Aicha, de Yasmina Benguigui : l'islam au pays de "oui-oui"

Conversion le retour ! Avec son film « « Aïcha », projeté sur France 3 le mercredi 2 mars, Madame Yasmina Benguigui, nous a plongé pendant 90 minutes dans l’univers de la communauté musulmane d’une ville de banlieue parisienne. Beaucoup de femmes, belles, drôles, pour un film, chaleureux, sensible, engagé, d’une manière dont on pourrait cependant trouver à redire. Je ne serais pas aussi sévère qu’Eric Zemmour qui voulait décerner à ce film un « OUI-OUI » d’or, en référence au personnage des histoires pour enfant, mais j’aimerais dire le sentiment que m’a laissé cette histoire et ce qui m’a frappé !
Dans une société en crise ou des jeunes françaises musulmanes veulent réussir leur vie, la recherche d’un emploi est difficile, comme pour tous les jeunes, donc les filles s’accrochent, trichent, rivalisent. On suit pendant tout le film une très jolie jeune-femme Aïcha embauchée comme assistante et dont la première initiative sera de promouvoir la beauté des « cheveux frisés noirs ». Aïcha s’accroche à son travail, elle a un amoureux, on sent qu’entre ces deux là c’est un vrai coup de foudre, « il » voudrait qu’elle lui présente ses parents mais voilà il n’est pas musulman ! Dans ce film Aïcha explique à son amoureux qu’avant de faire la connaissance de ses parents, il faudrait aller voir l’oncle, commerçant mais aussi imam, réciter une toute petite formule, que ce n’est vraiment rien, rien du tout ! Bien sûr à aucun moment l’héroïne ne prononce le mot de conversion ( volonté de la réalisatrice ?).
Que peut ressentir le spectateur non musulman à la fin de cette histoire ? Il réalise très vite que nous sommes face à une terrible réalité : le rapprochement entre musulmans et non musulmans ne sera possible que par la conversion des non musulmans à l’islam ! Madame Benguigui a joué sur la note humoristique pour faire passer la pilule ! Bien sûr on pourra rire du quiproquo et de la chute finale, au sens propre et au sens figuré, de son film. Le héros se dit prêt à accomplir la petite formalité, lui pense à la formule qu’il faut réciter pour se convertir alors que le « peut-être futur beau-père » parle, lui, de « couic » la circoncision ! Il tombe alors dans les pommes !
Quand elle est venue chez Ruquier, avec ses 2 actrices, présenter son film, Madame Benguigui a parlé de la conversion à l’islam. Elle en voulait aux Françaises nouvellement converties qui s’étaient mises à porter le voile et le niqab et qui avaient, en fait, beaucoup nui à sa communauté. Avaient-elles le droit de devenir musulmanes alors que ça n’était pas leur culture originelle, pourquoi et comment le faisaient-elles ? Elle révéla que certaines se convertissaient simplement pour résoudre leur crise d’adolescence et s’opposer à leurs familles et que parce que c’était ultra simple: « il suffit de dire quelques paroles, faire « shahada » et c’est tout » et elle poursuivait : « pour certaines d’entre elles, c’est le piercing ou la conversion ». Dans le film une jeune femme déclare : « j’ai pensé me convertir au judaïsme mais ça durait quatre ans, alors j’ai choisi l’islam ».
Alors au travers du film et des propos de la réalisatrice n’est-on pas en droit de se questionner du sérieux de tout cela ? Que penser des imams qui convertissent vite fait bien fait en faisant répéter rapidement une simple formule aux postulants, souvent très jeunes ? N’y-t-il pas là abus de pouvoir, une sorte de détournement de mineur ?
Madame Benguigui, en a-t-elle rajouté ou dit-elle la vérité ? Dans un autre film « Quand la République se voile la face » Daniel Leconte avait filmé, lui aussi, dans la région de Lille, la même séance de shahada où l’imam du coin convertissait en quelques secondes des jeunes filles, voilées de noir de la tête aux pieds.
N’y a-t-il personne pour s’inquiéter de tout cela ? Est-ce bien raisonnable ? Que ressentent les familles de ces jeunes qui se convertissent aussi facilement? Que penser d’un homme (ou d’une femme) qui se convertit uniquement et simplement pour se marier ? Se convertir pour régler un problème d’adolescence, ou pour enquiquiner ses parents qu’est-ce que ça veut dire ? Les imams doivent-ils faire du chiffre pour la propagande et l’extension de la religion dans notre pays ? Ils n’ont pas l’air bien regardant, n’y a-t-il chez eux aucune éthique ?
Il y a fort à parier que, si ça continue, l’islam prenne de vitesse toutes les autres religions sur notre territoire, la méthode expéditive et la détermination de ce clergé là va être redoutable ! Voilà ce qu’on trouve sur internet :
Pour devenir musulman, il vous suffit de croire en l’Islam, et de réciter cette formule : Ash-hadu an lâ ilâha illa Allah, wa ash-hadu anna Muhammadan rassulu-llâh.
Je témoigne qu’il n’y a pas d’autre divinité que Allah, et je témoigne que Muhammad est son envoyé.
Une petite shahada vite fait et un(e) converti(e) ! Un(e) !
Chantal Crabère

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