Accompagnatrices scolaires voilées et « accommodements raisonnables » à l’hôpital, ou quand la religion tue le « vivre ensemble »

Publié le 14 mars 2011 - par - 1 283 vues
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J’ai largement démonté l’hypocrisie de Dounia Bouzar et son rôle de caporal-chef de l’islamisation dans un précédent article (1). Son dernier billet de propagande sur le site islamique Saphirnews confirme totalement ma démonstration (2).

Dès le titre de l’article, nous mesurons toute la désinformation que va délayer le texte et les commentaires de Dounia Bouzar : « Maman, je ne peux plus être parent d’élève ». Il s’agit du problème des accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires. Ce titre est tout simplement un mensonge. La mère voilée est parent d’élève, c’est une évidence factuelle. Ce qui remis en cause, c’est son signe religieux ostentatoire, pas son état-civil, pas sa nature maternelle, pas son identité de croyante. Il y a donc dans ce titre une abjection diffamatoire totale.

Et le fait que Dounia Bouzar évoque dans l’un de ses commentaires le « rapport de force » entre « les élus et les décideurs » et les religieux confirme bien tout ce que je disais : il s’agit tout simplement d’un jihad, d’une guerre sainte « soft » contre les mécréants « laïcards » français. Nous sommes donc très satisfaits de cet aveu : les voilées qui veulent s’imposer dans les sorties scolaires cherchent le « rapport de force ».

Un autre lieu de cette guerre sainte, ce sont les hôpitaux et cliniques publiques ou privées. Isabelle Lévy y a consacré un essai « Menaces religieuses sur l’hôpital » mais elle avait décrit tout cela dans un ouvrage précédent en 2004, « La religion à l’hôpital, Laïcité et respect du culte, refus des soins, interdits alimentaires, rites funéraires » (3). Car le problème n’est pas nouveau : dès 2005, les rapports Obin et Denécé décrivaient les offensives de l’islam politique ici ou là, et six ans plus tard, l’UMP de Copé et le PCF de Gérin découvrent l’eau chaude…

Pour ceux et celles qui n’ont pas le temps de lire, un bon résumé du livre d’Isabelle Lévy se trouve dans ses interviews aux télévisions publiques (5). Mais vous n’apprendrez rien de bien nouveau depuis 20 ans d’offensive islamique contre notre société civile. Les « problèmes » sont toujours les mêmes, et les politiques de gauche et de droite jouent toujours les autruches.

L’hôpital a tout de même des caractéristiques particulières par rapport aux autres lieux publics (écoles, commerces, entreprises, services publics) où sévissent les Dounia Bouzar et autres militants de la cause d’Allah et de Mahomet.

Vous avez quasiment tous été hospitalisés pour une raison ou une autre, parfois grave, parfois bénigne. Ou sinon, vous avez une personne hospitalisée dans votre famille ou vos proches. Vous connaissez donc cet état second du patient dans une chambre impersonnelle, qui perd tous ses repères familiers et professionnels. Quelle belle proie facile pour les ayatollahs de la religion !

Je ne condamne pas pour autant tous les aumôniers des hôpitaux. Je sais que quand la maladie fait souffrir ou menace la vie, on cherche dans la spiritualité des explications à la condition humaine. Mais cela n’a rien à voir avec les offensives de barbus qui cherchent à profiter de la faiblesse des patients pour imposer leur charia. La spiritualité, déiste ou athée, n’a rien à voir avec des dogmes terre-à-terre, stupides et sectaires.

Je me souviens d’un vieux rabbin hospitalisé dans le même service que moi. Dans les premiers jours, sa famille lui apportait des repas casher en remplacement de l’ordinaire commun. Et puis il a refusé ce régime spécial, au nom de je ne sais plus quelle prescription talmudique. Et il n’en est pas mort !

Il en est de même pour tous les soins hospitaliers. Le principal prétexte des islamistes, c’est « la pudeur ». Or dans nos hôpitaux, tous les fonctionnaires, aides-soignants, infirmiers ou médecins des deux sexes ont toujours respecté la pudeur d’après mon expérience et celle de mes proches. Bien sûr, les femmes peuvent avoir une réticence naturelle à un examen intime par un médecin masculin. Bien sûr, un homme peut être gêné quand une infirmière prépare son bas-ventre à une intervention chirurgicale. Mais cela n’a rien à voir avec des considérations théologiques quelconques.

La vie et la lutte contre la souffrance et la maladie sont supérieures à toutes ces superstitions religieuses. Ou alors le message des religions abrahamistes et de notre laïcité occidentale n’a plus aucun sens.

L’hôpital, c’est le summum de l’humanité. Mon rabbin hospitalisé m’a dit que dans la tradition juive, quand une communauté s’installait quelque part, on construisait d’abord un abri pour les pauvres (on dira les SDF dans notre langage moderne), puis un hôpital, puis une école, et en dernier lieu une synagogue. Les « Hôtel-Dieu » de nos villes françaises relèvent du même souci. Et les bonnes sœurs qui y officiaient ne rechignaient pas à soigner les hommes, et ceux-ci ne s’en plaignaient pas, et aucun curé n’allait faire la morale aux uns et aux autres.

L’hôpital, tout comme l’école, doit bénéficier d’une sorte d’extraterritorialité juridique et religieuse. C’est la condition d’un véritable « vivre ensemble ». C’est ça la laïcité française, c’est ça qui a amené des Pères blancs et des religieuses en cornette à soigner des musulmans au Maroc et en Algérie. Avant d’être égorgés.

Dounia Bouzar qui célèbre hypocritement le « vivre ensemble » devrait y réfléchir. Qu’elle médite ces deux paroles prêtées à Jésus : « Ce qui importe, ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme, mais ce qui en sort » et « Le shabbat n’est pas fait pour l’homme, ni l’homme pour le shabbat ». Voilà la différence fondamentale entre notre société et la sienne : l’homme et la femme, et leur bonheur sur Terre, c’est notre priorité, notre idéal, notre dessein. Et dans l’au-delà, si Dieu existe (ce qui est fort discutable), il reconnaîtra les siens. C’est le pari de Pascal, c’est celui de Descartes, c’est celui de Montesquieu et de Victor Hugo, c’est celui de notre société qui a créé le meilleur système de santé du monde, et la meilleure école pour tous.

Djamila GERARD

(1) http://ripostelaique.com/dounia-bouzar-veut-halaliser-hijabiser-ramadaniser-salatiser-et-burkiniser-toute-la-societe-francaise.html

(2) http://www.saphirnews.com/dounia-bouzar/Quelle-laicite-Maman-je-ne-peux-plus-etre-parent-d-eleve_a10.html

(3) http://www.amazon.fr/Menaces-religieuses-lh%C3%B4pital-Isabelle-L%C3%A9vy/dp/2750906393

(4) http://www.fdesouche.com/182759-isabelle-levy-lhopital-face-aux-religions

(5) http://www.fdesouche.com/182759-isabelle-levy-lhopital-face-aux-religions

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