A propos du Bataclan et de notre devoir de haine

Je lis RL tous les soirs. Hier, l’article de Sophie Durand m‘a particulièrement touchée. Je me contente aujourd’hui de le recopier (avec autorisation explicite de l’auteur) et d’y ajouter quelques commentaires personnels que je marquerai en italique.

Aujourd’hui, j’écoute distraitement Rance 2 à l’heure du déjeuner. Et subitement, sans préavis, au sujet du Bataclan, j’entends dans le sillage des commémorations une voix de femme (je ne l’ai hélas pas identifiée) : « c’est triste ».

Non Madame ce n’est pas triste. Pas triste du tout ! C’est révoltant, dramatique, épouvantable, scandaleux, tout cela à la fois et plus encore. Ce n’est pas « triste ». Pour vous, triste comme un jour de pluie sans doute ?

(Curieux, curieux, moi aussi, j’ai une copine qui m’envoie toujours un commentaire sur mes articles et ajoute : c’est « triste » ! J’ai envie de l’assommer, ça m’énerve ! Mais réveille-toi donc. C’est AB- JECT, IGNOBLE !!!!)

Allez donc dire aux parents qui ont perdu un enfant, comme par exemple Patrick Jardin : « c’est triste ». Je souhaite que le jour où vous perdrez un proche de cette même manière, on vous dise « c’est triste ». Peut-être qu’alors vous comprendrez mais ce n’est même pas certain.

Le Bataclan, ont dit des témoins, « c’était la guerre à Paris » ! Et vous, vous trouvez que « c’est triste » !

Dans la foulée, on nous livre le témoignage d’un certain Pierre : il est devenu paraplégique au Bataclan et vit désormais sur un fauteuil roulant. Il nous dit : « je ne regrette pas de ne pas marcher ».

On se croirait dans « Intouchables » (navet sorti en 2011). Le tétraplégique riche à millions s’offre un soigneur débordant d’humour, le tout pour faire croire aux spectateurs naïfs qu’on peut parfaitement être heureux tout en étant grabataire ! (J’entends déjà les tonnes d’insultes des fans d’Omar S.)

Je n’en crois pas mes oreilles. Il avait 24 ans au Bataclan. Il en a 29 maintenant. Et il ne regrette pas de ne plus pouvoir marcher ? Il vit en couple. Quid de sa vie de couple ? Les randonnées avec sa femme, le sport, les courses alimentaires et autres, rien de cela ne lui manque ? Et le jour où il aura un enfant, il ne regrettera pas de ne pas pouvoir jouer au foot avec lui, de ne pas pouvoir aller n’importe où avec lui prendre l’air ? Allons donc. Il dit n’avoir aucune haine en lui, cela va avec l’absence de regret de ne pouvoir marcher. Il n’a pas de temps à perdre avec la haine. On tue nos proches, mais on ne doit pas avoir la haine.

(Vous me contredirez si vous voulez, mais personnellement, j’ai la haine, et profond ! Et pourtant, j’ai l’impression de vivre une vie aussi belle que bonne. Je peux faire la différence). J’aime ma vie, mes enfants, mes petits-enfants, mes amis, la forêt, mes livres, mon piano, j’aime faire de magnifiques conserves pour toute la famille et même mes voisins, j’aime marcher, faire les brocantes, des peintures, cultiver mon potager, nager, écouter Schubert, mais je HAIS tout signe d’islamisme, et je ne supporte pas la vue des grotesques empaquetées dans la rue. Pas un instant. La seule vue de leur torchon me renvoie immédiatement aux horreurs commises.

C’est la mode abjecte d’aujourd’hui, qui tue dans l’oeuf toute velléité de résistance. La victime se retrouve coupable de haïr. Elle est sommée d’être lisse comme une pierre. Sans cœur. Sans tripes. Sans réactions d’aucune sorte.

Je HAIS les juges qui n’ont pas condamné Kobili Traoré alors qu’il avait longuement torturé le docteur Sarah Halimi avant de la précipiter par la fenêtre.

En 1940, on avait le droit et même le devoir de haïr les nazis, mais aujourd’hui on assiste à un renversement, pire même une mise à néant de nos valeurs les plus anciennes, les plus fortes.

Je HAIS les politiques qui soutiennent le migrant « modèle » qui a poussé un petit garçon de huit ans sous un TGV :

On doit, comme Antoine Leiris, cet homme qui a perdu sa femme mais a écrit «Vous n’aurez pas ma haine », ou Georges Salines qui a écrit un livre avec Azdine Amimour, père de Samy Amimour, membre du commando du Bataclan et assassin de son fils, se soumettre au pire.

Par contre ,Pierre (rappelez-vous, celui qui est super heureux et se félicite quotidiennement de ne plus avoir de jambes…) a le temps de nous faire la morale, d’un ton assuré. Il a refondé sa vie, pour vivre toujours plus, dit-il. Mais tout le monde n’a pas comme lui les moyens ou le temps de faire du rafting dans des endroits improbables, de nager avec des otaries, de monter au Machu Pichu ou de prendre un hélicoptère au-dessus du Grand Canon du Colorado.

Il est heureux parce qu’il surmonte, pour l’instant. Que deviendra-t-il le jour où il réalisera qu’il vit à côté de la vie ? Ce qu’il fait, c’est dit-il pour montrer aux handicapés qu’ils peuvent tout faire. Cette attitude ressemble surtout à une grosse frime, heureusement friquée,  pour se cacher la réalité.

Question : Pierre-le-bienheureux sans jambes aurait-il été PAYÉ par les affidés du lamentable Macron pour sortir de telles âneries ?

La réalité, c’est Hubert Germain ce grand résistant, qui nous la montre. La question n’a pas été évoquée à ma connaissance, mais quand il est parti rejoindre De Gaulle à Londres à l’âge de 19 ans, il avait certainement la haine des Allemands et en prime, celle de ceux qui refusaient de résister.

Si ces résistants n’avaient pas eu la haine, accompagnée de la gnaque de la résistance et de l’amour de la France, celle-ci n’aurait pas été libérée et personne ne sait ce qu’il en serait advenu.

Je hais Merkel, qui a ouvert grand les portes à des centaines de milliers d’individus en Europe sans le moindre contrôle. Parmi eux, tous les tueurs/violeurs/assassins/égorgeurs/décapiteurs.

On voit avec Hollandouille ce qu’est l’absence de haine : une démission veule. Une abjection, quand on est censé gouverner. Gouverner, c’est prévoir. C’est pourquoi ayant été prévenu de ce que des terroristes manigançaient le Bataclan, il a jugé urgent de ne rien faire. Il est donc complice. Espérons qu’il sera jugé un jour rien que pour cela.

Rance 2 en rajoute et parle de la résilience. Encore une mode, lancée par Boris Cyrulnik qui campe dessus tant cela lui a apporté de fausse célébrité. Cette capacité de surmonter les traumatismes et de se reconstruire en oubliant, en pardonnant à tout prix, même le pire : le renoncement à se battre.

Je ne renoncerai JAMAIS à me battre, même si mes moyens à moi sont limités.

Il y a ces témoins au procès qui se font plats, sans ressorts, sans colonne vertébrale, qui se forcent au calme, qui veulent « une condamnation mais pas trop ». Déshumanisés. On a de la pitié pour eux. Heureusement parmi eux cette femme qui a hurlé « je vous en veux à mort. » Le président l’a appelée au calme. Au procès non plus, on n’a pas le droit de haïr le mal.

Mais comme le dit très bien un prêtre qui a été victime enfant d’un prêtre pédophile, on ne peut pas toujours pardonner.

(Parce que quelqu’un croit que je pourrais pardonner à merkron d’avoir permis à tous ces assassins de nous envahir, sans la moindre résistance ? En les entretenant avec nos sous, même ? Et de foutre en l’air la vie de nos enfants ?).

Le pardon ne peut exister sans justice et sans réparation. Sans justice, le pardon vous condamne à être écrasé. La démarche de pardon ne peut pas écraser le plus vulnérable. Le pardon est alors perverti et vouloir obliger à pardonner, c’est une perversion.

Islamophobe, moi ? Mais bien sûr ! Cent fois, mille fois ! Clairement, indubitablement. MATHÉMATIQUEMENT ! Après le Bataclan (Charlie, Nice, Strasbourg, Bruxelles, Berlin, Londres, Conflans, Montpellier…) comment un seul d’entre nous peut-il encore supporter leur vision ? Au nom du padamalgam, sans doute ? Désolée, cela ne m’effleure même pas.

En ces jours où on commémore le 11 novembre, où on honore Hubert Germain, on ne devrait pas supporter cette mollesse, cette négation de soi qui consiste à « ne pas avoir la haine ». Alors que nos adversaires, eux, nous haïssent sans raison et sans se raisonner.

Si ces importuns avaient un atome de raison, il se tiendraient coi, respecteraient POUR LE MOINS nos lois et arrêteraient de fringuer leurs femmes comme des wigwams pour ensuite nous accuser de racisme.

Ayons plutôt la haine de ceux qui veulent nous prendre la France, et de ceux qui renoncent à la défendre et qui la livrent avec une lâcheté sans nom à l’ennemi jour après jour. Jusqu’à ce que nous les ayons tous vaincus. (Sophie Durand).

Merci Sophie.

Anne Schubert

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7 Commentaires

  1. surtout que les anti-haine se comptent surtout à 100% chez les militants de l’anti Christianisme, alors que mélenchon, en parlant des charniers qui ont mené au communisme a prétendu sans sourciller que si c’était à refaire il n’hésiterait pas une seule seconde.

  2. révolte, haine, que des sentiments que jamais je n’aurais cru éprouver, mais trop c’est trop, je n’arrive pas à me déconstruire et à tendre l’autre joue (et le postérieur)

  3. J’espère, Madame, que vous haïssez tout autant les lâches qui défendent ces sous-races; qui veulent vivre comme eux; qui vous disent « ils ne sont pas tous comme ça »; qui vous traitent de raciste à la première critique; qui vous disent que ce qui se passe ne les regarde pas ou ne les intéresse pas; qui trouvent normal (sinon souhaitent) d’en accueillir au sein de leur propre famille; qui trouvent normal que l’Education Nationale rende obligatoire l’enseignement de l’arabe (même ce mot là, j’ai du mal à le prononcer) à vos enfants…
    J’espère que vous haïssez aussi tous ces traitres, qui les ont fait (et les font encore; plus que jamais) venir dans notre pays, sans nous avoir demandé notre avis et encore moins notre accord; qui, de par leur fonction ou le pouvoir dont ils disposent, leur attribuent en priorité des logements (toujours « sociaux »), des prestations sociales, des aides, des subventions, des droits, des priorités, des emplois (enfin pas trop quand-même; là, il faut le reconnaître, ces métèques sont très fair play; ils ne veulent en aucun cas que les français les accusent de prendre leurs emplois, alors ils leur laissent volontiers) prioritaires dans les secteurs clés (ben oui; vu qu’ils sont intellectuellement incapables d’accéder par le mérite ou en réussissant un concours au même titre qu’un blanc, on les aide un peu avec des « quotas » et autres écoles de préparation spécifiquement faites pour eux (vous savez, les écoles dans les « banlieues défavorisées ou ces « jeunes » sont victimes du rejet du marché de l’emploi par les méchants patrons blancs racistes); qui leur accordent l’AME et les soins gratuits (la plupart du temps dans des chambres individuelles pour qu’ils puissent faire leurs prières « sans déranger les blancs »…
    J’espère que vous haïssez cette justice à deux vitesses qui trouve toujours des circonstances atténuantes et d’excellents avocats pour laisser ressortir libres ces sous-races, même quand ils ont commis les pires crimes ou qu’ils ont un casier judiciaire qu’il faut amener au tire-palette électrique tant il est lourd devant le juge; cette justice qui interdit aux citoyens français de se défendre en cas d’agression chez eux; dans la rue; que ce soit pour vous voler votre portefeuille ou même dans le but évident de vous tuer…
    J’espère que vous haïssez toutes ces salopes de françaises qui couchent sans honte (quand ce n’est pas un choix d’exclusivité) avec du bougnoule ou du dérivé de chimpanzé noir…
    Les haïr ne suffit pas. Il faut désormais les exterminer jusqu’au dernier. Eux-aussi, croyez-moi, ont peur de la mort, et ils ne sont pas si pressés que ça de rejoindre leurs 72 vierges et leurs rivières de miel. La meilleur preuve : face au danger de mort dans leurs pays, ils fuient tous pour venir se « réfugier » chez nous…

  4. La haine est un sentiment pénible à vivre et beaucoup préfèrent se dispenser de son fardeau pour continuer à vivre : c’est sans doute le cas de ces familles des victimes qui ne supportent pas que Z ait mis en cause la responsabilité de Hollande et des dirigeants en général qui s’obstinent à faire rentrer toujours plus d’immigrants majoritairement musulmans. Pourtant, la haine en l’occurrence serait plus juste en effet que « le pardon » mou, par lassitude, fatalisme, par soumission à la doxa immigrationniste. La France c’est la veulerie plus ou moins généralisée, la démission de l’intelligence et du sens critique, par incompréhension de la nouvelle doxa diffusée en permanence par les medias et le confusionnisme qui en résulte. Je ne peux m’empêcher de ressentir de la colère contre cette propagande, cette idéologie martelée sans cesse, mais cela fait du mal en fait. Alors que faire ? Sentir que nous avons le devoir de résister à cette doxa mortifère, profiter de la vie qui reste néanmoins ce qu’elle est dans son essence, ainsi que vous le décrivez. Il est vrai que quand je vois les manifestations ostensibles de l’islam ou que j’entends le mépris et la haine de divers, j’ai du mal à ne pas souffrir, et finalement la colère contre nos dirigeants est peut-être une sorte d’antidote pour résister à la douleur de perdre sa patrie, son autonomie, son identité, sa civilisation, sans pouvoir avoir le sentiment d’appartenir à une communauté, les autochtones européens étant encore si sujets aux divisions, repliés sur leur ego, leurs petits mépris, ou jalousie les uns à l’égard des autres. La haine est une chose naturelle, saine, à condition d’être étayée par la réflexion, mais c’est un terrible fardeau si elle est subie dans la solitude. Plus que jamais, il importe que notre amour de la France est plus fort que notre haine à l’égard de telle ou telle chose, lui seul peut nous unir contre l’adversité et nous rendre notre dignité, l’espoir de sauver la France ou de sauver les meubles de la civilisation européenne.

  5. Je suis entièrement de votre avis. Si on peut pardonner des choses modestes on ne peut par pardonner d’avoir supprimé une vie innocente. Tout le blabla sur le droit à la seconde chance, il a payé sa dette à la société et autre foutaise : NON ! Certainement pas ! Si une de ces ordures venait à prendre un de mes enfants et que je sois encore en vie à sa sortie de prison en fin de sa peine, je ferais en sorte d’être là pour lui foutre un coup de fusil ! Il n’y a pas de pardon qui tienne !

  6. Si le Christ avait été contemporain de l’Islam, certains aspects pacifistes de sa doctrine n’auraient sans doute pas vu le jour, ou alors c’est le christianisme qui n’aurait pas vu le jour. Aimer son ennemi, tendre l’autre joue, tout pardonner?
    Face à un totalitarisme impitoyable c’est un luxe mortifère qui mène à la soumission et à l’auto-élimination.
    Aimer son ennemi et tout pardonner, c’est un luxe que seul Dieu peut se permettre. De simples humains occidentaux ne peuvent pas se le permettre, que ce soit face au totalitarisme islamique du Jihad, ou face au totalitarisme musulman soft du quotidien, visant tous deux à notre élimination en tant que civilisation. Les progressistes veulent absolument se suicider, mais en entraînant tous les autres. C’est leur totalitarisme à eux. Les autres sont coupables de ne pas vouloir se suicider avec eux. On ne pourra pas cohabiter ainsi encore très longtemps. L’instinct de survie va primer.

    • @Ultralucide
      Vous vous trompez je crois, l’idée de tendre la joue gauche est une déviation de la vraie pensée du Christ. Certes il l’a dit, mais c’est surtout une attitude d’ouverture qu’il préconise, pas de tendre vraiment et physiquement la joue gauche. Il parle beaucoup de la justice, qui est essentielle. La justice ne demande pas de tendre la joue gauche après la droite. Elle demande réparation. Enfin, c’est mon avis. Le philosophe Bergson aussi est de cet avis…

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