Afghanistan : Incohérence totale et irresponsabilité de Hollande sur le retrait des troupes combattantes

Publié le 30 mai 2012 - par - 1 881 vues
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Nicolas Sarkozy, précédent Président de la République, n’a eu de cesse de répéter le bien-fondé (selon lui) de la participation de nos troupes à la guerre en Afghanistan.

Or qu’en est-il ?

A-t-on fait reculer les talibans ? Non.

A-t-on installé un régime démocratique ou même pseudo-démocratique ? Non.

A-t-on mis fin à la charia, au vitriolage des femmes qui ne la respecte pas, aux massacres dans les écoles pour filles, etc. ? Non.

Sur tout cela, Nicolas Sarkozy n’a fait qu’aligner que des phrases creuses sans le début du commencement d’une moindre efficacité sur le terrain.

Et son successeur, François Hollande, joue strictement la même technique de l’autruche. Point de bilan, point d’état des lieux. Soumis à l’OTAN comme son prédécesseur, il feint d’ignorer la réalité de terrain.

Mais pire encore, son annonce du « retrait » de nos troupes s’avère en dépit du bon sens.

1. On retirerait en premier les « troupes combattantes ».

2. Il faudra néanmoins laisser quelques soldats pour rapatrier le matériel.

3. Puis on laisserait sur place des « instructeurs » de l’armée afghane, et des « gendarmes ».

4. Et surtout, on continuerait (jusqu’à quand ?) notre « action humanitaire » (hôpitaux, écoles, etc.)

C’est l’inverse du bon sens.

Il est évident que les talibans s’attaquent d’abord au plus fragile, et à ce qu’ils considèrent comme une « ingérence » dans leur charia : l’action humanitaire, en particulier en faveur des femmes et des fillettes. Donc laisser des « coopérants » et « coopérantes » français sans aucune défense militaire, c’est les vouer à la séquestration voire la mort.

L’armée afghane est truffée de « taupes » talibanes. On laisserait donc nos « instructeurs » à leur merci.

Sans matériel et sans soldat pour les défendre, François Hollande prend donc le risque de voir de nombreux « gendarmes formateurs » ou bénévoles français finir comme chair à canon sous la coupe de jihadistes.

Le bon sens eût été de protéger d’abord les civils et les gendarmes français d’un nouveau Dien Bien Phu, et de retirer à la fois le matériel et les combattants d’une manière proportionnelle afin de protéger un maximum de nos fils et filles de France.

Mais Français Hollande ne pouvait faire cela, non pas par manque d’humanisme, mais tout simplement parce que ce serait contredire la simple vérité qu’il tentait de masquer tout comme Nicolas Sarkozy : cette guerre d’Afghanistan est une erreur géostratégique et politique d’un bout à l’autre.

Djamila GERARD

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