Pourquoi agresser Brighelli, qui apporte tant au camp patriotique ?

brighelliA défaut de briller d’un humaniste lumineux et d’une intelligence sensible le texte de Marcus Graven à la conséquence méritoire de montrer comment poursuivre le travail de sape de Chauprade, que pourtant, à juste titre, il dénonce. Pour tout dire il y a même des mots dont l’imbécillité empuanti le reste du discours, par exemple le «  Dupont Gnangnan »,  pipi-caca des fronts-bas réac, des footeux incultes, des marchands de discorde.
Chauprade avec sa suffisance doucereuse prétend donner des leçons de morale en oubliant que pour ce faire il faut être irréprochable ; or en conservant son mandat de député il spolie les électeurs, de la liste sur laquelle il fut élu, d’une partie de leur représentation légitime.  Est-ce à dire qu’il préfère les petits arrangements et les gros sous à la démocratie ? Ou bien montre-t-il que le mépris des citoyens est une pratique acceptable pour ceux qui luttent contre la République.
L’extraordinaire scène de l’exécution du traître dans « l’armée des ombres » constitue la plus poignante représentation du nœud gordien de la peine capitale ; le cadre de la résistance politique armée étant par ailleurs la seule entorse que je ferais à mon opposition absolue à la peine de mort.
Cela fait 38 siècles que l’on exécute, dans un cadre juridique, des condamnés ; que je sache le crime n’a pas disparu, et même les sociétés appliquant la peine de mort sont plutôt moins sûres. La chose est donc sans efficacité, sans exemplarité, sans fin. Que reste-il, l’idée de vengeance, comme dans la sharia,  qui est très précisément la négation de l’idée même de justice dans un état de droit.
Mais au-delà c’est le bourreau qui me préoccupe, bien sur qu’il s’en trouvera, mais quel est le vrai visage, et le fond, d’une société qui ordonne que l’on tue en son nom ? Tuer est-il un acte inhumain ou déshumain ? L’exécutant devient-il un monstre ou est-il un déviant ? A-t-il plaisir à son acte ou est-il une victime en plus ? Brighelli en écrivant que la peine de mort produit deux morts oublie un troisième humain détruit : le bourreau.
En quoi la peine de mort est-elle différente de l’euthanasie ? Cette question en entraîne d’autres sur le respect irréductible du à la vie, à toute parcelle de vie humaine, du début jusqu’à la fin.
Nombre d’arguments développés par Brighelli sont anecdotiques – mais sait-on par quels chemins se fonde la conscience ? – je n’en dirais rien, mais comme Marcus Graven l’évocation de Mitterrand serait de nature à m’agacer tant l’homme est à l’origine du sort actuel de la France. Robert Badinter – auquel il faudrait sans doute associer son épouse – à su concilier ses choix politiques, son éthique personnelle, avec la réalité et dans le respect de la multiplicité des opinions, il n’y a qu’a observer le vandalisme de la Taubira pour comprendre la qualité de Robert Badinter ! Nous avons des ennemis, mais aussi des adversaires et c’est tout autre chose.
Hormis cet apport au fond du débat, il y  a « il faut faire passer les Lumières par-dessus la tête de la démocratie. »  Désolé Monsieur Brighelli mais cela sonne un peu comme « il a juridiquement tort car il est politiquement minoritaire. »  ou pire « la république n’a point besoin de savants »
Mais vous Monsieur Graven je vous poserai cette question : « la volonté populaire » s’est-elle exprimée sur ce sujet ? Non, donc vous n’avez pas à préjuger de ce qu’elle pourrait être, vous ne connaissez pas le résultat d’un éventuel référendum, sauf à assassiner vous-même trois fillettes la veille du scrutin ! Et c’est justement le point d’origine de la pensée de Jean-Paul Brighelli, dont je comprends l’inquiétude tout en songeant qu’il n’a pas assez confiance en la sagesse politique du peuple français.
Monsieur Brighelli comme vous je serais affecté que le « oui » l’emporte, mais votre position semble une impasse ; le passage en force du « mariage homo » était-il légitime, qu’est-ce alors qui ne le sera pas ?
Barbier me barbe ; c’est un vieux bout de savonnette rabougrie trempotant dans l’eau croupie du mondialisme.  16 mots c’est déjà bien trop.
Associer Chauprade et Brighelli tient du grand écart, et Monsieur Graven ne semble pas être un acrobate émérite.
Pour ma part, ayant une détestation du personnage de la belle Cassandre, et une opposition totale à sa déforme de l’éducation nationale,  je me tourne vers ceux qui pensent des choses censées sur l’enseignement, et je les écoute ; si Pomponette se préoccupe plus de ses atours que des enfants qui lui sont confié pourquoi ne pas le dire ? Que reproche-t-on à Brighelli, d’avoir mis le doigt où cela fait mal ; que n’eut-on pas dit s’il l’avait mis où cela fait du bien !
Marcus Graven, ce n’est pas une bonne idée que cette charge ; des commissaires politiques il y en à foison chez nos ennemis,  pourquoi leur prêter la main ? « Voltaire ou le djihad ; le suicide de la culture occidentale » ce titre du dernier livre de Jean-Paul Brighelli ne laisse-t-il pas présager des combats communs ?
« Soyons clair : je ne voterai jamais pour un parti […] pas besoin d’agiter un chiffon rouge de sang » ; avec les déclarations récentes de Jacques Sapir, similaires dans leur articulation sémantique, il s’agit des prémices d’un possible bouleversement considérable des positionnements politiques de nombre de souverainistes originaires de la gauche.
Alors laissez la guillotine dans son musée, observez l’évolution idéologique, réfléchissez à la nature des apports de Jean-Paul Brighelli et Nicolas Dupont-Aignan au débat d’idée en France. Plutôt que de détruire, construisez avec les patriotes authentiques.
Gérard Couvert

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5 Commentaires

  1. Que répondre à cet article décousu d’un militant de Dupont Gnangan, monsieur 3%?
    Le texte est désarticulé, difficilement lisible.
    Monsieur Couvert est visiblement un sentimental à fleurs de peau.
    Dupont Gnangan serait-il d’une « morale irréprochable »? Si monsieur Couvert le croit, il doit aussi croire qu’il milite dans un parti de Bisounours ou dans un bouquin de la série Harlequin avec Dupont Gnangan dans le rôle du beau médecin.
    Quant à ses réflexions sur la peine de mort, j’hésite entre le cours de philo pour les Nuls et le discours pathétique du bobo de base.
    Ne lui en déplaise, l’abrogation ou non de la peine de mort méritait un référendum. Je ne connais pas le résultat – je le devine tout de même un peu – mais je sais surtout que l’on n’a pas demandé leur avis aux citoyens. Mais il vrai que Badinter et Mitterrand n’avait pas confiance dans « la sagesse du peuple ». Parce que la sagesse c’était obligatoirement l’abrogation de la peine de mort?
    L’humanisme à ce stade de bêlement est une lâcheté. Mais il est vrai que les couards se camouflent toujours sous les beaux sentiments, l’éthique et 38 siècles d’histoire façonnés à leur convenance pour se voir comme sage.
    Je ne mettrai jamais sur le même plan la victime et l’assassin, l’assassin et le bourreau.
    Après la litanie d’insultes que vous m’adressez, je me garderai bien de tomber à votre niveau de « petit homme ».
    Vous dites dans un courriel que vous allez essayer de « décoincer » Dupont Gnangnan. Essayez d’abord la thérapie sur vous-même.

  2. Marcus Graven était un peu dur avec Brighelli- qui a beaucoup de mérites.
    Mais sur ce coup Brighelli avait un peu exagéré!
    1° Rejeter un parti au motif qu’il y a dans son programme un point jugé mauvais, c’est un peu court dans la situation où est aujourd’hui la France, surtout quand ce point consiste à préconiser un réferendum envisageant une alternative!
    2° Appeler Sade à la rescousse pour justifier sa propre position me parait de surcroit indécent. Brighelli a mérité sa volée de bis vert – ce qui n’enlève rien à ses mérites par ailleurs.

  3. Ne disais-je pas que Marcus Graven allait dans le sens de Chauprade, c’est-à-dire de tuer dans l’œuf toute possibilité d’un rassemblement large des patriotes, dans l’oubli provisoire et conjoncturel de différences devenues subalternes ?
    Sa réponse est dans ce sens avec, raison démonstrative, une médiocrité d’arguments confondante ; mais ce qui m’attriste le plus est sans doute l’absence de sens politique, de compréhension fine des évolutions de la conscience collective, de l’acceptation du temps et de la transaction.
    Les ennemis d’une rénovation patriotique de notre pays ont encore de beaux jours devant eux.
    Vous parlez, monsieur Graven, avec le mépris des médiocres, des 3% de Debout La France, êtes-vous certain de ne jamais en avoir besoin ; pensez-vous que la France peut rejeter 3% de ses fils, parmi les plus attachés à sa permanence ? Voulez-vous la survie de notre nation, ou bien mourir avec elle en ayant bien joué votre rôle de sniper ?
    Ces 3% ne doivent rien à l’exploitation de l’angoisse, de la colère, de la misère, et de ce fait ils sont libres et ne devront rien à ces maîtres qui peuvent devenir exigeants. C’est une chose de conquérir le pouvoir, c’en est une autre de devoir l’exercer ; nous voyons chaque jour les ravages que cela provoque, vous êtes de ceux qui entraîneraient le F.N. dans la même turpitude.
    Vous parlez d’insultes, moi je ne n’en ai pas proférer ; alors, soit vous avez la couenne un peu fragile, à cause de la pratique de l’agenouillement, de la brosse à reluire ou de la masturbation, soit mon langage de « bobo » à des sens qui ne se révèlent que aux esprits éclairés comme le votre.
    Tellement éclairés qu’ils en sont aveuglés.

    • En ce qui me concerne, je n’ai aucun mépris pour les 3% de DLF, ni pour NDA et son équipe. Mais je constate qu’au train où les choses évoluent, ces 3% deviendront (peut-être?) plus nombreuses quand…il sera trop tard pour changer les choses, car la France aura changé de peuple (prophétie de Brecht réalisée). En attendant, ces voix manqueront au FN pour permettre de virer par les urnes les salopards qui tuent la France depuis trente ans.

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