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A Nogent-sur-Seine, la grogne des électeurs fait capoter le « centre culturel » turc

A Riposte laïque, nous avons dénoncé par de nombreux articles la soumission de nos élus qui octroient des subventions publiques occultes et des autorisations de construction de mosquées présentées comme des « centres culturels et sociaux ». L’État est le premier responsable de cette situation : ses préfets se soumettent à ses  ordres pour ne pas faire de vagues entre les communautés musulmanes et le pouvoir politique. C’est le vil marché passé pour obtenir la paix sociale.

En période électorale, nous venons d’assister à Nogent-sur-Seine, dans l’Aube, à un bras de fer entre les électeurs, la future municipalité et la communauté turque au sujet de la construction d’un centre culturel turc, bras de fer qui a tourné en faveur des électeurs. Leur grogne a contraint le candidat de la majorité municipale, et probable futur maire, à faire la déclaration suivante : […] est-il souhaitable de créer des mini-villages communautaires alors que toute notre politique a été axée sur l’intégration, au sein des associations ? ». Cette marche-arrière n’a pas été accompagnée de commentaires. Ce projet a été qualifié de « mégalo-projet » par le Front-National local. La municipalité prévoyait de « brader » 4500 m2 dans le centre-ville pour la communauté turque. Maintenant ce terrain sera destiné à « ériger un futur équipement public » selon un tract électoral.

Dans tout projet dit « socio-culturel » des communautés musulmanes, il y a en premier lieu une mosquée. La communauté turque avoue d’ailleurs sans ambages  qu’il y a bien une mosquée dans le projet, rappelant, par la bouche du président de l’association turque, que « lorsque Nicolas Sarkozy, de droite comme la municipalité, était ministre de l’Intérieur, il a demandé à ce que l’on construise des lieux de culte musulman dans les villes. Ici on fait le contraire ». « C’est affligeant de voir des réactions pareilles venant de la droite » complète le délégué PS qui revendique : « Il y a des Turcs qui vivent dans la commune depuis 30 ans. Nous payons nos impôts ici. Nous sommes nogentais ». Suffit-il de payer ses impôts à Nogent pour être nogentais ?

ASSOCIATION DES TURCS DU NOGENTAIS001Le drapeau turc trône au siège de l’association des Turcs nogentais, communautarisme oblige (cliché L’est-éclair, Troyes)

Il déclare aussi sans retenue : « La France est un pays laïque. Toutes les communautés musulmanes ont droit à une mosquée ». C’est tout un programme. A la République de s’exécuter. Il lui faudrait donc construire une mosquée pour chaque communauté musulmane.

Sur ce sujet nous avons déjà rappelé que les Turcs ne prient pas chez les Arabes, que les Algériens ne prient pas chez les Marocains, que les Pakistanais ne prient pas chez les Maliens, que les Camerounais ne prient pas chez les Tchadiens, les Tunisiens chez les Libyens, les Égyptiens chez les Jordaniens etc. etc. Cela laisse donc  augurer la construction de milliers de mosquées si on veut satisfaire chaque communauté qui tient à maintenir ses habitudes, ses coutumes, protéger et garder ses ouailles, prêcher dans sa propre langue, bref vivre comme au pays. Pourtant « La langue de la République est le français (art. 2 de la Constitution) », pourtant l’Europe n’est pas l’Afrique, n’est pas l’orient.

De plus, multiplier les mosquées pour chaque ethnie, chaque nationalité d’origine des immigrés conduit immanquablement à un communautarisme incompatible avec un État laïque. La laïcité n’est pas à géométrie variable. C’est une valeur fondamentale de notre République.

Il ne faut pas occulter non plus une autre arrière-pensée de politique interne dans ces projets de mosquées : la représentativité dans les Conseils Régionaux du Culte Musulman (CRCM) et le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) se fait au prorata de la surface des lieux de culte et non pas au nombre de fidèles. Il y a donc là un projet de prise de pouvoir politique. N’oublions pas que Millî-Görüs, association islamiste turque de Turquie, a des ramifications dans toutes les communautés turques d’Europe où elle compte 500.000 membres. Pour Millî-Görüs, s’intégrer c’est conserver sa langue, sa culture et donc son allégeance au pays d’origine, la Turquie. L’intégration dans le pays d’accueil est ainsi réduite à sa plus simple expression : une présence physique. Ce n’est plus de l’intégration, c’est de la conquête par remplacement de population. La construction de mosquées communautaires ne vise qu’à empêcher l’intégration des immigrés, qu’à créer des mini-poches culturelles et politiques des États étrangers. Les communautés musulmanes en Occident deviendront des extensions de pays étrangers sur notre sol. Une cinquième colonne.

Rappelons pour conclure  la déclaration faite à Cologne par Erdogan, premier ministre turc, lors de sa visite en Allemagne : « L’assimilation est un crime contre l’humanité». A méditer … et vite…

Bernard Dick