A l'attention de Caroline Fourest, Catherine Kintzler et Henri Pena Ruiz : Lorsque laïcité rime avec lâcheté devant l'islam

Il y a des combats idéologiques et sociaux que nous perdons parce que notre arsenal intellectuel et militant n’est plus adapté à la réalité. Lorsque je fais remarquer que Mahomet est totalement nu et que son phallus sur-dimensionné est objet de vénération et de fascination, nos grands théoriciens de la Laïcité ne voient pas le rapport de cette « révélation » avec l’objet de leurs enseignements. Non Mme Fourest, Mme Kintzler et M. Pena Ruiz, vos discours sont incomplets : la Laïcité n’est pas d’une grande utilité si elle ne s’accompagne pas d’un combat féministe mettant à nu la phallocratie de Mahomet et d’une critique sans merci de son enseignement et des prescriptions coraniques les plus basiques. Il est urgent de pousser nos concitoyens musulmans à s’émanciper d’une emprise religieuse dont ils sont victimes – vecteurs – reproducteurs. Vous concédez la liberté religieuse mais vous taisez votre liberté de critiquer la religion islamique. Votre Laïcité est tronquée. Elle cache mal vos dérobades et votre lâcheté !
Depuis trente ans, nous ne voulons pas traiter la question islamique et nions notre pitoyable incapacité à parler vrai et à clarifier le débat. Nous créons du brouillard en mélangeant question islamique et question sociale. Nous laissons croire que le bouclier nommé Laïcité pourrait nous suffire comme protection. Certains usent exprès du terme «islam modéré » pour ne pas faire la différence entre islam et musulmans, entre des êtres, tous dignes de respect, et une religion qui ne l’aura jamais mérité. La confusion théorique qui règne dans l’esprit de nos ténors intellectuels nous empêche d’aborder cette question cruciale pour l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Bien installés sur la scène médiatique, politique et idéologique, nos ténors enfoncent des portes ouvertes en combattant les extrémismes et ils y dissipent une énergie folle. Il leur suffit pourtant de viser juste. Ils nous font rater mille occasions de gagner la bataille et de toucher le cœur de cible : les prescriptions islamiques, totalement archaïques, confirmées par la pratique historique de Mahomet. Il faut débarrasser notre Cité de leur emprise malsaine. On ne peut laisser libre cours à des prescriptions qui restreignent les cadres plus larges de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité.
Depuis plus de trente ans, sous couvert de liberté de culte, de nouveaux codes religieux et sociaux ont pris place au cœur de nos cités. Ils ont remplacé les codes sociaux et les valeurs propres à la défunte classe ouvrière. Marx a été submergé puis chassé par l’opium du peuple et ses dealers. Ces codes religieux travaillent au corps et au quotidien nos concitoyens et voisins musulmans. Sans décrets d’application, des prescriptions liberticides, inégalitaires et peu confraternelles sont mises en pratique sur le terrain. Elles n’ont même pas eu besoin de prendre le pouvoir politique ou syndical pour transformer notre champ social en quelques décennies. L’excuse des difficultés économiques et sociales, alimentées par un flux continu de nouveaux arrivants miséreux, a eu bon dos. Nos ténors retiennent cette explication pour éviter de se gratter la cervelle et de renouveler les discours qu’ils tiennent, tels quels, à toute occasion. Comme nos finances publiques, notre pensée critique est en déficit chronique. Nos cancres de la pensée n’ont plus que les bijoux de 1905 à se mettre autour du cou.
Invitez-moi dans vos colloques et tables rondes et vous verrez comment le fils d’une ex-voilée intégralement peut servir de poil à gratter… la cervelle !
Pascal Hilout, né Mohamed
Tract distribué le mardi 18 janvier 2011 lors du colloque Snpden, au lycée Louis Le Grand

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