A l’Université française d’Abou Dhabi, même les baisers et les câlins sont interdits pour cause de charia

Publié le 30 juin 2013 - par - 2 047 vues
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L’Education nationale française se targue de nombreux établissements à l’étranger pour faire rayonner notre culture. Parmi ceux-ci, « l’Université Paris Sorbonne Abou Dhabi » situé, comme son nom l’indique, en terre musulmane et chamelière.

Cette Université se présente sur son site internet comme « un pont entre les civilisations » (sic !)

http://www.sorbonne.ae/FR/Pages/default.aspx

Mais il ne faut fouiller longtemps sur ce site pour constater que ce « pont » est, comme toujours avec les musulmans, à sens unique. On apprend par exemple que la résidence des étudiants, « La résidence « Place de la Sorbonne » est composée de deux bâtiments séparés, l’un destiné aux filles et l’autre aux garçons. ». Et l’Université se justifie… par la charia : « Une exception qui tient compte au respect de la tradition et des lois des Emirats. »

http://www.sorbonne.ae/FR/CAMPUS%20LIFE/Pages/UniversityResidence.aspx

On prétend cependant que « la Résidence est aussi un lieu de vie et d’échanges dans un contexte international, un endroit où l’on participe à la vie étudiante. »« Echanges » fort limités si on lit le règlement intérieur de ladite résidence…

http://www.sorbonne.ae/Documents/FR/Place%20de%20la%20Sorbonne%20r%C3%A8glement%20int%C3%A9rieur.pdf

Non seulement il est « strictement » interdit de fumer, ou de posséder ou de consommer la moindre boisson alcoolisée, mais en plus la séparation des sexes est absolue : « La ségrégation (sic !) des bâtiments s’applique aux visiteurs : aucun homme ne sera autorisé à pénétrer dans la résidence des filles, aucune fille ne sera autorisée à pénétrer dans la résidence des garçons. »

Cela ne fait réagir aucun de nos soixante-huitards qui militaient pour la liberté sexuelle… Pourtant ils avaient tellement fait pour cette cause en mai 68 à la Sorbonne parisienne, la vraie, pas sa pâle copie mahométane.

Et comme ce règlement intérieur ne saurait prévoir tous les cas de perversité libératrice des jeunes étudiants et des jeunes étudiantes, il y a une clause ramasse-tout : « Il n’est pas possible d’énumérer toutes les situations qui pourraient constituer une conduite indécente. Cependant, tout comportement inacceptable pour des raisons religieuses, culturelles, morales ou légales par la religion, la culture, la loi, tels que, par exemple, les baisers, les câlins, les touchers… est interdit à l’intérieur et aux alentours de la résidence. »

Voilà. Non seulement les relations inter-sexes sont interdites, non seulement il est proscrit de se palucher le poireau entre mecs ou de se brouter le gazon entre nanas, mais en plus tout « toucher » est voué à la dure loi d’Allah.

Evidemment, on attendra en vain les réactions de la caste politique française face à cette atteinte aux libertés fondamentales dans un établissement français soumis à la charia.

Djamila GERARD

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