La question musulmane en France : l’influent Bernard Godard nous trompe

Publié le 3 avril 2015 - par - 2 638 vues
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Mal nommer la question islamique, c’est ajouter aux malheurs de la France et des musulmans ! Voilà, en somme, ce que je pense du dernier livre de Bernard Godard paru chez Fayad sous le titre « La question musulmane en France », et un sous-titre tout en majuscules : UN ETAT DES LIEUX SANS CONCESSION. Il s’agit plutôt d’un tour d’horizon complet.

Bernard Godard est arabisant. Il est un ancien haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. Il a travaillé aux côtés de plusieurs ministres successifs chargés des cultes. Il est une des chevilles ouvrières qui a fait passer l’idée (et qui la fait encore passer dans ce livre) que l’islam est simplement une religion comme les autres, avant même que l’Etat n’ait obtenu des représentants ce cette vision liberticide du monde un quelconque engagement sur au moins deux points cruciaux :

1 – La Liberté de la musulmane d’épouser des juifs, des chrétiens et des non-musulmans et donc le renoncement à l’injonction coranique faite aux musulmans de ne pas prendre les juifs, les chrétiens et les non-musulmans comme alliés ou amis.

2 – La Liberté de conscience des « nés musulmans ».

Connaissant la très célèbre conférence d’Ernest Renan à la Sorbonne – puisqu’il y fait référence – M. Godard sait donc ce qu’est une Nation. Instruits que nous sommes par ce grand philosophe du XIXe siècle et érudit des langues sémitiques, nous comprenons aisément que la prescription coranique de l’endogamie permet à l’islam de torpiller le creuset de fusion que la France a toujours été. En privant le cœur de la musulmane de tout amour pour l’Autre, totalement autre, il institue un apartheid au sein de TOUTE société qui lui fait une place en son sein. L’Amour et la Liberté d’aimer sont ainsi anéantis. L’Egalité entre les hommes dans le cœur et dans le lit de la musulmane l’est tout autant et, par conséquent, il n’y a plus de place pour la Fraternité entre les êtres humains. L’islam est aussi contraire à la notion française de la Nation qu’il est antinomique avec les principes fondateurs de la République.

Nul Amour de l’Autre en islam ! Voilà ce que Monsieur Bernard Godard et nos idiots utiles à l’islam savent parfaitement, mais n’énoncent pas clairement aux Français et à la face des Musulmans. Expert et conseiller de la République, notre auteur sait parfaitement que Marianne fut niquée (du mot niqah en arabe qui veut dire épousailles) la nuit où Sarkozy avait officiellement accepté que le CFCM s’installe, à la table de la République, alors que les complices de ce mariage arrangé et contre nature venaient de rayer un des articles fondamentaux de la charte de ce futur conseil (j’y reviendrai). Cette nuit-là, Marianne fut trahie et, du même coup, tous les Français, qu’ils soient musulmans ou non, furent bel et bien cocufiés.

« Mal nommer les choses …. ». Mon jugement n’est pas un pastiche d’une phrase célèbre, trop souvent galvaudée, mais sa mise à l’épreuve sur le terrain concret de nos relations humaines. Nous savons très bien que notre entendement, notre raisonnement, passe par l’usage plus ou moins correcte, plus ou moins imprécis du langage qui est pourtant le liant qui assure plus ou moins notre entente et conditionne, bien des fois, l’effritement plus ou moins accéléré de nos liens sociaux.

Et pour être plus précis, je dirais : lorsque nous savons, comme M. Bernard Godard, et n’osons pas désigner les souches pathogènes qui rongent notre société humaine, nous commettons une faute. Une faute morale, si ce n’est une faute politique, l’équivalent d’une faute médicale, lorsqu’on a été en charge de grandes responsabilités au ministère de l’Intérieur, chargé des cultes, comme c’est bien le cas de M. Bernard Godard.

Si ça peut le consoler, bon nombre de nos « experts » ès islam n’osent pas désigner les deux souches pathogènes que sont le Coran et Mahomet. Au lieu de cette mise au point salutaire, ils nous donnent à bouffer tant de « boucs émissaires », malodorants à souhait, mais qui, au fond, ne sont rien d’autres que des être humains, atteints de cette maladie qu’est l’islam (vénération du Coran et de Mahomet). Et c’est ainsi que, sous la plume de M. Godard, la question islamique se nomme question musulmane. C’est comme si les musulmans ne la subissaient pas et que c’étaient eux qui l’avaient inventée.

Non Monsieur Godard, la question qui se pose aux musulmans, à leurs concitoyens et à tous leurs voisins, en France, en Europe et partout ailleurs dans le monde, se nomme « Question islamique ». C’est l’islam, c’est à dire le Coran et l’exemple historique de Mahomet qui sont à remettre en question, à soumettre à notre questionnement. Les Musulmans, toutes écoles et nuances confondues, sont les victimes-vecteurs-reproducteurs de cet apartheid idéologique qu’est l’islam. Mis en pratique, Ici et Maintenant, par toute musulmane, il se transforme en apartheid anthropologique et social. Mais avons-nous encore des anthropologues et des sociologues dignes de ce nom ?!

Au lieu d’examiner les deux souches pathogènes (à l’œil nu, tellement elles sont évidentes), vous continuez de privilégier, Monsieur Godard, comme tant d’autres toubibs, l’observation et l’examen minutieux des malades atteints à divers degrés. Ainsi, vous continuez à mal poser l’équation islamique. Vous vous dupez et dupez, par la même occasion, aussi bien vos concitoyens musulmans que non-musulmans. Votre question continue donc d’être mal posée, votre diagnostic s’en trouvera toujours faussé. Il n’est donc pas étonnant que nos têtes chercheuses et pensantes, ainsi que nos décideurs n’aient pas inventé de remède efficient contre cette infection de l’âme et des relations sociales qu’est l’islam. Je rappelle, encore une fois, que son noyau (son cerveau) est à tout jamais constitué de deux lobes : le Coran et Mahomet.

Voici trois indices tangibles et vérifiables par tout un chacun qui trahissent la mauvaise conscience, si ce n’est la mauvaise foi, de notre auteur :

1 – C’est à partir de la page 103 qu’il aborde le positionnement de Riposte Laïque. Il a l’honnêteté de relater la diversité des personnes qui écrivent sur notre site et qui l’animent. Il relève notre contribution à la dénonciation, semaine après semaines, des prières de rue, vidéos à l’appui. Il ne lui a pas échappé que l’auteur de ces reportages, in situ, dans la gueule du loup, se nomme Lépante, comme la fameuse bataille navale perdue par les Ottomans. En présentant de longues citations, on pourrait croire que M. Godard étaye correctement ses analyses et conclusions. Or voilà un cas concret où manque, une pièce maîtresse, si ce n’est LA clé de voûte. A propos de l’idéologie islamique, notre ami René Marchand explique, à chaque fois, pourquoi l’islam ne peut pas être considéré comme « une religion comme les autres ». Il commence toujours par rappeler que l’article 1 de la loi 1905 proclame et garantit « la liberté de conscience ». Par conséquent, une idéologie soi-disant religieuse qui ne reconnaît nullement ce fondement-même de la laïcité, n’a pas sa place à la table de la République. C’est donc une équation des plus élémentaires de notre vie à la ferme : il n’est pas raisonnable de faire entrer le loup dans la bergerie avant de l’avoir édenté.

Le « péché originel », si l’on peut dire, la faute politique, plutôt, commise par Sarkozy, en tant que ministre de l’Intérieur, et par ses conseillers, dont M. Bernard Godard, a bel et bien été celle de dispenser les représentants du CFCM de souscrire solennellement à des engagements républicains alors que, sous le ministère de Chevènement, il y avait au moins le premier article de la charte qui proclamait la reconnaissance de la liberté de conscience pour des « nés musulmans ».

M. Godard, comme tant d’autres, sait parfaitement qu’il n’y a nulle Liberté en islam, surtout pas pour la musulmane, génitrice de toute une progéniture soumise. Il sait aussi que les musulmans n’ont pas encore pris leur Liberté au sérieux pour donner un bon coup de pied dans le derrière de Mahomet et pour s’émanciper de l’emprise du Coran sur leurs esprits. C’est dans la voie de cette émancipation qu’il aurait fallu les encourager. Mais encore faut-il avoir des politiciens et des conseillers clairvoyants, faute d’être audacieux !

2 – Et voici l’avant-dernière phrase du livre qui démontre que M. Bernard Godard nous prend pour des demeurés, à moins qu’il ne compte sur notre hypocrisie : « Appliquer la dérision aux religions est un droit imprescriptible des caricaturistes, mais assimiler et réduire plus d’un milliard d’individus à une condition de «soumission» n’est pas acceptable« . C’est comme si les innombrables foules de musulmans pratiquants, n’inscrivaient pas, partout dans le monde, la même soumission dans le corps, l’espace et le temps, fronts contre terre et derrières en l’air. Mais plus ça crève les yeux, plus nos idiots utiles sont aveugles !

3 – Bernard Godard voudrait, lui aussi, relativiser les 200.000 immigrés non sollicités et non choisis qui s’ajoutent, chaque années à la population métropolitaine. Une bonne partie de cette immigration est matrimoniale, familiale, en provenance de pays musulmans. M. Godard aborde la question du nombre de musulmans en France, mais ne cite pas les travaux et les estimations argumentées de la démographe Michèle Tribalat. Il l’expédie d’un revers de main, comme il évacue, aussi nonchalamment, la somme impressionnante de travail fourni par Christopher Caldwell qui a démontré qu’une révolution se déroulait sous nos yeux et que l’islam transformait l’Europe. Les quelques phrases évasives de M. Godard à se sujet, laissent supposer qu’il est plutôt gêné qu’un journaliste américain, un observateur extérieur donc, soit autrement plus lucide que nos experts du ministère de l’Intérieur.

Cela ne veut pas dire que vous n’en aurez pas pour votre argent en achetant et en lisant le livre de M. Godard. Bien au contraire ! Il fourmille d’informations fort utiles et vous guidera dans les arcanes des acteurs musulmans en France et à travers les arabesques de leurs circonvolutions idéologiques, mais aussi leurs pratiques en rangs dispersés pour mieux égarer leurs éventuels adversaires. M. Godard et nos experts ès islam n’ont pas encore saisi que la désorganisation et l’éparpillement apparents cachent bel et bien une organisation des plus efficace pour avancer sur tous les fronts et à travers tous les interstices. Les troupes de choc intimident et tuent les récalcitrants, mais une bande de soufis, soi-disant quiétistes, viennent à votre secours pour vous présenter ses  condoléances, vous apaiser et vous injecter, par la même occasion, une dose d’opiacés afin que vous continuez votre sommeil et votre doux rêve d’un islam des Mille et une nuits, un islam de France tout apaisé, un islam qui ne serait  qu’amour et volupté !

L’intéressante casuistique développée par M.Godard ne va jamais à l’essentiel, dans tous les sens du terme. L’accusation d « essentialisation » dont usait et abusait Mohamed Arkoun a fini par tétaniser tous les esprits faibles et moutonniers. La vénération du Coran et Mahomet et la soumission à laquelle elle abaisse ses victimes-vecteurs-reproducteurs pose problème,  elle en a toujours posé aussi bien aux musulmans qu’à tous leurs voisins ou concitoyens. C’est cela la question islamique qu’il nous faudra affronter et que M. Godard n’a jamais osé poser.

Pascal Hilout, né Mohamed

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