie des experts en taqiyya n’est pas celle des fous furieux d’al-Qaida et autres guerriers déclarés que nous nommons « islamistes ». Certes, les uns et les autres lisent le même Coran, vénèrent le même Prophète, obéissent aux mêmes préceptes et œuvrent dans le même but de soumission des autres civilisations à l’Islam. Mais les rôles sont bien distincts. En fait, ils sont synergiques. Les « islamistes » accaparent notre attention et celle de notre police ; ils monopolisent les médias sur les risques d’islamisation ; dans notre imaginaire, ils concentrent sur leurs personnes la violence dont l’Islam est porteur et en exonèrent les autres disciples de Mahomet ; ils focalisent, dans le peuple, la peur instinctive, ancestrale, des Musulmans… Grâce à eux « qui défigurent l’islam authentique », grâce à ces repoussoirs, les taupes de l’Islam à la française et nos perroquets médiatiques peuvent présenter, en contrepoint, un autre Islam, lequel ne saurait être, pour notre plus grand soulagement, qu’une « religion d’amour, de tolérance et de paix ». Les forfaits sanglants des fous d’Allah font écran aux manœuvres subreptices très coordonnées, conduites avec systématisme et continuité, par les soldats de la taqiyya et, par la même, les aident puissamment.
J’ai qualifié la stratégie qui nous est appliqué de « conquête en peau de panthère ». On peut dire aussi « libanisation » – et le mot a l’avantage de faire apparaître aux plus raisonnables le risque d’une guerre civile permanente.
Doutez-vous de ce que j’avance ? Demandez, Monsieur le député, qu’on vous traduise les propos que tient, depuis des années, l’Egypto-qatari Yûsuf al-Qaradâwi, dans son émission hebdomadaire sur al-Jazeera : La Charia et la Vie. Ce Musulman érudit et pieux, donc très motivé pour la Guerre sainte, est un protégé de notre ami, l’émir du Qatar (présent, rappelons-nous, à la tribune du Quatorze juillet, en 2008, à côté de… Bachar el-Assad), qui l’a recueilli après que l’Egypte de Sadat l’eut déchu de sa nationalité et chassé. Ce personnage, quasiment inconnu de nos « élites », n’est pourtant pas n’importe qui ; président de l’Union internationale des savants musulmans (oulémas), président du Conseil supérieur européen pour la fatoua et la recherche (le haut-conseil de la guerre en Europe), il est un des maîtres à penser des Frères musulmans, donc de notre UOIF, Union des organisations Islamiques de France. Du haut de la plus haute chaire audiovisuelle worldwide, lui prêche le vrai Islam, le seul Islam, avec toute la force que lui procure sa certitude de la conquête proche de l’Europe, décidée de toute éternité par Allah et en cours de réalisation grâce aux si efficaces et si louables méthodes de la taqiyya, qu’il aime enseigner, en toute hypocrisie bien sûr, à ses millions de téléspectateurs.

Pour une stratégie de contre-offensive

Nous ne limiterons pas la puissance d’expansion d’un totalitarisme agressif en lui faisant une place dans notre pays. Nous ne ferons que le conforter, le renforcer dans une guerre de conquête à laquelle il ne renoncera que si nous lui opposons une véritable stratégie de contre-offensive. Une stratégie, pas des actions ponctuelles et sans lendemain. Une telle stratégie pourrait commencer par la délimitation stricte des aires légales de tolérance de l’Islam en France, cela en référence à nos valeurs, nos lois et coutumes, nos intérêts – et à rien d’autre. Une noble mission, n’est-ce pas, pour les élus du peuple souverain ?
Monsieur le député, extirpez-vous de la masse confuse de la bien-pensance, où se côtoient le bétail désigné pour la mort et ceux qui le conduisent à l’abattoir. Nous, Français, Européens, nous jouons notre survie en tant que civilisation. Rejoignez les rangs des hommes et des femmes, de toutes origines et de toutes opinions, qui luttent contre l’islamisation de l’Europe. Aidez-les à réveiller les consciences. L’intérêt des Français qui vous font confiance pour les représenter et les défendre vous le conseille. L’honneur vous en fait obligation.
Dans cet espoir, je vous prie d’agréer, Monsieur le député, l’expression de ma considération la plus distinguée.

René Marchand

PS : Vos collègues à l’Assemblée lisent-ils le Figaro ?
Dans son numéro daté du 26 août, ce journal consacre un article au dernier livre de Bernard Lewis : Le Pouvoir et la Foi. Questions d’islam en Europe et au Moyen-Orient. L’auteur « envisage la possibilité d’une islamisation progressive de l’Europe ». « Les musulmans, écrit-il, ont la ferveur et la conviction qui fait défaut aux Occidentaux, qui se perdent en atermoiements et en autodénigrements. » Il situe l’échéance de « populations majoritairement musulmanes dans certaines villes européennes et même dans certains pays » […] « dans un avenir relativement proche ».
Qui, parmi nos « élites », tiendra compte de cet avertissement lancé par un savant que beaucoup tiennent pour le plus grand islamologue vivant ?

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