Adresse aux femmes voilées : en France, merci de respecter nos traditions vestimentaires

Au Qatar, les femmes étrangères sont priées de respecter les coutumes vestimentaires locales, comme en témoigne cette affiche :
« Si vous êtes dans ce pays, vous êtes l’une de nous. Alors… au Qatar, genoux et épaules doivent être couverts« .


On ne sera pas étonnés de savoir que ce sont des femmes Qataris qui ont pris l’initiative de cette campagne. Comme pour l’excision, où ce sont les mères elles-mêmes qui sont les plus impitoyables pour que soit imposée à leurs propres filles la mutilation leur permettant, croient-elles, d’être acceptées et intégrées dans la communauté, avec le même destin qu’elles : épouse fidèle et soumise et mère, point barre.
Au Qatar, bien évidemment, on devine la haine que doivent générer nos belles dépoitraillées en short ou mini-jupes. Haine associée à de la frustration, de la jalousie et à l’envie irrépressible de faire rentrer dans le rang les fauteuses de trouble.
J’ignore comment les autorités qataries accueilleront cette campagne. Gageons qu’elles ne voudront pas mettre mal à l’aise leurs expatriées qui leur servent de caution pour leurs échanges avec le monde occidental et notamment la France que le Qatar est en train d’acheter mais qu’elles se réjouiront de voir les femmes qataries mettre la pression sur les Occidentales.
En tout cas, il nous appartient à nous, hommes et femmes vivant en France, de demander à notre tour à celles qui vivent sur notre sol de respecter nos coutumes et valeurs. Hommes et femmes, parce qu’en France ce sont les hommes et les femmes, ensemble, qui les défendent.

En France, nous ne portons ni voile ni burka. En France, nous ne cachons ni les épaules ni les bras, ni les cheveux, ni le visage, ni les jambes. En France, nous n’avons pas besoin de mettre un foulard sur la tête pour nous faire respecter. En France, nous n’avons pas besoin de mettre un foulard pour faire croire que nous sommes vertueuses. En France, la qualité et la grandeur des femmes est dans leur esprit, dans leur cœur, dans leur humanité, pas dans leur capacité à cacher leurs cheveux ou leur corps que les hommes respectent, parce qu’ils ne sont pas des fauves en rut, tout simplement.
Christine Tasin

Résistance républicaine

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