A Lyon, on a pu dire la vérité sur l’islam et l’immigration, sans être qualifié de « raciste »

Publié le 6 septembre 2010 - par
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Contrairement à ce que raconte Lyon-info (et omet Le Figaro, seul le Progrès informe quelque peu) nous étions près d’une centaine (60 selon la police qui fut irréprochable en calmant quelques excités) au plus fort d’une rencontre (vers 18h30-19h30) haute en couleur, bonhomme, ensoleillée, malgré la chape de plomb intellectuelle et morale qui veut rendre coupable, impur, paria, toute personne susceptible d’y participer ; à commencer par le MRAP contre lequel une procédure va être sans doute engagée pour atteinte à la notoriété publique suite à son communiqué du 2 septembre ; une plainte devrait être en effet déposée dans les tous prochains jours, on verra bien si le Procureur de la république accepte que la Constitution soit violée, piétinée, par une officine qui officie de plus en plus pour diviser, semer la haine, lorsqu’elle diffame, salit, exige que la liberté d’expression soit suspendue pour certains, mais au nom de quoi ? Qui êtes-vous ? Sinon les longs couteaux des groupes de l’ombre. La nouvelle milice est en marche et empêche comme à Toulouse que l’on puisse se réunir, discuter, se contredire comme on a pu le faire à Lyon avec des opposants de tous bords mais qui avaient accepté le principe républicain de la liberté d’être en désaccord.

C’est ce qui a été discuté tout le long de cet apéro où l’on a vu des gens sortis de nulle part déplier leur petite nappe et proposer vin et saucisson (aussi) puisque désormais l’acte de manger du saucisson est devenu synonyme de liberté !

Or, ce qui était flagrant était l’ignorance des journalistes et de certains opposants qui ne savaient pas que l’on pouvait critiquer l’islam sans être raciste, que l’on pouvait critiquer l’immigration refusant de s’intégrer sans être raciste, sans se sentir coupable, sans baisser l’échine, sans se sentir honteux.

Ils ne savaient pas que les immigrés sont des êtres humains comme les autres et qu’ils imposent naturellement leurs lois ancestrales si on ne leur dit pas que la république française ce n’est pas ça ; et ce n’est surtout pas une juxtaposition de communautés comme le rêvent debout certains idéalistes qui pensent la société comme une peinture faite de tâches disparates sans plus aucune harmonie. Ils n’ont par exemple jamais lu un Lamence Madzou qui indique que le rapport à la violence peut être instrumentalisé afin d’arracher certains subsides aux mairies :

« La violence montait. En 1996, il y a eu des émeutes, des bus brûlés, des affrontements avec la police. Les habitants de Corbeil avaient le sentiment qu’il n’y avait pas de vraie réaction malgré la recrudescence des voitures brûlées, des appartements cambriolés, des cassages en règle et des agressions en série. On avait presque l’impression que toute l’attention de la municipalité allait aux Tarterêts, que ce quartier était le seul qui avait des problèmes. Les jeunes des Tarterêts bénéficiaient de tous les avantages que pouvaient leur offrir la municipalité : vacances gratuites, projets à profusion, aides en tous genres. Ceux de Montconseil avaient l’impression que plus on cassait, plus on était récompensé. Alors, c’est ce qu’ils ont fait eux aussi » (J’étais un chef de gang, Paris éditions La découverte, 2008, p. 129).

Est-ce que c’est raciste que de dénoncer cet état de fait ? Bien sûr que non ! Par contre il est tout à fait raciste de dire qu’un (Nord) Africain ne doit pas accéder à cette dimension universelle qu’est devenue la démocratie républicaine parce que cela ne ferait pas partie de « sa culture » !!! Comme si celle-ci était un chef d’oeuvre en péril qu’il fallait garder telle quelle, comme si elle ne devait pas évoluer ! C’est pourtant là le discours de l’extrême droite, la vraie, qui considère que les non blancs ne peuvent pas se hisser à la connaissance de l’universel.

L’extrême gauche, dont le MRAP, reproduit un tel discours racialiste et différentialiste qui sépare les cultures et appelle à cultiver leur « pureté » au sein même des territoires nationaux.

Mais comment se fait-il que ces gens qui se sont trompés sur le communisme soviétique, sur le maoïsme, sur le Vietnam, sur Cuba, sur le Cambodge, sur le régime iranien, sur le régime algérien, viennent nous donner des leçons de démocratie de république de liberté de laïcité alors qu’ils ont toujours refusé que ces principes puissent s’édifier dans les pays qu’ils ont dominé et/ou soutenu ?

Ce sont eux en réalité qui profitent des faiblesses du gouvernement français actuel pour hausser le ton alors qu’ils organisent la haine désormais, ils ne font plus seulement que la susciter. Cela suffit. Il est temps de siffler la fin de partie. Il est temps de revenir sur Terre.

Voilà ce qui s’est dit à l’apéro à l’ombre de la statue de Louis XIV (qui avait en réalité moins de pouvoirs qu’un Président de la Vème République…).

Lucien Samir Oulahbib

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-la-derive-totalitaire-du-mrap-56459280.html

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