Aincourt : quand la jeunesse dégénérée s’exprime dans un lieu de mémoire…

Vous connaissez l’ancien sanatorium d’Aincourt ? Non ? Alors laissez-moi vous édifier. Pour commencer, Aincourt (dans le Val-d’Oise) est joli petit village du Vexin français, ce coin de terre où vous ne pourriez pas croire que vous vous trouvez encore en Île-de-France.

Le premier seigneur connu du coin – Gauthier – s’en fut jadis, aux côtés de Guillaume le Conquérant – qui n’avait encore rien conquis à l’époque –, botter les fesses à Harold, pour des histoires d’héritage, en l’occurrence la succession au trône d’Angleterre. Ceci occasionna une bataille à Hastings, en 1066, remportée par Guillaume, qui devint à la fois roi et conquérant. Toutes choses racontées sur la fort jolie tapisserie de Bayeux, que l’on peut admirer à… Bayeux !

Mais je m’égare. Car ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le sanatorium d’Aincourt dans lequel Guillaume n’a jamais fichu les pieds et pour cause : cet édifice, dit d’architecture paquebot, a été construit dans les années 1930 pour accueillir les malades de la tuberculose. Plus tard, sous l’Occupation, ledit sanatorium servira de camp d’internement administratif. Il verra ainsi défiler plusieurs centaines de prisonniers dont la plupart finiront dans les camps de concentration et d’extermination nazis.

 


Toujours pendant l’Occupation, le sanatorium servira ensuite de camp d’entraînement pour les Groupes mobiles de réserve, si chers au pote de Mitterrand, René Bousquet. LES GMR aidèrent à l’occasion les Boches à traquer les foyers de résistance. Après la guerre le bâtiment reprendra du service, mais avec la disparition de la tuberculose chez nous, il sera progressivement abandonné. Notons que les pompiers viendront s’’y entraîner à éteindre le feu, mais ils ne feront pas autant de dégâts que la vermine immaculée qui s’y ébroue !

 



Depuis lors, seule une partie du sanatorium demeure en activité, accueillant un établissement de santé appartenant au Groupement hospitalier intercommunal du Vexin (GHIV).


Quant aux autres parties abandonnées – pour lesquelles il existe bien des projets de réhabilitation mais sans grand résultat pour le moment –, saccagées et pillées, elles sont devenues un lieu de squat et de déculturation remarquables, où même le diable est invité ! Si j’osais, je dirais que nous nous trouvons en présence de la Sixtine de la décadence morale et intellectuelle de notre temps. Tout ici exprime l’accablante volupté chaotique dont se repaissent les diversitaires et autres gauchistes dégenrés. Les dégradations diverses et variées nous irradient de l’âme profonde – comme un fondement ! – d’une jeunesse tribale et dégénérée, infectant l’atmosphère de sa poésie purulente. Car, sauf erreur de ma part, je doute que ces démonstrations visuelles – dont des clitoris couronnés ! – accablant les murs des bâtiments soient l’œuvre des clubs environnants du troisième âge, voire des patients de l’établissement de santé !

 



Ainsi, ce chaos de vulgarité sublime et de laideur mystique est un concentré de tout ce que peuvent produire ces petits agneaux rebelles, dont l’écologisme se déverse en de délicats tas d’ordures jonchant le sol ! Anne Hidalgo en aurait des vapeurs lascives, elle qui fait cela en beaucoup plus grand à Paris…

 



Par « chance », j’ai pu découvrir sur les murs de l’édifice martyr quantité de ces « œuvres » qui ensevelissent de douce laideur vivre-ensembliste nos villes, voire nos campagnes désormais. Tout comme René Marchand, j’appelle cela – certes, dans ma rance ignorance crypto-fasciste ! – des déjections. Déjections qui peuvent à l’occasion – et puisque je visite parfois des sites de la Première Guerre mondiale – détruire purement et simplement dessins et gravures de soldats de 1914-1918. Raison pour laquelle je ne peux ici faire partager certaines de mes découvertes à nos lecteurs, de peur que quelque ordure anarcho-diversitaire en ait connaissance et s’en vienne les saccager par des démonstrations picturales décérébrées. Pas étonnant que les groupes de rap-immonde viennent y tourner des clips, ces compositeurs de cantiques primitifs de la haine…

 



Comme vous pouvez le constater sur mes photos, l’état de délabrement d’un édifice non seulement remarquable sur le plan architectural, mais encore lieu de mémoire, semble la métaphore de notre pays, qui s’enfonce lui aussi dans la ruine tant physique que morale.



En guise de conclusion, j’invoque deux vers de Lamartine, extraits de son poème La Prière. Et si « Celui qui peut créer dédaigne de détruire », en contemplant le désastre dont sont capables ces hordes apatrides, déracinées de tout et primitivement violentes, « Ma raison voit le jour à travers ces ténèbres ». Ma raison qui me dit que je ne suis plus de ce monde…

(Par avance, bonne année aux hommes et aux femmes bien nés, c’est-à-dire qui aiment la seule vraie France, que nous défendons tous ici).

Charles Demassieux

(Photos : Charles Demassieux)

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8 Commentaires

  1. Malgré les litres de peinture projetés sur les murs, avec un résultat artistique très discutable, ces petits mal-élevés se déclarent certainement écolos.
    On leur souhaite un prompt saturnisme.

  2. Quel est le sombre crétin qui a ”moinssé” cet article tragique ?
    Écœurant de connerie…..les 2 !
    Merci Mr Demassieux

  3. Cioran a écrit dans son recueil d’aphorismes intitulé « Aveux et anathèmes » : « Quiconque ne meurt pas jeune, s’en repentira tôt ou tard ». J’y ai souvent pensé au cours des cinquante dernières années, mais aujourd’hui, à 75 ans révolus et dans le contexte actuel, j’y pense plus que jamais, parce que jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé une seule seconde que notre malheureux pays tomberait aussi bas. J’ai envie de dire, pour rigoler bien sûr, « mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu pour mériter ça » ?!… mais je dirais plus volontiers et plus sérieusement, pour conclure avec un autre aphorisme de Cioran : « Plus on déteste les hommes, plus on est mûr pour Dieu, pour un dialogue avec personne ». Dont acte.

  4. La gauchiasserie et le communisme avec les antifas et autres saloperies d’ordures gauchiasses verdâtres sont les plaies du monde et principalement celles de la France. Les nuisibles ont les annihilent .

  5. Aincourt, entre Mantes et Magny-en-Vexin, dans il est vrai un très joli coin de verdure.
    Qui connaîssait les lieux du sana? Il suffit d’un seul taré qui en prévient d’autres et une faune rapplique.
    J’ai connu cette région, je n’aurais jamais cru qu’il s’y fasse un jour de telles dégradations. Écoeurant. Pas 1 cm2 n’échappera donc à ces salopards!? Partout en France.

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