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Ainsi parlait Charles de Gaulle : âmes sensibles, s’abstenir…

Du général de Gaulle, les mal-pensants ne retiennent en général (sans mauvais jeu de mots) que la célèbre phrase rapportée par Alain Peyrefitte dans son livre C’était de Gaulle (éditions  Gallimard) :

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! »

Une phrase dont les médias bien-pensants mettent évidemment en doute l’historicité, parce qu’elle va à l’encontre de la doxa immigrationniste qu’applique l’oligarchie depuis les années 70 du siècle dernier.

L’ouvrage C’était de Gaulle paraît en trois tomes, en 2000, soit trente années après la mort du fondateur de le Ve République. Alain Peyrefitte fut un proche du général de Gaulle, et à plusieurs reprises ministre dans les gouvernements du Général entre 1962 et 1968 (information ; rapatriés ; Éducation nationale).

Il a eu avec le Général quelque trois cents entretiens particuliers. On ne voit pas pourquoi l’intégrité de Peyrefitte serait mise en doute, alors qu’un tel procès n’a jamais été fait à un Jacques Attali pour son livre Verbatim dans lequel ce dernier rapporte les conversations privées qu’il a eues avec le président François Mitterrand.

Même si l’historien Jean-Paul Bled, pourtant directeur de la revue Études gaulliennes, (mais par ailleurs patron d’émission sur Radio Courtoisie, donc méfiance…) abonde prudemment dans le sens des médias immigrationnistes :

« Cette phrase a été prononcée à l’emporte-pièce dans une conversation privée, mais il n’y a aucune trace écrite dans ses mémoires ou ses discours (…), il ne peut donc en être comptable ».

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Il est d’autres phrases de De Gaulle qui valent largement leur poids de couscous, et qui, si elles avaient été proférées par un Jean-Marie Le Pen – par exemple… –, auraient valu à ce dernier beaucoup d’ennuis avec la justice. En voici quelques-unes :

  • Au député UNR Raymond Dronne, ancien héros de la libération de Paris :
    « Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? »
    (Cité dans Le petit de Gaulle illustré. Ed. Le Crapouillot, 1967, et par Jean-Raymond Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon, 1967)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Raymond_Tournoux

  • À Léon Delbecque :
    « Et puis, Delbecque, vous nous voyez mélangés à des musulmans ? Ce sont des gens différents de nous. Vous nous voyez mariant nos filles avec des Arabes ? »
    (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon, 1967)
  • Au général Koenig :
    « Évidemment, lorsque la monarchie ou l’empire réunissait à la France l’Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens… Si vous allez dans un douar, vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs, parlant mal le français ».
    (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon, 1967)
  • Au soir des accords d’Évian, en mars 1962 :
    « Alors, Joxe, vous avez bientôt fini avec vos bicots ? »
    (Cité dans Le petit de Gaulle illustré. Ed. Le Crapouillot, 1967-68)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Joxe

  • « Tous ces bicots se chamaillent. Ils aiment les fusils, ils aiment s’en servir. Ils ont la manie de la fantasia ».
    (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon, 1967)
  • « Les Arabes, ce n’est rien. Jamais on n’a vu des Arabes construire des routes, des barrages, des usines… Ce sont d’habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiants. »
    (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon, 1967)
  • « Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un État… Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’œuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés… Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes… Ils ne peuvent rien faire seuls. »
    (Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants, Ed. Albin Michel, 1972 )
  • « Des Français ces gens-là ?! Avec leurs turbans et leur djellabas ?! »
    (Cité par A. Peyrefitte. C’était de Gaulle. Ed. Gallimard, 2000)
  • « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
    (Cité par Benjamin Stora, historien peu suspect d’ultra-droitisme, dans Le transfert d’une mémoire, Ed. La découverte, 1999)
  • « Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. »
    (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans ses Mémoires, tome 2. Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969, Ed. Fayard/Jeune Afrique)
  • « Le régime fasciste permet aux pouvoirs publics de tirer des ressources existantes, sans ressource ni ménagement, tout ce qu’elles peuvent donner. L’impérieuse subordination des intérêts particuliers à ceux de l’État, la discipline exigée et obtenue de tous, la coordination personnelle du Duce, enfin cette sorte d’exaltation latente entretenue dans le peuple par le fascisme pour tout ce qui concerne la Patrie, favorisent à l’extrême les mesures de Défense Nationale. »
    (Charles de Gaulle, La mobilisation économique à l’étranger, Revue militaire française, 1er janvier 1934)
  • « La dictature momentanée que j’ai exercée au cours de la tempête et que je ne manquerais pas de prolonger ou de ressaisir si la patrie était en danger »
    (Charles de Gaulle. Mémoires de guerre. Tome III, Ed. Plon, 1959 )
  • « Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses mœurs ».
    (Cité par Philippe de Gaulle dans De Gaulle, mon père, tome 2, Ed. Plon, 2004)

Henri Dubost