A tous les pourris de journalistes sportifs gavés par le Qatar et ses pétro-dollars

Publié le 14 mai 2013 - par - 4 334 vues
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La barbarie libérée sur l’esplanade du Trocadero en réponse au triomphe d’une équipe de voyous footballeurs est le symbole parfait de la France équarrie. Champions de France! Les Parisiens! Et quoi encore? Où sont les jolies filles du Qatar promises au joyeux hommage de leurs chevaliers, comme les petites galloises à nos appétits d’étudiants fêtant à Cardiff une victoire du XV de France sur les hommes du Poireau? Où sont les compagnons de nuit brassés jusqu’à l’aube dans le même amour du sport, de la fête, de la fraternité? Ma jeunesse résonne de ces empoignades, de ces chansons, de ce tumulte, de ces amours éphémères. Un Blondin éthéré s’appuie au coin du bar, attendant la chicore, qui viendra, avant la grande réconciliation des aubes brumeuses. Antoine, regarde qui a repris ta plume pour célébrer l’agonie de nos passions : des spectres, des lessivés, des collabos attendant que leur soient versés les reischmarks estampillés Qatar, des ordures répandues sous le lit de cette République à laquelle nous avons trinqué, toi et moi, avec un sacré paquet d’autres, au soir des victoires comme à celui des défaites.

Tout s’estompe dans le vomi des notables, l’acceptation des chantres vendus au plus offrant, la génuflexion de l’État devant ce qui va le tuer. Invraisemblables soirées, entre Concorde et Arc, pollution, comme le visage de Marianne par le foutre de Saladin. Où sommes nous, quelqu’un peut-il me le dire? Champions de France! De quelle France? Eh, les gens de l’Équipe, de BFM, de Zorglub-Télé ou de Poubelle-la-vie, vous étiez où, ce soir? Chez Zahia? A la mosquée munichoise de Ribéry? A Dachau? Vous êtes de beaux enfoirés, qui ne voyez dans cette subversion par le médiocre que le fantasme de vos propres impuissances, de vos lâchetés, de votre incommensurable désir d’être dominés. Menus incidents, débordements habituels, routine, c’est ça vos soirs exultants, votre bonheur d’être?

Allez vous faire foutre, vous et vos employeurs! Vous traitez de fascistes ceux qui gardent au coeur la grâce de la civilisation. Les fascistes, c’est vous, bouche ouverte sous les bureaux d’où coulent les petro-dollars, petites putains nourries à la datte faisandée. Je trinque à vos funérailles, à Doha! Là est la banque, la couche, la mère attentive qui vous donnera le sein jusqu’à plus soif. Têtez, journalistes sportifs français de mes deux et autres, et si vous avez faim, donnez de la canine sur les mamelons. Ca fait bander l’animal, qui vous pressera la nuque jusqu’à ce que vous ayez cessé de respirer.

Alain Dubos.
En colère, quelque peu.

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