Affaire Ryan : le recrutement de la RATP n’est plus ce qu’il était !

Publié le 21 septembre 2013 - par - 7 812 vues

J’ai connu autrefois une RATP bien plus professionnelle, bien plus exigeante dans ses embauches d’agents. Jamais elle n’aurait embauché un repris de justice de ce niveau à cette époque.

Voici donc un “Ryan” (en réalité Kévin) qui me fait penser au fameux “Vladimir” bien connu des services de police. Il est agent de la RATP, conducteur de Bus (Machiniste-Receveur) et appelé en principe, à conduire en toute sécurité des voyageurs d’un point A à un point B. Le pedigree de ce conducteur de bus est pour le moins étonnant: En 2012, il avait été condamné pour vol aggravé à 24 mois de prison, dont 18 avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve. Il s’agissait en fait d’un braquage de prostituées dans un hôtel de Lons (près de Pau). Déguisé en policiers, avec faux brassards et pistolets à grenaille, il était accompagné de deux comparses. (source le Figaro

Dans un accident de la circulation, il tue un automobiliste. Avant l’accident, le conducteur n’avait plus que 3 points sur son permis de conduire. En 2009, il en avait perdu 6, puis 3 en 2010 et en 2011, il avait dû effectuer un stage au cours duquel il avait récupéré 4 points.

L’on peut aussi se poser des questions sur les responsabilités du Chef de ligne, du RH de Centre-Bus et du Directeur de son Centre Bus qui ne peuvent pas avoir ignoré les manquements graves de cet agent. Ces supérieurs directs connaissaient le bonhomme : père, de 30 ans d’un bébé de cinq mois, (…)  il totalise 20 accidents en cinq ans dont une suspension de permis en 2008 pour conduite sous l’emprise de l’alcool. 

Il y a au service des Centres-bus, une Unité de surveillance du personnel dont les agents sont surnommés “les mouches” qui siège dans le nord de Paris. Ceux-ci aurait pu le suivre et sans doute, l’ont-ils fait puisqu’il a été évalué.

En août 2012, il avait subi une évaluation de la part de la RATP après un stage effectué quelques mois plus tôt. Le responsable de la formation notait sur son rapport: «Le respect du Code de la route reste du domaine du hasard.» Ou encore: «L’allure est souvent excessive en arrivant sur les feux et aux points d’arrêts», «la conduite n’est pas suffisamment sécurisante vis-à-vis des tiers et de la clientèle suite à une allure qui n’est pas toujours adaptée».

La famille dépose plainte contre Pierre Mongin, Pdg de la RATP. Celui-ci a 45 000 agents sur plus de 220 métiers exercés à la RATP. Déposer plainte contre lui relève d’un enterrement à long terme ! Dans tous les cas, le laxisme de l’embauche ciblée et de la discrimination positive trouve là, son point de non retour.

Cette affaire me rappelle cette pratique de l’embauche massive d’agents répondant à des critères sociologiques si ce n’est ethniques. Ce qui a abouti à avoir désormais du personnel dans les Centres Bus qui imposent de plus en plus une morale, une vision, des modes de conduites.

Ces embauches voulues par les différentes direction de la RATP répondent à l’air du temps, à la mixité obligatoire, à un certain racisme à l’envers qui souligne que les voyageurs doivent être transportés par des conducteurs de bus qui leur ressemblent comme l’affirmait autrefois Anne Marie Idrac que j’ai connu Pdg de l’entreprise à l’époque.

Ces nouveaux critères répondaient aussi à une volonté de calmer les “pauvres jeunes défavorisés” dans les cités que traversaient les lignes de bus, dont le personnel étaient la cible régulière.

Ces critères idéologiques et politiques n’ont pu que faire descendre la qualité professionnelle des embauches du fait de cette vision sectaire. Ces critères de qualités ne sont plus essentiellement ceux d’autrefois à savoir, l’intérêt du service public, le respect des horaires, le respect de la hiérarchie, celui des voyageurs et celle de l’image de la RATP. C’est désormais et en priorité la recherche d’une moindre dégradation des lignes de bus, du matériel et donc quelque part, l’achat d’une “paix civile”.

D’ailleurs, l’image de la RATP d’autrefois s’efface peu à peu et le sigle de la RATP et de sa couleur fétiche, cède la place au sigle du STIF et à la couleur grise. Sans doute que cette perte d’image de la qualité RATP a des conséquences profondes sur l’esprit général de cette entreprise que j’ai connue si fière d’elle et de la qualité de ses prestations à tous les niveaux, sur tous les métiers, des Opérateurs aux Cadres en passant par les Maîtrises.

Gérard Brazon  (Puteaux-Libre)

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