Agressions dans les transports : l'incroyable préférence immigrée des médias et du gouvernement

Rarement les hasards de l’actualité ont permis de jeter une lumière aussi crue sur ce constat permanent : en France aujourd’hui, quand un étranger ou un français d’origine étrangère (de préférence extra-européenne) est victime (ou semble telle), son origine est lourdement soulignée et lui vaut une compassion particulière ; en revanche quand un suspect ou un délinquant avéré a la même origine, silence : c’est un « jeune »,  un « homme », et gare au raciste qui  oserait préciser son portrait.
La semaine dernière, deux hommes ont été victimes de violences graves dans les transports en commun, et la manière dont l’information à été traitée, comme la réaction des pouvoirs publics, est tristement édifiante de ce racisme à l’envers.
Paris, jeudi 29 septembre en fin d’après-midi. Sur la ligne 7 du métro, une altercation éclate entre deux hommes, dont l’un tombe sur les rails et meurt électrocuté, pendant que l’autre prend la fuite. Immédiatement une version des faits se répand dans tous les médias : l’homme tué avait été poussé sur les rails pour avoir défendu une femme à qui l’individu en fuite voulait dérober son téléphone portable. Mais surtout, il est étranger, c’est un Indien surnommé Babu. Aussitôt les idolâtres de la diversité à sens unique se pâment. Babu devient « le héros du métro ». Sa biographie (son hagiographie plutôt) se diffuse à la vitesse d’une régularisation massive : c’est un immigré comme on en rêve, en France depuis six ou huit ans selon les versions (on ne précise pas comment il y est entré, et pour cause, comme nous le verrons par la suite) travaillant honnêtement comme livreur de pizzas et distributeur de prospectus. Dans « Sud Ouest » un de ses proches (Français) dit avec des trémolos dans la voix : « il a donné une leçon de courage à tous les Français ». Ah bon,  nous en avons donc besoin ? Jean Claude Delarue, l’inamovible Président de la Fédération des Usagers des Tansports s’oublie : « pourquoi le gouvernement ne décernerait-il pas une médaille à Babu ? » Rien que ça. La Fondation RATP annonce qu’elle prendra en charge le rapatriement du corps en Inde afin qu’il y soit incinéré selon le rite sikh.  Mais   le clou sera cette cérémonie organisée le mercredi 4 octobre sur le quai de la station Crimée par le ministre des transports Thierry Mariani et son collègue bobo de la culture Frédéric Mitterrand (pourquoi lui ?), pour laquelle ont avait composé une véritable chanson de geste immigrationniste.  « Ce pauvre Babu fait partie de ces héros ordinaires qui rendent la vie meilleure et représentait ce qu’il y a de beau dans la culture indienne, le partage, l’attention aux autres »,   gémit la harpe mitterrandienne, avant que la flûte marianiste ne  pleure : « C’est un héros ordinaire. Il vient en France, ne pose pas de problème, travaille, envoie de l’argent à sa famille, se montre respectueux de certaines valeurs, je trouve ça touchant ». Le tout devant les rails funestes sur lesquels les deux ménestrels avaient jeté des roses à la mémoire du preux chevalier Babu.
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Vous souvenez-vous qu’un tel hommage ait été rendu à un citoyen français ayant eu le même comportement ? Moi non plus. Et pour cause : il n’y en a jamais eu. Pourtant qui peut faire l’injure à la France de prétendre que nos concitoyens ne sont jamais des « héros ordinaires » ? Et même si un traitement voisin était réservé à un Français de souche, imagine-t-on une seule seconde que l’on pourrait attribuer son héroïsme supposé aux qualités nationales, à une tradition chevaleresque, à une culture hexagonale de la solidarité ? On entend déjà les cris d’orfraie des bien-pensants, pour qui l’orgueil national n’est légitime que chez les autres,  au Sud de préférence.
Les jours suivants, la chanson de geste se muait en  chant du cygne de l’héroïsme importé. Interpellé le mardi 4 octobre grâce notamment aux caméras de surveillance, l’agresseur présumé livrait sa version, qui semble confirmée par les images enregistrées : il n’y a jamais eu de femme agressée, et c’est lui aurait été attaqué  par le ressortissant indien. Malaise sur la planète médiatico-progressiste, encore plus quand on apprend que l’auteur de l’homicide (car cela reste un homicide quelles qu’en soient les circonstances)  est un Egyptien en situation irrégulière, prénommé Mohamed. Pire, Babu lui-même était clandestin ! Sous quel statut travaillait-il, voilà une question inconvenante que personne n’a posée.
Une banale bagarre qui aurait mal tourné entre un Arabe et un Indien tous deux « sans papiers » : si cette version est avérée, les stéréotypes droits-de-l’hommistes et surtout la fable épique qu’on vient de nous raconter sombrent dans le ridicule.  Raison de plus pour appliquer la règle d’or rappelée au début de cet article : ignorer autant que possible l’origine étrangère des délinquants. Pas question de biographie pour Mohamed, qui dans la plupart des médias, devint un fantôme. Jusqu’en fin de semaine, il était surtout « un voyageur », un « jeune homme », un « individu », bref les termes les plus passe-partout de la langue de Molière furent appelés à la rescousse, en vain. Car entretemps quelques supports avaient été plus bavards, et même 20 mn.fr,  pourtant fleuron de la bien-pensance avait dû avouer l’atroce vérité, qui le contraignait comme d’habitude à interdire toute réaction  par son traditionnel : « en raison de débordements, cet article est fermé aux commentaires ». Alors ce samedi, les médias « progressistes » (quasi-pléonasme volontaire) firent le service minimum et concédèrent qu’il s’agissait d’un Egyptien, un point c’est tout. Mais depuis quelques jours leur intérêt pour cette affaire avait chuté d’une manière inexplicable. C’est alors qu’un nouveau fait divers vint fournir l’occasion d’un malencontreux parallèle.
Le jeudi 6 octobre sur le train Corail Lyon-Strasbourg, un contrôleur était grièvement blessé de huit coups de couteau par un passager.  Evacué en hélicoptère son état est jugé grave mais « stationnaire » au moment où ces lignes sont écrites dimanche 9 octobre. Les réactions à cette nouvelle agression offrent un contraste significatif avec la précédente. Seuls les collègues du contrôleur réagirent vivement  par un arrêt de travail plus ou moins général sur le réseau, méthode que l’on peut approuver ou non, mais là n’est pas le problème. Pour cette victime qui certes n’est pas décédée (et le sort fasse qu’il n’en soit rien), pas de biographie flatteuse, pas de cérémonie avec déplacement de ministres, pas d’émotion mise en scène. Tout au plus M. Mariani se fendra t-il d’un communiqué conjoint avec sa collègue de l’écologie Kosciusko-Morizet, par lequel ils « condamnent fermement cet acte de violence ». Le fait qu’il s’appelle banalement Bernard Mortelier, un nom bien français, et qu’il bénéficie d’un emploi protégé dans d’une grande entreprise (presque un privilégié n’est ce pas ?), n’y est évidemment pour rien, comment peut-on avoir des pensées aussi mesquines ? De son côté l’agresseur bénéficie  pleinement de l’anonymat qui n’avait pu s’appliquer qu’en partie à son prédécesseur du métro parisien. On saura seulement qu’il s’agit d’un « jeune homme de 27 ans » originaire de Mulhouse, condamné quatre fois pour des faits de violence et d’outrage, et ayant aussi des antécédents psychiatriques.
Quant à l’agresseur, la peu glorieuse autocensure de la presse reprend avec d’autant plus de force que comptetenu du contexte, ce nouvel épisode de violence tombe particulièrement mal pour les pseudos humanistes.  Les premiers jours on saura seulement qu’il s’agit d’un « jeune homme de 27 ans » originaire de Mulhouse, condamné quatre fois pour des faits de violence et d’outrage, et ayant aussi des antécédents psychiatriques.  Son nom ? Ne soyez pas vulgaire voulez-vous, et puis quelle importance ? Las, là encore des petits rapporteurs ne pourront tenir leur langue et on finit par apprendre que  l’auteur des coups s’appelle Yassine Moumed. Sale temps du côté de l’immigration-est-une-chance-pour-la-France.
Ces faits ne sont hélas qu’une nouvelle illustration de la préférence immigrée, caractéristique essentielle de la boboïtude qui influence parfois au-delà de sa sphère, tant brille sa toge de vertu factice. Je rappelais dans le numéro 168,  au sujet des évènements de Clichy Sous Bois de  novembre 2005,  le traitement compassionnel réservé aux victimes supposées de violences policières quand elles sont d’origine étrangère et habitent certains quartiers, alors que les victimes des voyous originaires de ces mêmes quartiers  n’ont droit qu’à une discrète et passagère attention. 
https://ripostelaique.com/Anniversaire-emeutes-on-ne-va.html
La même analyse vaut pour les émeutes de Villiers le Bel en novembre 2007, quand deux gamins sur une mini moto, sans casque, étaient entrés en collision avec un véhicule de la police, laquelle était forcément mal intentionnée à leur égard.  Et tant d’autres cas.
Mais nous nous égarons. Depuis trois minutes je vous assène des propos fascisants puisque selon l’ineffable Sopo de SOS Racisme-à-sens-unique, « le racisme anti-blanc est une invention de l’extrême droite ». La preuve : le 12 octobre aura lieu à Toulouse le procès de Houria Bouteldja, la délicieuse présidente du Parti des Indigènes de la République (sic), poursuivie sur plainte de l’AGRIF pour le qualificatif de « souchien » dont elle affuble les Français de souche. Puisque le racisme anti-blanc n’existe pas, SOS Racisme-à-sens-unique ne sera pas présent au procès pour se constituer partie civile, et ses compères des autres officines subventionnées pas davantage. N’est-ce pas cohérent ? La dialectique camarade, la dialectique. Tu nies l’existence d’un problème, donc le problème n’existe pas. Tous les régimes totalitaires ont utilisé ce remède magique. Pas si magique que cela à long terme, puisque les deux grands totalitarismes du 20è siècle, communisme et fascisme, ont fini par s’écrouler, ce qui nous donne bon espoir pour leurs successeurs.
Jean de la Valette

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