1

A quoi sert Collomb ?

En voilà un qui n’a pas découvert la lune ou l’Amérique, encore moins l’Elysée. Son interrogation quelque peu courtoise des membres de la commission d’enquête parlementaire montre que le ministre d’Etat, M. Gérard Collomb ignorait pratiquement tout de ce qui se passait dans ses bureaux et encore plus dans les coulisses du Palais de l’Elysée. Savait-il même où se trouvaient les toilettes dans ce vaste bâtiment ?

Ses réponses plus que vaseuses étaient en réalité très dangereuses pour l’exécutif : à travers ses « je ne sais pas », « je n’en avais pas connaissance », « j’attends le rapport de l’IGN ou je ne sais de quel organisme appartenant à mes services », « Il faut que je vérifie », « Je donnerai une réponse plus tard » et cette incapacité sous toutes ses formes de formuler la vérité qu’il a juré de dire, indique un membre du gouvernement inutile et qui coûte cher pour pas grand chose.

Mais entre ses répliques parfois amusantes à son  insu comme « J’ai discuté le moins possible de cette affaire avec Emmanuel Macron ! », il a très nettement dégagé un processus qui s’est établi au Gouvernement par Macron Premier lui-même : la verticalité où tout doit forcément passer par le chef qui alors prendra les décisions voulues. Collomb, sans s’en rendre compte, pointait un énorme doigt vers le chef de cabinet de Macron, donc de Macron Premier. Pour lui et ses services, il n’avait pas la compétence malgré des articles brandis comme des trophées par l’opposition, de confier la suite judiciaire à un procureur. Bon sang Collomb, qui d’autre peut être mieux placé que toi pour agir en défenseur de la République ?

Collomb s’est défaussé sur Macron et tous les services possibles, les siens, ceux de la justice, ceux de l’Elysée.

Alors à quoi sert notre ministre ? A être le sbire, le torche-cul, la cireur de chaussures, le paillasson de l’Empereur Macron ?

La suite est facile à prévoir : on parle de remaniement du gouvernement et je ne donne que quelques jours de plus à Collomb avant de se faire virer de son poste. Ses propos ont carrément abimé la belle image de notre prince en train de jubiler dans les tribunes du stade de Moscou, celle de la réception à l’Elysée de l’équipe des Bleus et même de cette soirée dans la cour d’honneur avec des enculeurs de mouches.

Fini ses sorties auprès du populo pour des selfies, terminé sa virée dans la voiture du directeur du Tour de France car le véhicule allait passer du rouge au jaune d’œuf en peu de kilomètres !

Puis ce silence a peut-être une autre raison qui circule sur la chaine « Fake News » : d’après mes informations, depuis trois jours, Brigitte a repris les rênes de l’Elysée comme ancienne professeure et a enfermé à clé son sale gamin Emmanuel dans sa chambre pour le punir de sa grosse bêtise. Bien planqué dans son lit, Macron le galopin, attend la fin de la punition avant de remettre le nez à la fenêtre.

Mais il est évident, avec cette première venue devant la commission, que les couteaux sont tirés, les sabres sont sortis et que tous les coups sont permis. L’opposition vient de toucher sa large portion de pain bénit et elle le tartine avec délices de confiture politicienne.

A la commission, un grand salut du peuple français qui finalement va sortir de sa torpeur et ouvrir les yeux devant ce qu’est véritablement le système Macron !

André Girod