Accord Maroc-Espagne pour limiter l’invasion migratoire ?

Publié le 2 septembre 2018 - par

Après les graves incidents qui s’étaient déroulés à la frontière espagnole en territoire marocain, à Ceuta, et qui avaient fait 22 blessés parmi les forces de l’ordre, l’Espagne avait renvoyé vers le Maroc les 116 migrants illégaux qui avaient réussi à traverser les barbelés et, pour cette action, avait été dénoncée par les défenseurs des droits de l’homme.

Le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a répondu, devant la commission parlementaire réunie le 29 août, que « l’Espagne et le Maroc ont voulu, cette fois, envoyer un message clair aux organisations criminelles qui organisent ce trafic humain ». Rappelant s’être appuyé sur l’accord bilatéral signé en 1992.

Dès lors, une coopération s’est mise en place entre Maroc et Espagne pour tenter de bloquer, autant que faire se peut, les entrées illégales des migrants subsahariens par les frontières de Ceuta et Melilla.

L’opération a débuté le 22 août dernier et est toujours en cours.

Des milliers de migrants sont déplacés par les autorités marocaines vers le Sud du pays afin de les soustraire, dans un premier temps, aux réseaux mafieux qui se sont multipliés dans le pays depuis la fermeture de la route via la Libye.

Dans un second temps, les individus déplacés font l’objet de procédures de retour vers leur pays d’origine, en lien avec les ambassades concernées et l’OIM (Organisation internationale pour les migrations).

Le bateau « Open-Arms » de l’ONG Proactiva (Espagne) a quitté les eaux libyennes pour se diriger vers la mer d’Alboran et le détroit de Gibraltar, où il devrait être rejoint par « l’Aquarius » de l’ONG SOS Méditerranée (France).

Les deux autres navires ONG, le « Sea Watch 3 » (Pays-Bas) et le « Sea Watch » (Allemagne) poursuivent leur complicité avec les « passeurs » entre les côtes européennes et la Libye.

Manuel Gomez

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