À propos de la stratégie anti-Macron

Publié le 22 octobre 2018 - par - 8 commentaires - 1 242 vues
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La stratégie est l’instrument du combat politique pour arriver à un résultat conforme au but politique. À proprement parler, l’unique usage de la stratégie politique est de mener le combat politique anti-Macron. Ce sont les forces politiques réelles qui livrent le combat anti-Macron et celui-ci réagit, à son tour, sur les forces politiques. Donc, la stratégie doit nécessairement prendre en considération les forces politiques en présence.

La stratégie doit tenir compte des forces intellectuelles et morales qui distinguent les partis politiques, car ce sont les plus importants facteurs du combat politique qui permettent de calculer les résultats possibles de la stratégie anti-Macron. La stratégie politique, qui mène au but du combat anti-Macron, doit fixer à l’action l’objectif politique qui répond à ce combat. En d’autres termes, la stratégie politique fait le plan de campagne. Elle programme ensuite la série des opérations politiques destinées à le réaliser.

Comme un programme politique repose sur des hypothèses qui sont dépendantes de circonstances spéciales, lesquelles ne se laissent ni deviner, ni prévoir, il résulte que la stratégie politique doit faire, pendant la campagne, les incessantes modifications que les circonstances exigent. Il faut qu’une stratégie adaptative soit constamment à l’œuvre. Le programme politique doit guider la stratégie dans la conception des plans. Et il doit aider à l’unité des conceptions politiques pour faire ressortir « tout ce qui peut servir le principe moral ».

Si l’on considère la grande variété et l’importance des circonstances auxquelles la stratégie politique est confrontée, on comprend que, pour en saisir toutes les nuances, il faille une rare vision politique. Un chef qui sait donner au combat politique une direction conforme au but qu’il poursuit, et aux moyens concrets dont il dispose, donne ainsi la preuve de sa valeur politique. C’est moins par des procédés politiques que par les résultats acquis chaque jour que se manifeste l’art politique. Ce qu’on considère, c’est la concrétisation des hypothèses faites en politique, c’est l’efficacité d’une direction politique conçue et poursuivie et dont le succès révélera la portée. C’est dans le résultat final que l’on pourra découvrir l’efficacité d’une direction politique.

Les formes et les moyens que la stratégie politique emploie sont simples et le sens politique du chef fait que la chance ne peut que sourire aux audacieux. Combien de fois a-t-on voulu y trouver la preuve d’une perspicacité politique du chef, voire même d’une science politique éminente ! Et que d’aberrations ne trouve-t-on pas chez les idéologues gauchistes, lesquels, allant toujours plus loin, éliminent absolument de la politique les forces morales, identitaires, patriotiques, nationales. Ne tenant compte que de la supériorité des soutiens financiers en présence pour assurer la propagande réduite à quelques notions mathématiques de calcul de temps et d’espaces médiatiques, ils croient pouvoir abuser du temps de parole et de la présence numérique sur les réseaux sociaux. S’il ne s’agissait que de ces considérations, le problème serait facilement résolu !

En somme, il ne s’agit pas ici de formules ni d’arrangements médiatiques. Les relations qui existent entre les Français et la Droite nationale sont très simples. Ce qui est difficile, c’est de savoir de rendre compte aux Français des forces morales en présence. Ce n’est que dans la stratégie, alors que celle-ci confine à la morale politique et à la science gouvernementale, que les forces politiques se multiplient ou se pervertissent !

Ce qui exerce le plus d’influence pour donner plus de puissance à l’action politique, dans la forme même où elle doit produire ses résultats, c’est la forme politique qui domine quand la grandeur morale en est la force infinie. Mais, si tout est simple quand la grandeur morale imprègne la stratégie de l’action politique, tout n’y est pas facile. Dès que l’on a déduit des rapports nés de la situation politique ce que la stratégie doit être, on découvre la direction politique et morale qu’il faut lui donner. Poursuivre dans cette direction, exécuter sérieusement le plan, ne s’en jamais laisser détourner par les circonstances, voilà ce qui exige non seulement une grande force de caractère, mais encore une finesse politique et une grande sûreté d’esprit !

Parmi les chefs distingués, les uns par l’intelligence, les autres par la pénétration d’esprit, les uns par la hardiesse, les autres par la puissance de volonté, il n’en est pas un qui réunisse toutes ces qualités dont l’ensemble seul peut élever un chef au-dessus de la banalité générale. Il est certain, pour tous ceux qui ont l’expérience de la lutte politique, qu’une décision importante exige beaucoup plus de force de volonté dans la stratégie que dans l’action politique. Dans le combat politique, l’instantanéité, la rapidité de réaction dominent.

Semblable au marin qui sent que le bateau dont il tient la barre est emporté par la tempête contre laquelle il ne saurait lutter sans de grands danger, le chef ferme son esprit aux appréhensions croissantes qui l’assiègent, et, faisant preuve d’audace, il va résolument de l’avant, conformément au plan. Dans l’action, les appréhensions personnelles et les suggestions extérieures, les projets, les pensées, les objections, de même que les regrets intempestifs, ont un impact contraire à ce qui est réalisable dans l’action. Le chef ne peut alors s’embarrasser de ces appréhensions, de ces suggestions extérieures, de ces projets, de ces pensées, de ces objections, de même que des regrets intempestifs, si ce n’est pour voir alors son échec assuré.

Si le chef n’est pas exempt de tout soupçon, soit par la gabegie des frais de bouche, soit par l’abus de biens sociaux, il est alors pris dans le soupçon et il ne peut voir personnellement que la moitié des choses. C’est pourquoi il ne peut pas être assuré de la victoire morale dans l’esprit des électeurs, non pas ceux qui sont convaincus, mais ceux qu’il doit conquérir pour gagner. Macron a donné le ton : « Fils d’immigrés, noir et pédé » avec le comportement du personnel politique LREM à l’Élysée, avec l’image de la célébrité honteuse de la dé-Fête de la musique et le cliché de l’exhibition des « artistes non conformes » derrière le couple Macron-Brigitte, ce qui a choqué une fois de plus les Français et ce qui a donné lieu à de violentes polémiques.

Depuis l’Algérie, le candidat Macron juvénile interpelle la France. Macron l’Algérien a été interviewé à la télévision algérienne le 15 février 2017 : « La colonisation fait partie de l’Histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie… » Depuis son élection insensée à la présidence, la France le dérange. Il bouscule l’Histoire par sa vision partisane de l’Histoire de la France millénaire chrétienne depuis les origines. Ayant qualifié la colonisation de l’Algérie de « crime contre l’humanité » et prétendu qu’il n’existait « pas de culture française », ni d’art français, Macron juvénile peut étaler fièrement son ignorance crasse de l’Histoire du pays. Après Hollande-Ubu, Macron devrait se rappeler Marx : « Les grands événements se produisent toujours deux fois, la première fois comme une tragédie, la seconde comme une farce. »

Quel aura été le plus grand scandale de l’élection de Macron ? La machination de l’anti-France des soi-disant élites de la gauche intellectuelle anti-française en marche avec la presse des milliardaires qui ont soutenu Macron. Ils ont sombré, sur toutes les télés vulgaires, dans une propagande délirante de l’anti-France.

La machination de l’anti-France des médias subventionnés et soumis se trompe de débat. Ce sont les innombrables commentateurs arrogants et médiocres des télés vulgaires, les porte-parole de l’anti-France, qui devront être jugés, alors qu’ils ne sont jamais inquiétés. Depuis Chirac-Hollande, la machination de l’anti-France UMPS-GOF-LGBT est installée dans la société française. Depuis Macron, la machination de l’anti-France UMPS-GOF-LGBT est à nouveau en marche avec LREM. Le patriotisme est devenu hors la loi.

Macron président juvénile prône la diversité de l’anti-France : « Fils d’immigrés, noir et pédé ».

Mais cela ne rend pas pour autant le combat anti-Macron plus facile. Le chef doit tout pressentir et tout deviner, à propos des embûches, des pièges, des manœuvres et des coups fourrés politico-médiatiques. Il ne doit jamais se laisser dominer par les circonstances. C’est ce qui exige une force de caractère, une finesse politique, et une grande sûreté de décision. Sinon, la conviction des électeurs perd de sa force. Il en résulte que le chef doit absolument agir quand la plupart des électeurs de la périphérie restent circonspects, immobiles ou paralysés, par de fausses appréhensions sur la capacité du chef à gouverner la France.

Jetons un regard sur l’histoire de la campagne de Macron que la clique médiatique signale comme un chef-d’œuvre dans l’art de la mystification. Nous y voyons Macron chercher incessamment des soutiens tantôt à droite, tantôt à gauche. Y a-t-il en cela quelque chose de si extraordinaire et pouvons-nous y voir la marque d’une mystification profonde ? Ce qui domina dans la campagne, c’est l’arrogance avec laquelle, poursuivant un but et disposant d’une propagande illimitée, il se comporta toujours au-dessus de ses moyens intellectuels, par ses connaissances étroites et sa culture insuffisante, et cela précisément pour arriver à ses fins.

Le soir du premier tour à la Rotonde, la victoire de Macron était définitivement garantie. C’est ce que Marine et ses conseillers divergents n’ont pas compris. Le but était dès lors de gagner les législatives.

Petit roi d’un État divisé et en faillite permanente, Macron ne se distingue pas de Hollande-Ubu. Et il aura le même sort que Hollande, président déchu. Il aurait voulu être « comme » un Kennedy, mais il n’est pas, et il ne sera jamais en situation d’être un grand président. C’est ce qui explique pourquoi, dans la direction du pays, il n’apporta aucune pondération dans l’emploi de la propagande pour la machination de l’anti-France immigrationniste et vulgaire. Les soutiens politiques dont il dispose sont toujours en déséquilibre, toujours en situation de produire un nouveau scandale, en refusant de se plier aux exigences morales de la vie politique. C’est en suivant invariablement cette voie que les ministres de Macron se sont dispersés. Macron reste seul avec son ambition, son arrogance, sa soif de gloire, et même ses idées de vengeance pitoyables.

Les rats quittent le navire LREM en perdition, mais Macron juvénile ne sortira pas vainqueur dans sa lutte contre la défection de ses proches. On ne saurait, en si peu de mots, donner tout son relief à ce côté arrogant et factice du petit génie LREM de pacotille, le locataire de la diversité très provisoire de l’Élysée.

Ce n’est qu’en se rendant compte de l’issue de la lutte, ce n’est qu’en connaissant les causes qui ont amené ce résultat en 2017, que le chef arrive à l’absolue conviction que seules la pénétration de son esprit et sa conduite exemplaire doivent guider sa progression dans le cœur des électeurs, et cela malgré tous les écueils inévitablement semés par la caste immigrationniste de l’anti-France au pouvoir.

On voit cette force de caractère admirable dans toutes les campagnes du général de Gaulle.

C’est, entre toutes, celle où il a su tenir tête moralement à des partis politiques de la médiocrité qui étaient en nombre supérieur. Il a été facile à Macron de séduire et de débaucher à droite et à gauche.

C’est pourquoi la pensée du chef, lorsqu’il dirige un parti relativement faible en nombre et en soutiens, doit rester concentrée, afin d’être toujours supérieure à la pensée d’un adversaire qui s’est trop tôt relâchée.

Ce qu’il faut admirer dans le chef, c’est l’exact degré de puissance et d’audace que, sans témérité, il sait apporter à l’exécution de ses projets, par une juste appréciation de la situation politique et du caractère de ses adversaires. Quel chef de caractère de la Droite nationale pourra jamais imiter le général de Gaulle ?

Bien après 2017, les commentateurs politiques parlaient avec étonnement de l’arrogance insouciante de Macron juvénile : « Fils d’immigrés, noir et pédé », sans comprendre le danger auquel il s’exposait ainsi.

Thierry Michaud-Nérard

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Notifiez de
Serge

regardons bien la photo, l’un est dominateur, l’autre soumis.

Kader Oussel

L’un est plus grand que l’autre, c’est facile d’avoir ces conclusions. L’un domine l’autre d’une tête, pourrait-on dire. L’autre le domine de la tête !

patphil

macron a bien compris qu’il devait flatter l’électeur en lui disant ce qu’il voulait entendre;
la technique a jusque là bien marché, mais ne sous estimer pas le gars, les veaux continuent de voter

Marnie

Que EM s’expose à des dangers quels qu’ils soient cela le regarde. Mais quand son attitude « juvénile » nuit à la France cela regarde tous les français. A l’étranger il insulte les citoyens et maintenant sur cette photo il se déshonore et nous déshonore. Il est un peu léger le Macron.

Kader Oussel

Pétain, on l’a épargné un peu : le bénéfice de l’âge, et de la proximité de de Gaulle. Sur l’île de Noimoutier, c’était presque des vacances comme Napoléon à Sainte-Hélène.

ronie

Si au final il y a eu honte et déshonneur c’est bien que ce stratège-là n’était pas un bon stratège et encore moins un visionnaire. Le Macron de 1940.

Kader Oussel

Votre trait est bien dur pour Pétain. Mettez-vous seulement cinq minutes à sa place : des socialistes qui lui votent les pleins pouvoirs, une armée en déroute, Hitler prêt à dominer le monde, et vous voudriez qu’il fasse des miracles !
La honte et le déshonneur, on lui met facilement sur le dos pour cacher la merde au chat. Le déshonneur, il faut le chercher dans le refus de voir la réalité en face dès 1933 avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir, et là, ce n’est pas la faute de Pétain.

ronie

Cet article aurait tellement gagné à être plus court et plus concis.
Pour faire passer ses idées, Il y a aussi de la stratégie à faire plus bref.