A propos du livre « Rire et colère d’un incroyant » de René Pommier

Publié le 11 juin 2012 - par - 815 vues
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Merci, Chantal Crabère, pour la présentation de ce livre, et pour la reproduction de quelques beaux exemples de l’humour de René Pommier.

Merci à lui de défendre très clairement la réalité de l’islamophobie : « réaction saine et légitime de tous ceux qui sont attachés aux valeurs de l’humanisme laïque et rationaliste lorsqu’ils découvrent l’islam ».

Merci pour la pertinente conclusion de l’article : « Notre personnel politique et, bizarrement celui de gauche, fait de plus en plus allégeance aux pouvoirs religieux. C’est un véritable recul et ce pourrait être le début d’un  naufrage intellectuel de notre société ! ».

C’est chez moi, militant de gauche depuis toujours, le « bizarrement celui de gauche » qui me parait ici le plus important et je serai un peu plus pessimiste que Pommier : le naufrage a déjà commencé.

Mais le rire et la colère face à l’actualité religieuse sont insuffisants et il me semble qu’il y a un manque – classiquement partagé désormais – dans le regard de Pommier sur les religions. 

Certes, il voit bien que c’est l’islam qui représente aujourd’hui, et de très loin, le danger principal, mais se moquer simplement des deux monothéismes qui l’ont précédé me paraît insuffisant pour le monde présent et futur.

Les rejeter purement et simplement n’est pas non plus très productif de paix. Ce sur quoi il faut selon moi insister c’est sur le rôle criminogène – certes partiellement et indirectement mais bien réel – que le judaïsme et le christianisme CONTINUENT de jouer AUSSI en confortant, peut-on dire, les bases théologiques de la criminalité islamique.

Je dis cela d’autant plus fermement que je suis resté largement « jésuïste » : le merveilleux Jésus a tenté, il y a 2000 ans déjà, le nécessaire et radical rejet du pire de la croyance juive. Il a, jusqu’à maintenant, échoué, et ceux qui prétendent continuer son intervention pour la pacification du monde CONTINUENT, en réalité, de le TRAHIR et de conforter la criminalité religieuse aujourd’hui presqu’exclusivement islamique (et aggravée dans d’énormes proportions).

Sans regard lucide des juifs et des chrétiens, mais aussi des incroyants, sur ce point précis, la résistance à l’islamisation restera inefficace et insuffisante.

Je rappelle que j’ai développé cette réflexion dans le texte « Benoît XVI, premier responsable de la violence religieuse », que l’on peut trouver notamment sur le site Agoravox et sur les deux sites indiqués ci-dessous :

http://blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/

http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

(le titre volontairement provocateur ne doit pas tromper : c’est bien l’islam qui est présenté dans l’article comme la religion manifestement la plus violente et, si Benoît XVI y est dit « premier responsable » c’est que, plus qu’aucun autre, il a le pouvoir de mettre fin à la théologie criminogène qui fonde cette violence et que, selon moi, il s’emploie au contraire à la consolider).

Pierre Régnier

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