A quoi servent les mosquées ?

Publié le 2 mai 2011 - par - 8 231 vues
Share

A première vue, cette question peut  paraître provocante tant la réponse, pour nous, Occidentaux et laïques, paraît évidente : la mosquée, comme l’église, le temple et la synagogue, sert à accueillir les fidèles pour les prières. Mais la mosquée a d’autres rôles que ne saurait comprendre ceux qui sont attachés à la séparation du religieux et du politique.

Depuis la naissance de l’islam, la mosquée joue un rôle crucial dans la vie de la communauté musulmane. C’est le lieu le plus éminent de la société musulmane. Il doit se trouver au centre géographique du village ou de la cité. Mahomet établit sa première mosquée comme sa résidence et le siège  de son quartier général. C’est à la mosquée que les décisions politiques sont prises. C’est ainsi que les savants religieux de l’islam attribuent à la mosquée, en dehors de la fonction d’un lieu de prière, un usage militaire, économique, social, éducatif etc ….  Un hadith attribué à Mahomet lui fait dire : « Quiconque construit une mosquée, même réduite comme un nid d’oiseau, Dieu lui construit une demeure au paradis ». L’engouement à la construction de mosquées (comme on le voit en Arabie Saoudite (1)) provient de ce hadith car le généreux donateur s’attend à être gratifié dans l’au-delà.

La mosquée joue un rôle central très varié : essentiellement politique, et aussi religieux, éducatif, social.

A la mosquée, l’imam conduit la prière cinq fois par jour et le prêcheur prononce le prêche du vendredi. C’est à l’issue du prêche du vendredi que sortent les manifestants musulmans pour tancer les gouvernants qui ne répondent pas aux vœux de la communauté musulmane. Dans certains cas, les sermons deviennent la courroie de transmission entre le gouvernant et la société. Les prédicateurs peuvent devenir même devenir dangereux quand ils haranguent les foules contre les autorités. Certains gouvernements placent donc des prêcheurs sûrs dans les principales mosquées pour éviter des troubles à l’ordre public.

Dans les pays arabes et musulmans, et tout particulièrement en Égypte, le cheikh al-Tantawi avait déclaré en 2007, qu’ « afin de maintenir la sécurité de l’état,  le pays a tous les droits d’endommager des mosquées, de les mettre sous scellé ou de les détruire».  En France, on fait semblant de méconnaître ces faits. Le laisser-faire semble être la consigne du ministre de l’Intérieur qui, en se refusant à « faire des vagues »,  ne s’attaque pas à la racine du mal.

La mosquée a toujours eu un rôle politique, le concept de la séparation du spirituel  et du temporel n’existant pas dans l’islam. Les sermons du vendredi à la mosquée servent à l’endoctrinement et à l’orientation politique des fidèles. On le voit bien actuellement dans les révolutions, tunisienne, égyptienne, syrienne … C’est de la mosquée que les successeurs de Mahomet nommaient les délégations et les messagers et décidaient de   partager  le butin des razzias et des guerres. C’est à la mosquée que le nom du vainqueur est acclamé en signe d’allégeance. En l’absence de mosquée, le premier  geste du vainqueur est de construire une mosquée en signe d’appropriation du sol. Une terre où la mosquée est construite est un symbole de la victoire de l’islam. Ce qui signifie qu’en 2011, en France, nous sommes à 2.400 victoires de l’islam …

C’est aussi à la mosquée qu’est inculqué l’esprit jihadiste. L’appel au Jihad par le muezzin émane du haut du minaret qui ne sert pas uniquement  à l’appel à la prière : c’est aussi un bastion de la « mission » musulmane (« la da’wa »).

L’enseignement de la langue arabe, sous couvert d’une activité culturelle, tient lieu d’apprentissage du Coran et de sa mémorisation. La langue arabe, que l’islam a toujours souhaité monopoliser mais qui existait avant l’islam, est détournée vers la lexicologie musulmane. Ainsi, la grammaire, les exemples pour sont des extraits du Coran. Cet enseignement de l’arabe sert aussi à barrer la voie à l’intégration des jeunes musulmans, à les cadrer et les encadrer tout en visant la haine de l’autre (le non musulman). En été, la mosquée abrite les enfants pendant les vacances, ce qui permet la poursuite de l’endoctrinement et la réduction de  la fougue des enfants turbulents. La mosquée veut assurer seule le rôle de l’école en contournant l’école républicaine, préparer les hommes de demain, construire leur idéologie à partir d’une idéologie du VIIe siècle, tracer leur voie, structurer leur esprit, éclaircir leur vision, bâtir leur espoir.

La mosquée exerce une emprise sur toutes les familles musulmanes. Toute famille musulmane qui cherche, en éloignant son habitat, à s’émanciper des pressions exercées par la mosquée et la communauté, se trouve harcelée et poussée à revenir dans le giron géographique de la mosquée. La ghettoïsation des banlieues est voulue par les imams. La mosquée facilite le contact entre musulmans et tisse les liens d’une solidarité intra-communautaire.

La mosquée donc confisque un maximum de pouvoirs.  Elle est la première et éminente voie de l’oppression   « Dis-moi qui est ton imam, je te dirai qui tu seras ». On ne doit pas s’y méprendre pour analyser le problème de la radicalisation des banlieues : tout, ou presque, passe par la mosquée.

Alors comment s’y prendre devant ce danger ? Voici quelques pistes :

1. appliquer réellement la  Loi de 1905 à toutes les religions (pas de financement direct ou indirect, sous quelque forme que ce soit, pour la construction de lieux de culte ou de centres culturels)

2.  dissoudre le CFCM, l’UOIF et les associations annexes impliqués dans la gestion des mosquées et toute association sectaire

3.  expulser tous les imams salafites

4.  expulser les imams qui ne maîtrisent pas la langue française

5.  imposer les prêches en français à toutes les religions sur notre territoire

6. faire signer par tous les imams des mosquées de France, par tous les responsables religieux, un engagement républicain : respect de la Constitution  Française et des lois de la République, liberté de changer de religion, égalité homme-femme, monogamie, non-discrimination vestimentaire par des signes religieux  extérieurs ostentatoires, pratique religieuse réservée à la sphère privée …

Quand la paix civile est en danger, est-ce si difficile de décider et d’appliquer ce types de mesures ?

Bernard Dick

(1) http://ripostelaique.com/Les-mosquees-on-en-a-assez-en.html

.

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.