Affaire Mila : que serions-nous sans le droit de critique ?


En toute chose, il faut savoir raison garder. En conséquence de quoi il convient donc de toujours comparer ce qui est comparable en prenant en compte les singularités de ce qui définit les considérations opposées.
Dans la récente affaire Mila, du nom de la jeune fille mise en cause pour avoir exprimé sur un réseau social une opinion sur l’islam, certains ont cru déceler une tendance  glauque et malsaine pour  le débat public. En fait ce n’est pas seulement son discours qui est en cause, mais aussi et surtout celui de ses contradicteurs qui n’essayant point d’argumenter, se contentent de vociférer, d’éructer et de menacer.
S’il fallait taire toute critique susceptible de blesser les convictions de certains, notre quotidien, celui de «Boulevard Voltaire» serait effacé.
Pour ce qui concerne la forme, les inquisiteurs n’ont pas vraiment tort, car le vocabulaire dont il est fait usage est ordurier et ne confère nullement en soi un sens ni un quelconque supplément de crédibilité. Toutefois, rien n’interdit le recours à la vulgarité à qui que ce soit du moment qu’elle ne devient pas une menace personnelle… Écoutez donc parfois Jupiter lui- même.
Pour le reste, ils ont tout faux. Injurier ou insulter n’est que de pure mauvaise forme et ne recouvre en rien le droit absolu au blasphème. L’injure ou l’insulte sont des offenses à la personne et en cela elles sont répréhensibles. Le blasphème est une irrévérence, une insolence, une impertinence faite à un dogme, donc par définition, à une idée contrastée ou incertaine. Elle est légitime et de plein droit. Relisez Socrate, Voltaire ou Houellebecq, vous y trouverez des anathèmes intelligentes, brillantes et incontestables.
Enfin sur le fond, dire « Jésus était un pédé », autre proposition prétendument « athéiste », n’est pas seulement une arrogante effronterie, c’est aussi une offense faite à une petite minorité de gens qui pourraient se sentir stigmatisés par cette insulte, mais, surtout, cela est parfaitement faux ou du moins est-ce une allégation sans aucun fondement et donc absolument irrecevable.
En revanche dire « je hais l’islam » n’est en rien condamnable. Cela l’est d’autant moins quand le propos est étayé par la lecture du contenu même du texte de la religion concernée.
L’Évangile dit « si l’on te gifle la joue droite, tends la joue gauche ». Certes cela est d’une passivité naïve, consternante, mais n’est ni discriminant ni agressif et ne porte atteinte en aucune manière à l’autre. En revanche, il est recommandé de lire le Coran pour ne plus porter de considération bienveillante mais objective sur certaines des incitations qui, après lecture, permettent de mieux relier les actes mortifères aux paroles sectaires.
Lisez ce qu’en pensent Bossuet, Chateaubriand, Condorcet, Flaubert, Montaigne ou encore Montesquieu… Mais aussi d’autres comme par exemple Zineb El Rhazoui, Mina Ahadi ou Maryam Namazie ou encore Jacqueline Chabbi (très intéressant)…
En conclusion, la liberté d’expression ne saurait trouver de limite dans une espèce de nécessaire silence des convictions contradictoires, fût-il destiné à assurer une paix apparente et trompeuse. Car le sens du sacré se trouve dans le respect de l’autre en tant que personne et non dans la tolérance de la sainte pensée doctrinaire de la foi.
Jean-Jacques FIFRE

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13 Commentaires

  1. Aie! Aie! Aie!
    Faire manger du papier imprimé à des cochons, c’est de la maltraitance!
    Déjà nourris à la provende, leur lard sera encore moins bon!
    Les communautaristes animalistes vont faire un procès et ils vont se chicailler avec le communautarisme des observateurs de l’islamophobie, ou le ccif, ou le mrap, qui auront la même idée.
    Il y a du fric en jeu! Qui emportera la mise?

  2. J’adore la photo qui illustre l’article!!! Là est la place de leur coramerde, ou mieux, direct à la fausse septique!

  3. Vous évoquez le « Sacré » ! Tout vient de là !
    « Sacraliser rend intouchable ! ». Au nom de Qui et de Quoi ?
    Tout Sacre conduit au…. Massacre !

  4. a force de nous imposer des choses dont ont ne veut pas ça va mal se terminer!!!
    la marmite chauffe!!
    attention

  5. langage ordurier ? oui , un langage qui le serait sur une chaine de TV mais pas du tout dans un échange privé, ce qui était le cas de Mila. Ce langage « ordurier » est le langage de la nouvelle génération, c’est comme le langage SMS avec ses abréviations…
    Regardez donc la vidéo de Mila !!!
    ce qu’elle dit, elle le dit sans haine, calmement , normalement, cela passe tout seul…sauf pour les muzz qui éructent , eux , de haine et de violences !!!
    les mots à eux seuls ne sont rien. ils prennent leur sens réel avec le ton , les expressions du visage et les gestes…
    Regardez donc la vidéo de Mila !

  6. Merci, vous confortez mon intime conviction que l’interdiction massive et agressive de tout débat ,suite aux premiers attentats commis au nom de ce dieu que nous ne louons pas , a servi de cheval de Troie à ces soldats de l’islam. Les bouches cousues, par les médias asservis et se complaisant dans leur dictature de la pensée unique, et la peur de finir au tribunal (chose arrivée par ailleurs à certains) ont effacé toute possibilité de lancer un débat public ouvert et respectueux. Et les effets sont très dangereux. Le pays des lumières risque de devenir le pays des abus idéologiques. C’est dommage.

  7. Pas du tout d’accord : le faire que dire de Jésus qu’il était pédé soit parfaitement faux ne signifie pas du tout que ce soit sans aucune fondement ; l’auteur de cette phrase lui prête sans doute un signifiant parfaitement sensé, vraisemblablement également contestable par une partie de la population, offensée ou pas, mais ce n’est pas forcément du tout une assertion gratuite. Quand bien même elle le serait, ça relève purement de la liberté artistique, du moment que ça n’a rien d’une incitation à la violence et que ça ne diffame pas les chrétiens. De même pour Mila, la grossièreté de ses formules sont parfaitement significatives, la forme fait partie du message, que j’approuve à 100% et il n’y a aucune réprimande à lui adresser sur ce point ; ça signifie « j’emmerde l’islam jusqu’à la moell

  8. l’affaire Mila c’est quand même la mise en examen de la jeune fille
    la condamnation des propos par la garde des sceaux et des zélites bienpensantes

    • ceux qui sont contre l’islam risquent leur vies et leur proches , pour le peuple alfrancais il faudra énormément des sacrifices et de crimes commis par cette secte mortifère pour qu’ils changent d’avis …..et c’est pas demain la veille.

    • non pas de mise en examen
      Les propos contre l’islam d’une lycéenne de l’Isère ne constituent pas une provocation à la haine, a annoncé le parquet de Vienne. Cette enquête est ainsi classée sans suite. En revanche, la justice poursuit ses investigations pour trouver les auteurs de menaces de mort à l’encontre de la jeune fille de 16 ans.

      • C’est dégueulasse ce que vous faites auriez vous l’intention d’empoisonner ces pauvres bêtes

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