A Poitiers, Tariq Ramadan engueule les musulmans !

Publié le 3 juin 2013 - par - 6 986 vues
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Aujourd’hui 1er juin, à Poitiers, Tariq Ramadan était l’hôte de marque des musulmans de la Vienne qui organisent des conférences pour faire connaître la fameuse religion d’amour, de tolérance et de paix… Et dire que nous avons failli être privés d’un tel événement !

Une salle, où ça ?

En effet, plusieurs salles, plus ou moins municipales pour l’essentiel, se sont fait porter pâles ! Poitiers la socialiste serait-elle devenue un haut lieu de la résistance à l’islam, emboîtant le pas aux courageux jeunes Identitaires ? On se souvient qu’en octobre dernier, ils avaient occupé le toit du chantier de la mosquée. Quelques jours plus tard, la venue à Poitiers d’Hani Ramadan, frère de Tariq et grand défenseur de la lapidation, n’avait ému personne ; au contraire, La Nouvelle République, notre feuille de chou locale, s’était fendue d’un article élogieux et complaisant.

Retenons de ce cafouillage que le travail et le courage de ceux qui dénoncent l’idéologie islamique commencent à porter leurs fruits : Tariq Ramadan boudé par nos Vallaud-Belkacem et autre Valls, les édiles locaux retournent leur veste sans état d’âme.

Ouverture ratée

Au final, une modeste salle de l’hôtel Mercure au Futuroscope a fait l’affaire : la conférence, bien qu’annoncée de longue date, n’a pas réuni plus de cent cinquante personnes. Un échec si l’on se souvient du premier volet avec Hani Ramadan ! Échec aussi concernant l’objectif visé qui est de permettre aux « Gaulois » de comprendre l’islam : ils n’étaient que trois !

ramadan prêcheurLa presque totalité des femmes constituant le public étaient voilées et vêtues de longs pardessus informes, les hommes quant à eux vêtus à l’européenne. D’ailleurs le voile est de plus en plus présent dans les rues de Poitiers et la Maghrébine « en cheveux » se fait rare sous nos climats…

Tous des nuls

Au début de son exposé, Tariq Ramadan n’a pas manqué d’exprimer sa rage et son dépit. Lui, le grand homme, baladé de salle en salle, rejeté comme un vulgaire vagabond ? Une fois achevé son couplet « stigmatisation des musulmans », il se ressaisit et développe le thème de l’éthique musulmane, ce pour quoi il était venu.

De cet exposé long et ardu, je retiens que les musulmans n’ont rien compris à la charia ! Selon Ramadan, la charia n’est pas un ensemble de règles à appliquer de manière binaire : haram/halal. Il dénonce chez le musulman l’obsession de la règle, notamment l’obsession du haram, de l’interdit, qui fait perdre le sens de la règle.

Il invite le musulman à cesser de faire le musulman ! Au lieu de cultiver et d’accentuer ce qui le différencie des autres, son vêtement, son alimentation, etc., Tariq Ramadan lui propose au contraire d’incarner les valeurs universelles de justice, de compassion et de bonté. Ainsi, plutôt que d’importuner le voisinage avec une pratique bruyante du ramadan, il propose de parler avec ses voisins du jeûne comme d’une pratique partagée par toutes les religions, dans une démarche de compassion. Le musulman doit être celui qui réforme le monde en étant un être de bien et en sortant de l’étroitesse de la règle ! Le musulman comme miroir de l’autre dans ce qu’il a de meilleur ! Rien de moins !

Ce djihad-là est un cheval de Troie

Tariq Ramadan propose donc au musulman de se fondre dans le paysage occidental en réduisant la différence avec l’autre et d’être celui qui, incarnant le mieux les valeurs universelles, saura attirer l’autre à lui en étant exemplaire. Pour reprendre les termes de Ramadan, il faudrait que les musulmans « passent d’une éthique de la différence à une éthique de la distinction ». Quand on connaît le caractère suprémaciste de l’islam, on peut dire que Ramadan propose là une sorte de djihad élégant et raffiné !

Pipi caca

Je doute que ce programme ambitieux puisse un jour être appliqué par la masse musulmane. Ce qui fait tenir l’islam, ce sont justement ces innombrables règles qui empêchent de prendre de la hauteur et de penser. Toute sa vie durant, à chaque minute, à chaque seconde, le musulman doit veiller à la bonne application de règles sous peine de se retrouver en enfer.

Une grande partie de ces règles appartiennent à la « charia des latrines » dont le Père Zakaria nous explique le sens : « Il s’agit des règles strictes régissant les lieux d’aisance et leur orientation par rapport à la Mecque. On y trouve aussi les directives concernant la manière de pénétrer dans ces lieux secrets, la façon de se soulager, les positions recommandées, le nombre de cailloux nécessaires pour se nettoyer, comment le faire et avec quelle main, les mots qu’il faut prononcer, etc. Toute une réglementation est par ailleurs réservée aux gaz intestinaux dont l’émission peut invalider la prière. En effet il est spécifié que les démons lors de la prosternation profitent de l’occasion pour s’introduire dans le rectum provoquant ainsi le relâchement des gaz, la gravité de “l’infraction” étant bien entendu proportionnelle à la quantité de bruit généré. »

En guise d’exemple, voici comment le musulman doit procéder pour uriner ou déféquer : « Après les besoins et/ou l’urine, on veillera au nettoyage des parties intimes : après avoir uriné ou fait ses besoins, il faut laisser du temps aux impuretés pour qu’elles soient complètement éjectées et évacuées (après avoir fini d’uriner : attendre trois à quatre minutes par exemple jusqu’à ce que les dernières gouttelettes d’urine aient disparu puis s’essuyer trois fois ou plus avec du papier hygiénique (par exemple) (avec la main gauche bien sûr). Puis utiliser de l’eau et nettoyer soigneusement le sexe (ou le vagin) (l’endroit de sortie de l’urine). Après avoir fait ses besoins, s’essuyer trois fois ou plus avec du papier hygiénique (par exemple) puis nettoyer à l’eau l’anus. »

Réfléchir ? contre-productif !

L’application de ces règles occupe une grande partie des journées d’un musulman ordinaire et elles sont par ailleurs une cause de terreur. Mahomet lui-même expliquait au sujet des souffrances de la tombe : « “Une grande partie du châtiment de la tombe est du fait que l’on ne se protège pas des éclaboussures de l’urine” ; et passant devant deux sépultures :“Ces deux morts sont en train d’être châtiés, l’un pour médisances, et l’autre pour ne pas s’être protégé des éclaboussures de l’urine.” » Rapporté par Muslim (676) et Al-Bukhârî 218.

Ainsi, comment s’étonner que le musulman soit un être qui fait peu travailler son cerveau, plutôt peureux et soumis, l’enfer le guettant au moindre faux pas ? Il suffit pour s’en convaincre de parcourir les forums musulmans où on disserte à longueur de pages sur la façon dont on doit s’essuyer le derrière ou d’écouter les grands docteurs de l’islam qui examinent les fonds de culotte pour savoir si les menstrues ont réellement commencé auquel cas le jeûne de la femme serait invalidé… Pauvre musulman qui ne sait plus où donner de la tête au point d’en oublier le djihad !

Intellectuel et musulman, l’impossible sérénité

Et il souffre, notre Tariq. Il souffre de la médiocrité de ses coreligionnaires. Il peine à cacher sa déception et son dégoût. Il les trouve bêtes, incultes et souhaiterait tellement qu’ils ouvrent un livre de temps à autre… il les encourage même à soigner leur apparence et leur hygiène et à faire moins de bruit aussi… Est-ce pour cela qu’il se plaît à le dire dans un langage savant, hors de portée de son auditoire, essentiellement populaire ? Comme pour s’élever au-dessus de la masse, de crainte d’être confondu avec elle, tel un aristocrate parmi les manants.

Je crois que Ramadan n’est pas le seul à ressentir cet embarras face à la populace à laquelle il redoute d’être assimilé. On sent la même gêne chez Abdennour Bidar ou Abdelwahab Meddeb qui professent un islam chic, plus acceptable pour eux-mêmes et pour l’Occident.

Je doute que ces préciosités de langage aient eu un impact sur les esprits des participants à cette conférence.

Ils étaient venus pour vivre un grand moment de communion islamique ! Pas pour se faire engueuler !

Leila Syam

 

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