A propos de l’article de Martine Chapouton sur la progression du vote Marine Le Pen

Publié le 30 mai 2011 - par - 1 145 vues
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Revue très complète, dans le remarquable article de Martine Chapouton, de tout ce que les Français ne peuvent plus supporter. Est-ce à cela que Martine Aubry pense quand elle n’arrête pas de dire : « Les Français n’en peuvent plus… » ou « Les Français en ont assez de… » ? On le voudrait bien ! Hélas, on sait bien qu’elle veut dire : les Français n’en peuvent plus ou en ont assez… des autres que moi. Pour qui se prend-elle de parler au nom des Français ? Croit-elle, comme Georges Marchais qui s’exprimait aussi de cette manière, nous incarner tous ? Quel culot ! Lui effleure-t-il l’esprit qu’au contraire les Français en ont assez et n’en peuvent plus de tout ce que cite Martine Chapouton ? Et qu’elle est pour beaucoup, avec ses autres copains de la gauche, même ceux qu’elle ne peut pas voir, la cause de ce ras-le-bol jusqu’à la nausée qui précipite les Français vers Marine Le Pen envers qui la diabolisation ne marche plus ? Imagine-t-elle un instant que les Français dont elle se gorge jusqu’à l’imposture sont très nombreux à ne plus la supporter dans sa faconde à tout critiquer sans jamais s’attaquer aux problèmes qu’ils exècrent le plus ? Alors que si, par malheur, elle venait au pouvoir, ils savent que ces problèmes seront amplifiés jusqu’à les désespérer ?

Espérons que Martine Chapouton ait raison quand elle dit : « La progression de ce vote est surtout un terrible pied de nez pour le PS et toute sa gauche, qui, incapables de comprendre la souffrance du peuple de France devant la montée de la délinquance et la progression de l’islamisation de notre pays (parce qu’il n’y a plus d’ouvriers chez eux), continue à réclamer davantage d’immigration, montrant par là un mépris pour les classes populaires qui ne leur sera pas pardonné, en 2012. »

Oui mais… ne nous cachons pas non plus que si Marine Le Pen prenait le pouvoir en France le plus démocratiquement du monde, toute la gauche réunie nous jouerait le drame hypocrite du danger envers cette même démocratie pour légitimer la pire des insurrections. Même ne représentant plus la majorité ayant pourtant voté démocratiquement, cette gauche-là saurait inverser les valeurs (c’est l’art sinistre le plus à la mode) pour s’insurger au nom de cette même démocratie trahie par les mauvais Français qui sont si bêtes et votent si mal ! On connaît le talent inouï de la gauche pour le bon discours jusqu’aux pires conséquences des goulags. Les goulags avec un mauvais discours, c’était Hitler, c’est pourquoi on en parle toujours (à juste raison) ; les goulags avec un bon discours, c’était Staline, c’est pourquoi on n’en parle plus (hélas!). Il y a toujours les bons et les mauvais goulags.

D’où l’intérêt majeur de prêter le mauvais discours au F.N., ce qui était d’autant plus facile que Jean-Marie Le Pen s’y efforçait on ne peut mieux. Oust, Jean-Marie ! Voilà Marine qui ne tient pas le même discours que le père (d’aucuns lui prêtent même le vrai discours de la vraie gauche), au grand désespoir de la gauche bien-pensante qui prétend le contraire et proclame même qu’elle est pire. Faut-il un dessin à ceux qui n’ont pas encore compris ? Peut-être ces médisants ont-ils raison. Mais alors qu’ils le démontrent avant qu’il ne soit trop tard, vite ! Pas de barattin à coup d’insultes et d’anathèmes. Des arguments. Des preuves. Car la critique gratuite c’est comme la louange gratuite : de la publicité.

« Ce vote (pour Marine), pourtant criminalisé dans les grands médias, a de plus en plus l’allure d’une insurrection démocratique du peuple de France contre ses élites, mais aussi d’un terrible camouflet pour une gauche qui a renié ses valeurs. Ce n’est pas l’épisode Strauss-Kahn qui risque d’inverser la tendance ! » conclut Martine Chapouton. Méfions-nous d’une gauche qui, même minoritaire, garderait dans ses troupes des individus prêts à tout et capables de monter à l’assaut de l’Elysée avec le bon discours des sauveurs de la France pour y déloger une Marine Le Pen. Beaucoup l’en croient capable dans la fureur d’un fauve blessé, fut-ce au prix d’une guerre civile. Le bon discours saura rassembler les fervents supporters un instant sonnés… et, comme au siège de Béziers, « Dieu y reconnaîtra les siens »… Qu’Il nous en préserve, plutôt… mais je crains qu’Il n’intervienne dans la folie des hommes laissés libres de s’entretuer.

Alain Var

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