Aix-en-Provence : cinq fermetures, pour emploi de clandestins

Publié le 18 avril 2019 - par - 5 commentaires - 1 593 vues
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La place Richelme, à Aix-en-Provence, en plein centre-ville, était un lieu très fréquenté par les riverains et les touristes de passage. Dorénavant il ne le sera plus et cela durant plusieurs semaines.

En effet, les cinq principaux établissements qui bordaient cette place sont fermés par mesure administrative.

Lors d’un contrôle, probablement sur dénonciation, en décembre 2018, au moins 12 travailleurs clandestins non déclarés car sans papiers, avaient été identifiés par les services de la Préfecture, dont un mineur.

Tous en situation irrégulière, ils ont été placés en garde à vue et ont expliqué aux autorités que cela faisait plusieurs mois qu’ils travaillaient pour ces établissements de la place Richelme.

Ils percevaient environ 20 euros par vacation et ils étaient employés à la manutention des vastes terrasses, entièrement démontées et évacuées chaque soir, après la fermeture, et remises en place le matin, mais également à la plonge, plus discrètement.

Les cinq établissements, actuellement concernés, sont L’Unic, le Duplex, La Cour de l’Horloge, le Bar des PTT et surtout le Petit Bistrot qui a été le plus sévèrement sanctionné : 10 semaines de fermeture.

« On s’y attendait depuis des mois mais on n’imaginait pas une fermeture aussi longue » déclarent les employés du « Petit Bistrot ».

Les passants et les riverains se montrent étonnés de ces fermetures temporaires ! Informés, ils le sont à présent, en lisant les avis apposés sur les devantures.

Les commerçants cherchent diverses excuses, évoquant des nuisances sonores ou des soucis avec les terrassiers afin d’expliquer ces fermetures.

Bien entendu, ils préfèrent passer sous silence les vraies raisons de ces condamnations, c’est-à-dire une affaire bien plus grave de travail clandestin, qui plus est avec des migrants clandestins en situation irrégulière.

Actuellement les dossiers sont entre les mains de la justice et les gérants risquent non seulement des amendes jusqu’à 45 000 euros mais également des peines d’emprisonnement jusqu’à cinq années.

La ville d’Aix-en-Provence a pris acte de cette décision.

Maryse Joissains-Masini explique que « ce n’est pas la ville qui a demandé ces fermetures » et elle déplore que cette place perde ainsi toute attractivité mais estime que ces commerçants n’auraient pas dû enfreindre les lois. (Source : quotidien La Provence).

Le sous-préfet des Bouches-du-Rhône réfute tout harcèlement contre les commerçants « Quand des commerces écopent d’une fermeture administrative c’est que de multiples infractions ont été constatées ! »

D’ailleurs ces mesures prises par les services de l’État ne sont ni les premières, ni les dernières, car plus d’une quinzaine de commerces ont déjà été visés par des mesures de fermetures administratives et d’autres sont encore dans le collimateur.

En ce qui nous concerne, nous saluons ces condamnations contre des commerçants qui, pour de basses raisons économiques, exploitent des migrants en situation irrégulière qui sont donc dans l’impossibilité de se plaindre.

Il est déjà suffisamment grave que nous soyons envahis par des migrants clandestins, adultes et mineurs, sans que des commerçants profitent de cette main-d’œuvre à bas coût au détriment d’une main-d’œuvre non spécialisée de nationalité française.

Il est évident que si des postes ne nécessitant aucune formation ne profitent pas à des Français qui justement n’en possèdent aucune, comment peut-on espérer qu’ils puissent échapper au chômage ?

Manuel Gomez

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Notifiez de
DURADUPIF

La lutte contre le travail dissimulé ce n’est pas nouveau. Mas là avec les irréguliers immigrés clandestins (déjà en infraction non appliquée) il est plus que temps de sanctionner les fraudeurs mais s’occuper aussi des clandestins.

Olivia

Je parie qu’à la suite de ça ces clandestins vont recevoir leurs papiers…. Et que nous les retrouveront à leur poste à la réouverture.

le Franc

bof, c’est quasi général, sauf que quand on décide d’en liquider quelques uns, c’est forcément à la suite d’une décision politique ; qui a intérêt à ces fermetures bidon ? aurait-on appris que ces propriétaires auraient mal voté ?

zéphyrin

c’est rassurant (momentanément) de constater que les services de l’état peuvent être efficaces. On pourrait imaginer comme peine encourue, une interdiction d’exercer un commerce. avec des employés légaux ou pas. ça ferait de la place pour des commerçants scrupuleux et humains

reuri

Excellent article 👍.
Il ne faut plus consommer chez ces magouilleurs.