Agressions, vols, viols, violences, c’est le ramadan à Oran

Publié le 9 août 2012 - par - 6 021 vues
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Ces jours-ci le Quotidien d’Oran, par la plume de J. Boukraâ, a recensé les nombreux actes de violences perpétrés dans la seule ville d’Oran depuis le début du ramadan, et le moins que l’on puisse dire est que ce mois sacré concentre à lui seul tout ce que l’humain peut régurgiter de bestialité contenue durant les onze autres mois de l’année.

Comme en témoignent d’autres articles du site, les hôpitaux sont submergés de patients malades d’avoir trop mangé, malades d’agressivité, malades d’un dérèglement métabolique éprouvant pour le physique et pour les nerfs.

Dans cette Algérie musulmane les faits sont encore plus criants que chez nous et nous alertent bruyamment sur ce que sera la France d’ici quelques poignées d’années, quand nous serons morts sans doute et débarrassés de ces contingences délictueusement terrestres mais face à quoi nos enfants déjà nés seront confrontés. Autant dire qu’il vaudra mieux pour eux que leur instinct de survie ait sauté une génération.

Alors bien sûr, les aveugles peuvent toujours continuer à hausser les épaules, regarder ailleurs en criant au fantasme. Question de choix après tout.

Agressions à l’arme blanche, vols avec violence, Oran a peurJ Boukraâ Le Quotidien d’Oran (31/07/2012)

« La petite délinquance s’installe chaque jour, un peu plus, dans des quartiers d’Oran, en maîtresse des lieux. Partout des agressions sont signalées. Les histoires de personnes agressées par des jeunes se répètent et souvent selon le même procédé.

Devant la résistance de certaines victimes, les agresseurs n’hésitent pas à commettre l’irréparable. Pas moins de 200 personnes victimes de coups et blessures volontaires suite à des agressions ou des rixes, ont été prises en charge par le service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital d’Oran depuis le début du mois de ramadhan.

Des citoyens sont poignardés, tabassés, délestés de leurs argent, bijoux, voiture, portable et même de leurs achats en plein jour. Des victimes sauvées grâce aux interventions médicales, certaines ont même été sauvées d’une mort certaine, et ce, après avoir reçu des coups de sabre, de hache, de hachette ou même par des tirs d’armes à feu.

Pour ne citer que quelques exemples, le premier jour du mois sacré une femme a été tuée à coups de couteau, à Benfreha, devant les yeux de sa fille de 7 ans. Au cours de la semaine dernière, un jeune homme a été grièvement atteint d’une balle de fusil ; la victime a été blessée par un membre de sa famille quelques minutes avant la rupture du jeûne pour des raisons indéterminées. Avant-hier, un chauffeur de taxi a été blessé par balle. La victime est toujours gardée au service de réanimation.

A Aïn El Turck, une femme enceinte a fait une fausse couche suite à une agression. Le drame s’est produit vendredi dernier vers 17 h, dans la localité de Trouville. Celle-ci était en compagnie de son mari lorsqu’ils ont été attaqués par un groupe de malfaiteurs. Tabassé, le couple a été évacué vers les urgences de l’hôpital d’Ain Turck.

Cette semaine à Eckmühl, un jeune de 20 ans, a été aussi victime d’une agression à l’arme blanche, recevant plusieurs coups dans diverses parties du corps. Un jeune de 18 ans, habitant à Gambetta, a été agressé par un groupe d’assaillants et reçu plusieurs coups de couteau à la cuisse. La victime gravement touchée a été admise au bloc opératoire.

Plusieurs autres cas similaires ont été enregistrés. Les agresseurs achètent ces armes au marché informel ou parfois les confectionnent eux-mêmes. Armés, ces délinquants ne se contentent pas uniquement des agressions de jour comme de nuit, en pleine rue, ils s’organisent parfois en associations de malfaiteurs pour effectuer des casses dans des maisons.

Une bonne proportion d’agressions sont commises dans certains quartiers à l’exemple de M’dina Jdida, Haï Nasr (ex-Derb) et Haï Yaghmoracen (ex-St Pierre).
Cette violence n’a plus comme théâtre les quartiers dits défavorisés, elle s’est étendue à nombre de cités qui étaient plus au moins épargnées. Les alentours des bureaux de poste et des banques sont également les lieux de prédilection de voleurs.

Le service des UMC du CHU d’Oran a également reçu une dizaine de femmes victimes de violence conjugale. Le cas le plus marquant et celui de cette femme agressée par son propre mari, en pleine rue, au quartier d’Ekhmühl. Ce dernier s’en est pris à elle, à l’aide d’une bouteille en verre avant de lui porter plusieurs coups de couteau.

Des cas de violence sur ascendants sont également enregistrés, durant ces premiers jours du mois de ramadhan. Une dizaine de cas ont été aussi signalés. Un jeune a, par exemple, volontairement renversé une marmite de soupe bouillante sur sa mère. Un autre a poignardé son père âgé de 71 ans.

Par ailleurs, 8 cas de viol sur mineurs ont été enregistrés durant la même période à El Hassi, Es-Sénia, Ibn Sina entre autres. Les victimes sont des enfants âgés entre 12 et 14 ans. »

Caroline Alamachère

http://www.djazairess.com/fr/lqo/5171344

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