A quand une autre solution que la grève ?

Publié le 30 mai 2016 - par - 9 commentaires - 643 vues
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Martinez2CGTLe droit de grève est un privilège, il paraît. Un droit essentiel, intouchable, qu’on ne doit jamais remettre en cause. Des gens sont morts pour l’obtenir, paraît-il. Alors, on se doit d’être solidaire des grévistes, toujours.

Eh bien, je ne suis pas d’accord. La grève, je l’ai subie à plusieurs reprises, tout au long de ma vie, sans que ce droit ne m’apporte grand chose.

Trains et bus annulés, délais de voyage rallongés, embouteillages, annulations de sorties, mais aussi au niveau de l’emploi, où on m’a refusé un travail à temps plein pendant plus de 2 ans à cause d’un syndiqué qui a fait traîner son licenciement.

Qu’on soit bien d’accord : je ne suis pas contre le droit de faire grève, mais de la façon dont on la fait. A écouter tout le monde, cela donne l’impression que c’est la seule solution, à chaque fois, sans aucune alternative. Et ceux qui osent râler contre les grévistes parce qu’ils les empêchent de travailler, ils seront traités systématiquement  de capitalistes si ce n’est de fascistes ou d’esclaves à la botte du capitalisme.

Cette logique divise systématiquement les Français en deux, et ça va bien plus loin que le combat patronat-ouvriers, duel obsolète depuis plusieurs dizaines d’années sans que rien ni personne ne semble l’avoir réalisé, en tout cas au niveau des syndicats et du gouvernement.

Et ainsi, on a d’un côté les décideurs qui sont de plus en plus déconnectés des réalités, qui imposent leurs idées sans prendre en compte les ouvriers, les salariés, les consommateurs ni même la concurrence féroce mondialisée, et de l’autre, on a des syndicats pour qui le seul mot d’ordre est la grève.

Résultat : des confrontations de plus en plus sévères où aucun des deux partis ne veut céder.

Soit, sauf que les perdants, ce sont les gens du peuple, celles et ceux qui ne peuvent plus aller travailler, qui ne peuvent plus se déplacer et à qui on ne demande jamais rien, qui devront se débrouiller seuls, très loin des conflits initiés par d’autres qui n’ont que leur amour propre à perdre, et encore.

Il serait plus que temps de remettre sur la table le droit de grève, ou plutôt, le pouvoir dont se sont accaparé une poignée de syndicats qui ne sont en rien représentatifs (moins de 10% des salariés sont syndiqués), qui plus est, sont sectaires et se refusent à toute contradiction, renvoyant toute personne qui ne pensent pas comme eux, comme ces nombreux syndiqués sympathisants du FN. Combien ont été renvoyés parce qu’ils se sont disputés avec la mauvaise personne ?

Qui plus est, depuis plus d’une vingtaine d’années, ces syndicats se sont politisés à outrance, suivant une ligne n’ayant plus rien à voir avec les ouvriers ni même les salariés, pouvant même aller à leur encontre ! Comment expliquer autrement les dérives de la CGT et de la FO face à l’islam, au détriment du bien-être commun, que va forcément remettre en question l’islam ? Et que dire de leur position sur l’immigration dont ils sont de fervents défenseurs, en dépit de toute logique ?

Au final, les syndicats ne semblent guère servir plus que d’organisateurs de grèves politisées, le tout sur fond de mondialisation et de personnes ne pensant qu’à leurs avantages et à leur place. A quand leur remise en question ? A quand une autre utilisation de la grève ? A quand une autre solution que la grève ?

Olivier Pfister

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Notifiez de
François Servenière

La CGT a toujours collaboré avec des puissances étrangères expansionnistes, communistes autrefois, aujourd’hui islamistes. Il n’a rien à voir avec une quelconque résistance à l’oppresseur. Il était financé jusqu’en 1990 par le KGB et le Politburo via la Banque de l’Europe du Nord. Toute son histoire de résistance est une histoire réécrite comme pour le PC, transmise aux jeunes générations via l’Education Nationale communiste pendant 50 ans. Plusieurs générations de lobotomisés qui forment encore le gros des bataillons du syndicalisme non représentatif à la française. L’article dit que le taux de syndicalisme ici est de 10%. La réalité est 8%, la part de la CGT (34%) étant 2,72% du total. Donc c’est un mouvement totalitaire. Définition : minorité non représentative désirant imposer à tous une idéologie ou une direction politique non choisie. La CGT devrait être interdite. Un autre groupuscule minoritaire se permettant les mêmes actions illégales serait dissout en conseil des ministres.

Clamp

Oui, on en rêve tous mais on aborde votre article avec espoir en se disant qu’enfin des propositions auront jailli du clavier de quelqu’un et puis on arrive au bout et là on reste sur sa faim. A quand une autre solution ? Quand quelqu’un parviendra à en proposer une.

Personnellement, je n’y ai pas encore réfléchi, mais je crains qu’il ne s’agisse d’un problème complexe demandant de l’expertise et dont la solution ne se trouve que dans la finesse des questions de dosage.

Naturellement, ces problèmes ne se poseraient plus si la démocratie directe devenait la norme.

JEAN PN

« Camarade » MARTINEZ …
Si la mondialisation n’était pas en route avec l’importation de tout ce que nous pourrions produire chez nous, peut-être y aurait-il moins de problèmes entre employeurs et salariés et peut-être y aurait-il beaucoup moins de chômeurs;
Si les socialauds-gauchos nous faisaient faire des économies en ne donnant pas TOUT gratuitement aux migrants, peut-être que nos travailleurs (patrons et salariés) ainsi que nos retraités seraient un peu plus heureux financièrement.
Alors « camarade », réfléchis un peu plus comment sortir la France de son bourbier au lieu de la faire s’enfoncer. Fais ce qu’il faut pour que VIVE LA FRANCE.

Le Den

Ces syndicalistes ont un sacré palmarès de trahisons envers le peuple, vous ne les entendrez pas dire « hollande et sa clique démission » ou alors défiler avec le drapeau français en chantant la marseillaise dans nos rues…
Le problème avec les revendications communautaires c’est qu’elles sont communautaires.
La cgt négocie avec l’état et le patronat, d’accord, mais négocie pour sa boutique et le jour ou ils trouveront un terrain d’entente, le reste de la population pourra aller se faire foutre.
Quand on voit dans quel état est le pays, il n’y a pas à négocier avec les fossoyeurs de la France…ils font leurs bagages et ils s’en vont!

André Léo

Vous devriez revoir votre copie, frère écolo!

Souvenez-vous de 1789 et des sans culottes. Ils n’avaient pas attendu la permission de vos semblables pour changer le régime. Souvenez-vous de la loi Le Chapelier du milieu du XIXème siècle, qui interdisait le droit de grève…et qui a été abrogée par une grève massive. Eh bien, on se souviendra -peut-être- qu’en 2016, CINQ syndicats, dont la CGT,FO… mais pas la CFDT, on fait tomber Macron, Valls..et le péhesse.
Et puis vous avez l’indignation sélective. « Depuis 20 ans les syndicats se sont politisés à outrance… » C’est ce qu’on reprochait à la CGT, « communiste », (la fameuse « organisation de masse » de Lénine!) mais depuis 20ans, ce n’est plus le cas. Et que dire de la CFDT, organisation croupion du péhesse qui a placé ses dirigeants partout. Ce qui est bon pour le péhesse serait détestable pour les salariés de tous bords qui ont choisi la CGT pour les défendre? Un peu de logique, SVP!

Filochard

A quand ? C’est tout simple, quand les syndicats feront leur vrai boulot et défendront VRAIMENT les salariés et rien d’autre.

Porcinet666

Les cegetistes sont prompts a couper l’energie au peuple, a faire mourir des malades dependants de l’energie pour les machines qui les soignent ou les maintiennent en vie, mais est ce que ces cegetistes auraient le courage d’aller couper lumiere gaz et eau a nos dirigeants, j’en doute fortement… D’autant plus qu’ils savent etre malgré tout un moyen de pression envers hollande qui ne peut les saquer au risque de perdre quelques precieux % pour les elections de 2017…. Et c’est tellement plus simple de bloquer des raffineries et emm**der le peuple…

Une meilleure solution que de faire ch*er le peuple, aller faire ch*er les suppots de l’etat!!! Couper les moyens energetiques des mairies, prefectures, et meme residences de nos elus… Cela redorerait le blason et attirerait la sympathie du peuple enver ce syndicat, trop souvent opresseur du peuple francais… Mais bon, quand le communisme a saboté les armes de la resistance en 39-45, on ne peut plus trop leur en demander…

André Léo

Chère  » bête » apocalyptique, (666!)
Vous écrivez n’importe quoi, des mensonges, surtout.
Les communistes, de 40 à 45,ont constitué le parti des Fusillés! Les 40 fusillés de Chateaubriand, dont Guy Moquet, étaient tous communistes. Les FTP (Francs Tireurs et Partisans du PCF) ont pris une part essentielle dans la Résistance. Lors de la création des FFI par De Gaulle en avril 1944, ils se sont alors rangés sous le commandement unique de la Résistance au fascisme nazi.
Et puis: faire mourir les malades….couper l’énergie au peuple (sic), c’est du délire. Quant à  » couper lumière gaz et eau à nos dirigeants… » , quelques gauchistes infiltrés ont peut-être commis de tels actes mais ils ne sont dans la culture syndicale de la CGT.
Ce sont les casseurs, qui « cassent », pas les salariés

lechevallier

Idée sympathique, mais… Nos élites ont des groupes électrogènes, et bien d’autres installations leur permettant de vivre « quelque » temps en autarcie!