Affaire des mini-Bots : Salvini est-il prêt à aller jusqu’à la sortie de l’euro ?

Publié le 4 juin 2019 - par - 51 commentaires - 1 511 vues
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L’affaire des mini-Bots italiens (« Buoni Ordinari del Tesoro ») est à analyser avec soin, tant sur le plan de l’ingénierie politico-monétaire que sur le plan de l’évolution politique de l’Italie et de l’Union européenne ; elle montre la complexité de la réalité, bien loin des solutions simplistes souvent invoquées ; de cela découle un article un peu long.

Passons sur le coté rocambolesque de l’adoption par la Chambre des députés italienne de la motion les concernant, qui a vu des européistes forcenés voter « pour » sans avoir compris un article permettant au gouvernement « populiste » d’aller à l’encontre de l’esprit des traités européens !

Sans entrer dans les détails de la théorie des monnaies et de l’épargne, qui est fort complexe, voyons un peu de quoi il s’agit : les bons du trésor sont des reconnaissances de dettes qu’un État signe à des apporteurs financiers et qui comprend habituellement une date de remboursement et le paiement d’un intérêt ; c’est un moyen de capturer de l’épargne et de disposer de financements. Sous la forme à moyen et long termes, ils peuvent être souscrits par tout organisme financier, national ou étranger. Comme toutes les collectes de fonds par l’État, ils sont directement comptabilisés en dette publique.

Ces titres sont négociables et, selon la solvabilité, réelle ou politique, d’un État, l’intérêt servi peut varier d’une façon importante. Ainsi le dernier taux pour la France (3/6/2019) était de 0,19 % alors qu’en 2011 les taux de la Grèce culminèrent à 29 % ! Mais ces chiffres doivent être modulés selon les durées d’emprunt, ainsi sur les titres à moins de huit ans la France et l’Allemagne ont des taux de référence négatifs (!) mais à 15 ans la France est à 0,618 alors que l’Allemagne est à 0,034 ; rappelons que ces deux pays utilisent la même monnaie, tout comme l’Italie dont le taux est à 2,849 soit presque 5 fois plus que l’Allemagne ; l’effet destructeur de l’euro est patent. À noter que les États-Unis ont un taux de référence de 2,305, mais ont la chance de disposer du dollar.

Bien que, contrairement à la France, l’Italie ait un budget primaire excédentaire, il devient déficitaire du fait de la charge de la dette ; en d’autres termes, l’Italie est plus vertueuse que la France dans la gestion courante de son État, mais sa dette 1/3 plus haute que celle de la France et, surtout les taux d’emprunt, font que ce pays s’enfonce. Les efforts d’orthodoxie libérale ont conduit à de nombreuses coupes budgétaires et entraîné une récession, mais les milieux financiers en relation avec l’Union européenne cherchent à imposer une cure encore plus drastique ; il s’agit de faire payer aux Italiens le poids d’une monnaie inadaptée à leur économie.

Le gouvernement italien, fondé sur un accord de programme de relance économique et de justice sociale, ne peut aller plus loin dans une politique de rigueur sans perdre le soutien populaire ; c’est justement le pari de la Commission européenne qui cherche la chute de l’attelage La Lega, Movimento Cinque Stelle.

La publica administrazione a 50 milliards d’euro de dette envers ses fournisseurs, elle ne pourrait les payer qu’en empruntant cet argent donc en augmentant encore le déficit et la dette, cela correspond quand même à 2,15 %. En ne les payant pas, elle met en péril des entreprises et doit leur accorder des délais de paiement de l’impôt et de la TVA, ce qui ne suffit pas toujours ; de plus, de nombreux projets publics sont en panne, ralentissant encore l’économie. L’asphyxie à la grecque est au bout de cette mécanique infernale. C’est là que nous retrouvons les Bots.

L’idée est simple et a d’ailleurs déjà été utilisée ; l’État italien émet des bons du Trésor non en recevant de l’argent « existant » (et donc soustrait temporairement à la masse monétaire en circulation) mais en échange d’un bien ou travail consommé par lui-même ; il a donc réglé ses factures. Puis les entreprises utilisent ces bons pour payer leurs impôts et taxes, du coup elles récupèrent de la trésorerie en euros sonnants et trébuchants ; les salariés ne perdent pas leur emploi, les investissements peuvent être financés, l’économie se porte mieux … jusque là, la commission de Bruxelles pourrait fermer les yeux, mais on conçoit que des entreprises pourraient recevoir plus de bons que ce qu’elles peuvent acquitter avec, et donc qu’elles seraient obligées de les conserver quelques années, ce qui bien sûr ruine le processus. Les économistes « populistes » ont trouvé la parade : ces entreprises excédentaires en bons peuvent s’en servir pour payer leurs fournisseurs ou sous-traitants, lesquels les utiliseront pour payer leurs propres dus à l’État italien.

Tant que le montant des Bots n’excède par les 50 milliards d’impayés publics, le système fonctionne comme une compensation entre dettes et créances de l’État, mais nous avons perdu de vue une conséquence de ce déblocage, c’est que, si le Trésor a bien récupéré ses titres et n’a donc pas augmenté la dette nationale, le budget, lui, a un manque à gagner de 50 milliards d’impôts et taxes ! Ces sommes payées par des bons émis et récupérés ne peuvent êtres équilibrées que par l’emprunt, ou le déficit, lequel est sous contrôle de l’UE. À part la normalisation comptable et une petite relance, ou serait l’intérêt ?

Le résultat des élections européennes en Italie est sans appel : La Lega 34,3 % M5S 17,1 %, la coalition au pouvoir reste majoritaire ; reporté sur des législatives, cela conforte Salvini qui a le choix de ses alliés ; soit il continue avec Di Maio, soit il redonne vie à une alliance droite/centre-droite qui est celle qui gouverne de nombreuses villes. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre l’offensive de la Commission qui vient d’ouvrir une procédure contre l’Italie pour dépassement de déficit, avec à la clef 3,5 milliards d’amende (c’est comme les découverts bancaires : « puisque vous n’avez pas d’argent on vous en prend pour augmenter votre dette … »). Le message est clair, il est temps de rentrer dans le rang et vous en avez l’opportunité politique. L’ambigu Premier ministre G. Conte a lui aussi montré quelques signes d’énervement en début de semaine, mettant en demeure Salvini de clarifier ses intentions.

C’est là que l’entourage du Capitano a relancé l’idée des mini-Bots, suivi par des déclarations conciliantes de M5S sur la « Flat Tax » et l’autonomie locale (programme de La Lega). L’alliance populiste résiste, au moins jusqu’aux décisions de l’UE qui pourraient intervenir dès la mi-juin, ou celle des autorités financières au début de juillet, après l’installation de la nouvelle commission qui pourrait être tentée par un coup d’éclat, surtout si l’Allemand Weber est élu. Avec le temps qu’il faut pour préparer des élections législatives, le gouvernement devrait tenir jusqu’au début de l’automne. Mais les comptes, eux, résisteront-ils ?

Vendredi 31 mai, l’Italie a dû subir un taux à 5 ans de 1,75 %, soit au-dessus de celui de la Grèce (1,69 %). À Rome, les médias pro-UE tentent de créer une panique comme avant la formation du gouvernement Lega/M5S, certains en appellent à Berlusconi, dont le parti a enrayé sa chute, oubliant que le Cavaliere avait envisagé le recours aux Bots et que c’est l’une des raisons du coup d’État européen contre lui en 2011.

Une autre affaire agite l’Italie, celle des appels d’offres, avec d’un coté M5S et son aile gauchiste moralo-rigide et de l’autre Salvini qui veut libérer les donneurs d’ordre et les entreprises – au risque de dérapages concussionnaires – pour relancer les marchés publics, notamment dans les grands travaux. La Lega semble l’emporter, avec le soutien des Italiens qui perçoivent cela comme une façon de combattre l’administration tatillonne et de faire repartir l’économie.

Ouvrages qu’il faudra financer… revoilà nos Bots !

Le désir est grand de faire grossir la relance, et justement le  programme Lega/M5S prévoit diverses injections favorables à la consommation (revenu citoyen – une sorte de RSA -, augmentation des petites retraites) et un simplissime prélèvement unique pour les impôts sur le revenu (aujourd’hui complexes et quasiment affermés au privé). Autant dire que les 50 milliards manquants au budget ne vont pas souffrir de la solitude !

La suite, qui s’imagine aisément, remplit de rage et de terreur les milieux financiers et leurs laquais bruxellois : augmenter le montant des bons émis pour satisfaire les besoins de financements publics ! Encore faut-il pouvoir les diffuser, dans un premier temps en étendant leur usage au paiement des charges sociales[1][1] et du prélèvement à la source.

À ce stade-là, l’Eurogroupe montrera ses dents aiguisées, les taux d’emprunt en euros deviendront confiscatoires, car même si les bons sont ajoutés à la dette, ils auront échappé au système financier mondialisé : insupportable pour lui !

Plus les taux monteront, plus le recours à l’émission de bons sera justifié ; la violence prévisible de la réaction de l’UE dominée par les Allemands accrochés au veau d’or de l’euro-mark entraînera pour Salvini l’obligation de résister. On ne peut même exclure, dans le cadre d’une dissolution de la Chambre, un réflexe nationaliste touchant un large spectre des partis politiques, libérant ainsi les freins à l’émission des Bots.

Leur montant total imposerait alors une diffusion chez les particuliers, par exemple en paiement partiel des salaires, puis il pourrait dès le milieu de l’été dépasser les possibilités de récupération à court terme par le Trésor public.

Il est temps de parler de deux particularités de ces bons du Trésor liés à l’idée d’origine, c’est-à-dire celle d’un moyen de compensation dette/créances : ils n’ont pas de date de remboursement et ne sont pas générateurs d’intérêts. En revanche, surtout dans le cas d’une extension de leur usage, ils devront avoir une réalité physique ; ceci explique le « mini » accolé à Bot.

Si des salaires sont partiellement payés en Bots, le Trésor italien aura l’obligation pratique d’imprimer des valeurs variées permettant l’acquittement de faibles sommes. Ces mini-Bots, libellés en euros mais rédigés en italien avec des éléments graphiques nationaux et les armes de la République italienne, deviendront un titre de paiement dans lequel les Italiens se reconnaîtront.

Une ambiguïté du traité de l’UE aura été exploitée par le gouvernement italien. En effet, si l’euro est la seule monnaie dont l’usage est obligatoire dans la zone euro, il se trouve que cela n’exclut pas formellement l’usage d’un moyen d’échange non obligatoire !

Engagée dans cette voie, l’Italie n’aura pas d’autre choix que d’émettre pour ses besoins intérieurs un nombre de bons suffisants pour financer sa relance et absorber son déficit, sans recourir à l’emprunt en euros hors de portée.

Ces mini-Bots, que les Italiens pourront toucher, lire, s’approprier, seront de facto un moyen d’échange dépassant les entreprises ; ils auront une vie propre, seront l’objet d’accumulation et de prêts, jusqu’au moment où ils seront appréciés à une autre valeur que leur inscription faciale… Ils ressembleront alors fichtrement à une monnaie !

Cependant cette verrue monétaire, accrochée à l’euro sans faire partie du système financier, hors du cercle libéral-orthodoxe, affaiblira l’euro, autant d’un point de vue symbolique que financier, les pays riches et excédentaires n’accepteront pas de financer ainsi partiellement l’Italie et l’éjecteront de l’euro.

Les conséquences de cette exclusion pourraient entraîner ce pays, fondateur de la Communauté économique européenne, hors de l’Union européenne ; le séisme serait tellement puissant que l’on comprend l’hésitation de Salvini.

Gérard Couvert

1][1] en Italie la gestion est publique

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Notifiez de
BobbyFR94

Article intéressant, mais je tiens le pari que le premier pays à quitter le TITANIC européen sera l’Allemagne !!

Pourquoi ? Parce que ce pays est celui qui a, et qui profite encore le plus de l’euro !!

Seulement, avec les CDS, ils savent que le système bancaire va exploser, et ils n’attendront pas de le subir !!!

Et donc, qu’ils ont le plus à perdre d’une explosion, mais pas seulement, car, comme écrit dans certains commentaires, seuls ceux qui se barreront de l’union européenne les premiers limiteront la « casse » !!

Compte tenu de l’invasion que nous subissons, que va-t’il se passer lorsque les parasites ne pourront plus être « nourris » et « logés », et que les comptes en banque seront tous vidés ?

Le scénario sera très très proche de celui écrit dans  » GUERILLA  » !!!

Gérard Couvert

Les Allemands en sont capables, ils le feraient brutalement, mais le moment n’est pas encore opportun car ils continuent à profiter de l’Euro. Politiquement les conditions ne sont pas remplies en Allemagne, et cepays nationaliste est en passe de dominer encore plus l’UE. https://lesouverainiste.wordpress.com/2019/05/23/leurope-allemande/

Le king

Le système ne veut pas laisser filer l’inflation pour ne pas pénaliser les (gros )rentiers . Alors à la place, on imprime de la fausse monnaie. Ce système peut encore marcher 10 ou 15 ans, mais après…

Stratediplo

Les étatsuniens appellent ça des « I owe you », je vous dois, de fait une monnaie parallèle qui permet de pallier l’insuffisance de liquidités après une forte dévaluation (suivie d’inflation et donc d’un besoin d’accroissement de la masse monétaire) ou une impossibilité d’emprunt. La Californie y a eu recours il y a dix ans, comme plusieurs provinces argentines en 2002, sauf que les titres de dette provinciale argentins avaient une date de péremption, certaines provinces les ayant d’ailleurs remboursés (rachetés en monnaie nationale pour les retirer de la circulation) six mois plus tôt que prévu. C’est donc un accroissement temporaire de la masse monétaire à un coût national plutôt qu’international, mais qu’il faut bien liquider ultérieurement. Un pari sur l’assainissement futur de la dette.

Gérard Couvert

Merci pour ces précisions ; la Grèce l’a aussi utilisé pour les dépenses sociales.

POLYEUCTE

Chacun profite à sa manière des taux bas, voire négatifs…
Des Bulles se créent partout et vont exploser.
Endettement mondial ? 300 % du PIB mondial !
Italie et France ne sont pas en première ligne, mais ça sent mauvais !

André LÉO

On ne voit pas bien en quoi ces « bons points du trésor » accordés aux entreprises, en échange de remises d’impôts sont contraires aux poncifs de la finance mondiale.
Dites-nous, indigné G.Couvert, combien de MILLIERS de MILLIARDS d’euros la BCE a-t-elle redonné aux banques en « rachat de dettes d’état », bons du trésor inclus?

En finance, ils nomment ces cadeaux monstrueux et discrets le « quantitative easing ».
Quel nom en français, pour qualifier cette tambouille de copains-coquins? Les contribuables européens ont payé pour cette escroquerie entre amis. Et les journaleux n’en pont pas parlé.

Alors, « analyser avec soin » le mini scandale des bots, on s’en moque un peu. C’est faire oublier l’essentiel, que l’euro a coûté 54.000 € à chaque Français depuis 2000.

Je ne suis pas le King lol

Ma foi pourquoi pas . Demain je commence à imprimer mes billets . Comme ça je peut payer mes dettes vis à vis de mes parents , frères , enfants . Et eux ils peuvent aussi me rembourser ce que je leur ai prêté . Bon c’est sur mon boulanger lui il va être moins content , a moins qu’il ne m’achète de l’électricité que je vais avoir du mal à payer avec mes seuros .

Parlervrai

Si je comprends bien l’Italie veut emprunter pour alléger sa dette ?
C’est ce qu’on appelle de la cavalerie, non ?

Pierre ESCLAFIT

On peut aussi faire des économies substantielles en ne donnant pas à n’importe qui.

Enfant de Clovis

Brexit + Italexit = Guerre civile Européenne.

Chiche !!!! Avec plaisir…

Le king

En principe, ce genre de site n’est pas fait pour les cassos et les désaxés. A quoi sert ton post ? Pose-toi la question…

BobbyFR94

Et vous, que croyez que vos commentaires suscitent ?

SAUL

bon sujet et clairement expliqué …..j’en retiens sur le fond que l’euro fonctionne à l’identique des anciennes monnaies et qu’en plus il ne permet pas pas à chacun des pays d’accéder à des prêts au même taux ( en interne auprès de le BCE ou de la bqe nationale) mais oblige chaque pays à obéir à la même orthodoxie financière ….!!??? étonnez-vous que cela ne fonctionne pas …sauf bien-sûr pour les banques,….. l’euro est uniquement un marché de rentabilité financière

Aux Armes Citoyens

Trop long à lire, on ne cesse de le répéter on ne va même pas jusqu’au bout.
Les Italiens sont des malins. A mon avis, ils sont en train de préparer leur sortie de l’ue… sauf que ce ne sera pas comme la GB qui fait n’importe quoi, qui n’avait rien préparé et surtout, ne croyait pas que le peuple voulait le brexit.
Avec les résultats des européennes, maintenant, le gouv. est mis au parfum. A lui, de respecter la décision du peuple.
Je pense que les Italiens, le jour où ils sortiront, procèderont à une remigration en masse.
Et bien, si c’est ça, leur projet, j’applaudis des deux mains !

Le king

La majorité des Italiens ne veulent pas sortir de l’UE !

kery

le long de mes c…… tu en dit des conneries
putain tu as fait un sondage la bas toi mdrrrr

Le king

Kerry…
Il n’y a aucune chance que l’Italie valide par référendum la sortie de l’UE…

Pierre ESCLAFIT

C’est le roi du référendum qui le dit…

Pierre ESCLAFIT

Le King c’est le Macron populaire ?

Robert

Non c’est benallah avec un pseudo. Maintenant que sa bouche est vide, il a d’autres hobbies…

Josette

Oui en douceur, de toute façon, un jour l’Allemagne en aura marre et reverra le système monétaire! Pas de panique à bord. *

Soljenitsyne disait: ‘On peut se relever d’une crise économique mais jamais de la perte d’identité d’un peuple’.
C’est sur cette URGENCE IDENTITAIRE que le peuple de droite doit se rassembler, ETegner

Robert

Eh oui, trop de gens raisonnent en terme d’argent plutôt qu’en terme d’identité…

Le king

Va donc payer ta baguette avec ton « identité ».,,,

BERNARD

Bravo Salvini, transformer sa dette en emprunt russe, c’est la grande classe !, du grand Art ! Un grand coup de pied au cul à l’UERSS ! J’espère bien que d’autres pays vont suivre, on va bientôt pouvoir se torcher avec des billets de 500€, mais dépêchez vous d’en avoir, la BCE en a arrêté la fabrication !

Le king

Dans le cas des emprunts russes, il me souvient que les premiers lésés furent les petits porteurs français. Et Poutine lui-même régularisa la situation il y a quelques années…

BERNARD

@Dan
Pas les premier lésés, mais plus probablement les premiers baisés ! Mais les cocos russes de l’époque n’en avait rien à branler des créanciers français, quant au « remboursement » des emprunts russes, ils ont plutôt été remboursés par des embruns… MDR, quelle nullité ce Dan!

BERNARD

La France a déjà utilisé deux fois ce genre de trucs : ça s’appelait des assignats, ce qui a eu pour conséquence la ruine de pas mal de ceux qui ne s’y étaient pas préparés, c’est une façon de rembourser sa dette en « monnaie de daube ira ».
Le problème c’est qu’il n’y a qu’une manière légale de faire de la fausse monnaie, c’est la BCE qui détient ce droit, en ayant émis pour plus de 2000 G€ de fausse monnaie en 2 ans et demi !.. elle tourne la planche à la BCE.. et sûrement pas pour le bien des peuples, mais pour celui des banques.
Achetez de l’or physique, vite… on sait jamais mais ne soyons pas trop pessimistes quand même !.. s’il le faut la BCE fabriquera 10000 G€ et le tour sera joué, sauf que la baguette de pain passera à 6€ c’est tout !

Pierre ESCLAFIT

La ruine ne concerne pas tout le peuple, mais les privilégiés.

BERNARD

@@ Pierre : Tout à fait exact, ça a été d’ailleurs ce qu’on a appelé « la ruine des rentiers » (en termes historiques).
C’est pourquoi j’ai toujours grogné contre le fait que les retraités ont voté micron pour préserver leurs 5000 € de leur livret A.. ils feraient mieux d’avoir 100 grammes d’or planqué sous leur matelas !
Pour ceux que ça intéresse, l’article suivant sur wiki est partiel (mise en place des assignats sous la révolution), mais dresse assez bien la chose. L’objectif étant de ruiner périodiquement les rentiers..

https://fr.wikipedia.org/wiki/Assignat

Josy

Attali avait dit qu’ on fabriquait des faux billets, des brouettes! Il faut écouter, emprunts toxiques, etc, rappelez-vous ! Tout cela avait été dénoncé lors des débats, puis le vote Eurosceptique Non en 2005!

BERNARD

@Josy : Tout à fait : seule la BCE a le droit d’émettre de la fausse monnaie (en fait de la monnaie basée sur rien, dite « fiduciaire »)..
Bon, pour bémoliser je dirais que la FED fait pareil depuis l’accord de Bretton Woods qui ne garantissait plus la valeur « or » des dollars émis.
Mais bon, entre une monnaie signée par draghi (le Mario Bross de la monnaie, c’est lui qui signe les PQ regardez vos billets en haut à gauche) et le USD, ya pas photo !
Va comprendre que l’€ monnaie grecque autant qu’allemande, n’ait pas une compréhension internationale autant que le USD…
De toutes manières cette monnaie va capoter, je ne sais pas encore quand, mais pour moi, c’est une certitude, la BCE et l’UERSS ne pourront que retarder cette échéance. Achetez de l’or physique.

B.B.

Cet article est très intéressant. J’ai tout compris. Bravo au gouvernement italien. À Bruxelles, ils doivent être complètement fous. C’est purement et simplement jouissif !

Le king

D’apres Le président de la BCE, tout pays qui quitte la zone Euro doit d’abord payer ses dettes vis à vis de celle-ci. Dans le cas de l’Italie, ça se monterait à au moins 400 milliards !!!

B.B.

Eh bien ! qu’à cela ne tienne, l’ITALIE s’acquittera de sa dette à l’aide de ses mini-Bots et ce, grâce à l’ambiguïté du traité de l’UE dont il est fait mention dans l’article de Gérard COUVERT.

BERNARD

MDR, elle payera en junks bonds ! (bons du trésors pourris!). Ca me rappelle un vieux dicton : quand vous avez une dette de 100000 euros que vous ne pouvez pas rembourser à votre banque, vous avez un problème ; mais quand vous avez une dette de 400 G€ à la BCE que vous ne pouvez pas payer, c’est la BCE qui a un problème :)

Le king

Non ! Ceux sont qui restent qui paient. Et comme la France finance 18% du budget européen, je vous laisse faire les calculs de notre facture potentielle..,

BERNARD

Pas de problème Dan, il n’est pas question de la France… et puis si on ne peut pas payer, on fera comme l’italie, nous créerons des titres de créance pourris, comme les emprunts russes ou comme ce qu’a fait l’Argentine. Dans un premier temps on pourra dire « on vous rembourse que la moitié ; à prendre ou à laisser ».. Dommage alors pour les détenteurs d’assurance vie et pour ceux qui ont des créances sur l’État Français ! Les ressources dans ce domaines sont presque infinies. Mais depuis les lois BRRD, on sait bien que les assurances vie en Euros ne sont pas si « sûres  » qu’on le laisse entendre ! Mais les Français n’ont pas encore compris.

Le king

Bernard…vous déraisonnez ? Vous avez bu ? Le système tout entier repose sur la confiance. Si tout le monde se met à tricher et à émettre des bons pourris, je te laisse imaginer la suite des événements..

BERNARD

@Dan,
Vous êtes désolant, savez-vous seulement ce que veut dire « monnaie fiduciaire ».. manifestement non, votre billet de 500€ ne vaut que quelques centimes à cause du papier et de l’encre, et n’a de la valeur que par la signature… assignat.. de Mario.. non pas le plombier, mais draghi.
Lorsqu’un jour vous vous pointerez avec un billet pour acheter du pain et qu’on vous répondra « j’ai assez de PQ pour le moment, merci » ..
Et rappellez vous de l’époque des Reichmarks ou les allemands tamponnaient leurs monnaie de plusieurs zéro de plus et prenaient une brouette pour acheter du pain, le papier monnaie ne valait alors plus que SON POIDS EN PAPIER..
Ici vous touchez au nullissime !

BERNARD

@@Dan,
Vous écrivez, et pour une fois à juste titre : « Le système tout entier repose sur la confiance »
Ceci est tout à fait EXACT ! (pour le système monétaire, j’ajouterais, si je le puis, confiance ET CRÉDIBILITÉ)

On peut effectivement avoir confiance en Mario Draghi, en Corléone, en Al Capone.. moi je préfère franchement Corléone.

Mais accordez moi au moins le bénéfice du doute à savoir « ais-je le droit de ne pas avoir confiance » ?
Dès lors posez vous la question suivante :
Si je n’ai pas confiance, qu’est-ce que je fais ?
… suicide.. alcool.. héro.. cocaïne.. coca-cola ?

Le king

Bernie…
Vous cabotinez ! Je vous dis que le système entier est miné ; et pour rembourser, à la moindre connerie des Italiens, par exemple , ils piocheront dans nos comptes…

Le king

Bernie… vous avez bu ?
Le système repose sur la confiance ; on ne fait pas ce qui nous chante ! Vous irez prélever tout ou partie des économies des Français pour rembourser ?

BERNARD

OUI, relisez les lois BRRD, accessibles en direct sur internet !, (c’est pas du complotisme). elle a été appliquée sur les comptes grecs, elle a été modifiée en 2017 (juillet ou août je crois) qui permet de modifier les plafonds des comptes sur lesquel « on » va pouvoir piocher. d’autre part, les « garanties » sur ces comptes ne font pas le poids.
et les Français qui ne sont pas idiots ne sont pas obligés d’avoir leurs économies sur un compte en banque ou une assurance vie.

Enfant de Clovis

Salvini dira à l’UE d’aller se faire enc…. avec la bénédiction de son peuple. Charge aux poltrons islamo collabos de Bruxelles de déclencher une guerre s’ils le veulent.

Le king

Sérieux, va consulter ! Sortir autant d’âneries, faut le faire…le réel existe, très cher, et ce qui est dans ta tête est sujet à caution…

BERNARD

Ah ouais Dan, tu crois que les chiffres qui sont marqués sur ton compte en banque au Sénégal (ou même en France) veulent dire quelque chose ? Ce ne sont que des chiffres mon frè’re.. avec des chiffres, on mange tant qu’on y croît. Et là c’est trop drôle, avant il fallait quand même éditer du papier, maintenant avec l’informatique, ça ne va même plus être nécessaire car on pourra dire que les chiffres ne valent rien ou même effacer directement les chiffres.. et ça s’est déjà fait !!

BERNARD

C’est exactement ce qu’a fait l’Argentine, après avoir envoyé quelques flèches à leurs créanciers ….
Ils les ont envoyé chier direct ! et les mecs du FMI n’ont plus eu qu’à écraser leurs grandes gueules et à repartir avec leurs valises :)

Le king

Les Argentins, à l’heure qu’il est , sont toujours emmerdes par les fonds vautours américains…

BobbyFR94

Ca, c’est vrai, mais ce sont tous les pays endettés qui sont, comme vous dîtes, »emmerdés » par les fonds vautours américains !!

Pierre ESCLAFIT

A moins que l’UE soit aussi redevable à certains…