Alexandre, Éric, Médine et les autres…

Publié le 21 septembre 2018 - par - 12 commentaires - 1 446 vues
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Zemmour (Éric) devrait être content : Alexandre Benalla s’appelait Maroine et sa mère lui aurait changé de prénom lorsqu’il avait quatre ans. Est-ce que cela a pu « booster » sa carrière, nul ne le sait réellement (il n’a pas changé de nom) mais en tout cas, ledit « racisme d’État » que les néo-gauchistes agitent pour intimider en guise de combat facile (easy listening) ne semble pas avoir eu d’effet sur lui, tant la position qu’il a acquise symbolise le contraire au vu de ce qui s’affiche ici et là…

Mais est-ce que le changement de prénom, du moins l’ajout d’un prénom européen comme c’est mon cas (Lucien aux côtés de Samir et d’Arezki), s’avère si impératif pour rebondir sur la polémique de l’heure ?…

Oui et non, oui en ce qui me concerne parce que, si j’ai voulu intégrer, en 1995, mon prénom de baptême – et même le placer en premier alors que mes parents ne l’avaient pas jugé nécessaire, suivant ici l’avis d’un de leurs amis prêtre qui voulait faire de moi un de ses collègues avec un prénom plus idoine (je n’étais pas censé venir en Métropole…) – je l’ai intégré parce que souvent, dans des fêtes, le plateau apéritif composé de petites saucisses et de saucissons me passait sous le nez, la personne le proposant présupposant que je n’en voulais pas, étant sans doute musulman vu mon prénom, cela m’a agacé et je me suis dit qu’il fallait réagir, aussi l’amie avocate d’un photographe d’origine iranienne (réfugié communiste devenu chevènementiste) que j’avais rencontré lors d’un dîner, cette avocate, donc, m’a proposé, gratuitement, de faire toutes les démarches, qui n’étaient pas quelconques à l’époque.

Quelle ne fut pas alors la réaction de certains lorsque je leur disais que, dorénavant, il fallait m’appeler par mon prénom de baptême, Lucien, voire Lucien-Samir, s’ils voulaient ou alors juste Samir, si cela les embêtait (ma famille a eu beaucoup de mal à s’y faire), ils me regardaient avec effarement comme s’ils me plaignaient de rejoindre une civilisation jugée raciste, colonialiste, bourgeoise, dans les livres scolaires qui les ont forgés, oubliant, ne sachant pas, ne voulant pas savoir surtout, qu’autrefois, bien avant l’arrivée de la France en 1830, l’Afrique du Nord numide, berbère, avait été chrétienne contre l’avis même des Romains qui en pourchassaient les adeptes jusqu’au 4e siècle, tant et si bien qu’il y eut bien plus de martyrs là-bas qu’en Gaule, Tertullien en parle dans ses mémoires…

D’ailleurs, soit dit en passant, le fait de vouloir faire apprendre « l’arabe » à l’école en France s’avère être un non-sens, tant la majorité des enfants d’Afrique du Nord est berbère d’origine (Amazigh) à qui l’on impose déjà « là-bas » un arabe venu d’Arabie, même pas celui dit « populaire » qui est en fait un amalgame de diverses langues, dont différents berbères, du français, du maltais, de l’espagnol, turc, arabe religieux, etc.

En tout cas, je réponds en même temps non à la question en ce sens où je ne peux pas effacer d’où je viens, qui je suis aussi, même si j’affirme désormais en premier mon prénom chrétien, signant même avec seulement parfois, à côté de mon nom, tant je ne veux pas que l’on me réduise à une partie de mon identité par mon faciès ou mon nom de famille, une identité enracinée désormais dans le destin français.

Une question qui ne semble pas émouvoir ledit « Médine », chanteur de son état, proche des « Indigènes de la République » selon sa fiche Wikipédia, « apologue » soutenu par Pascal Boniface, idéologue en réalité, qui symbolise bien ce qui se dit de superficiel sur l’islam dans son milieu, identique aussi à ce qu’en racontent un Obama, un Hollande, un Bush, à savoir que les « terroristes » qui s’en réclament ne seraient pas de « vrais » musulmans, que le « djihad » par exemple n’est qu’un combat, un « effort » intérieur, alors que ce dernier propos est faux, issu de synthèses rapides (easy listening là aussi, voire storytelling) qui oublient que ledit « grand djihad » ou combat/effort spirituel est, d’abord, un préalable pour pouvoir sereinement  (s’)imposer la « paix » (salam), celle de la charia, quitte à déclencher le « petit » djihad envers ceux qui ne l’appliquent pas ou la refusent :

« Que la paix soit avec toi », comme l’ânonnent désormais les bobos vides, avides d’orientalisme pour compenser, veut dire que « la paix de l’islam donc sa loi soit avec toi » sinon il t’en cuira, mais cela ne se dit pas comme ça, bien sûr (du moins tant que l’on n’est pas majoritaire comme dans les pays qui l’appliquent ou s’en inspirent), d’où le fait que les (néo)-spiritualistes n’y voient toujours que la partie face, oubliant la partie pile, celle du « petit » djihad qui fait la guerre aux infidèles, mécréants, et également d’ailleurs aux spiritualistes musulmans, aux soufis par exemple, puisque ces derniers oublient à chaque fois que la paix de l’âme sert d’abord à s’aguerrir, à forger son sabre dans le métal de la loi islamique, tout comme Mahomet lorsque, chassé par sa famille de La Mecque du fait de son intolérance, se réfugia à… Médine avant de surgir.

Un Médine, donc, qui veut chanter au Bataclan pour montrer officiellement qu’il existe un « autre » islam, alors que cet autre n’est autre que le même, tant il est faux et archi-faux d’expliquer que les « islamistes » n’ont « rien compris à l’islam », ce qui est d’ailleurs méprisant : en réalité ils appliquent, certes littéralement (mais au nom de quoi devrait-on le leur interdire ?) son histoire, ses mots, ses marques, que les « islamistes » ne sont donc en rien « ignorants », comme le prétendent certains comme ce Médine qui, encore une fois, n’ont en réalité visiblement pas beaucoup lu les textes fondamentaux ou n’y puisent que ce qu’ils veulent, ce qui est aisé (easy), cela donne bonne conscience, victimisant, déshumanisant même les musulmans en leur enlevant ce principe bien humain de vouloir non seulement vivre selon sa loi mais aussi de la répandre.

Sauf que, dans ce cas, cela rentre de plus en plus en contradiction avec les lois de la République, en particulier française, qui admettent certes la liberté de penser et d’entreprendre, mais pas au détriment des principes fondamentaux qui garantissent la pérennité de la nation française, en particulier la laïcité, ce que ne semble pas admettre le « chanteur » (muezzin en réalité) Médine, d’où la circonspection légitime à son égard lorsqu’il prétend vouloir aller au Bataclan uniquement pour y chanter dans un lieu « mythique », chanter la « paix » à l’écoute de sa musique « lounge », easy listening, là encore, pour séduire, pour endormir au nom de sa « paix », quelle paix encore une fois ? Celle qu’il chante dans  » don’t Laïk  » ?…

Voilà pourquoi, et contrairement à ceux qui jouent aux faux Voltaire effarouchés, le problème n’est pas tant qu’il fasse le muezzin, puisque nous sommes supposés vivre « librement » (ce qui est easy à dire…) mais, oui, il n’a pas à faire le muezzin au Bataclan, parce que précisément ce lieu est si mythique qu’il ne souffre pas cette ambiguïté-là, tissée d’héroïsme morbide, et que la décence veut que Médine aille trouver une autre Mecque, le Zénith, la Cigale, qu’aviez-vous fait tout l’été ? Vous chantiez ? J’en suis fort aise, eh bien dansez maintenant, mais non, pas là, pas au Bataclan, non, vous ne le méritez pas.

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
Decloix grandgirard

Merci Lucien ,votre message me donne un peu de baume au coeur ,et me conforte dans le fait que l instruction est vraiment nécessaire pour permettre à toute personne la connaissance , la réflexion et l analyse de toutes choses .

DUFAITREZ

Illisible, comme tous les jours ! Pas un seul point de respiration dans chacun de vos paragraphes. Je m’obstine, vous aussi ! Rira bien qui rira le dernier…

Katastrov

Un gauchiasse vous dirait que vous êtes raciste.

patphil

que de réflexions sensés (encore une fois)

Katastrov

Ben oui il faut au moins deux neurones pour lire un texte de plus de trois lignes.

MedineNeViendraPas

C’est long hein . Soûlant surtout … En conclusion medine ne chantera pas au Bataclan. On peut aussi appeler ça du Jihad Lucien.

Anne-Marie G

Excellent article qui exprime toutes les nuances avec honnêteté, ce qui n’est pas facile dans un cas de figure comme le vôtre. Il me semble qu’en tant que femme, j’aurais pas eu de mal si j’étais née en culture musulmane à la rejeter avec horreur et dégoût, tant la condition qu’elle réserve aux femmes est dégradante, je ne parle même pas de pays où la charia s’applique dans toute sa crétinerie horrifique comme en Iran. J’en suis sûre étant féministe depuis mon plus jeune âge.

Branchey

Très bonne réflexion.
À diffuser au maximum.

Garde Suisse

Comme toujours un très bon texte, très instructif et bien construit. Merci Lucien.

Nass

Très i nterressant ..passionnant même. .. je vous souhaite vous relire encore

Aux Armes Citoyens

Un conseil, Lucien, faites plus simple et plus court, svp. On a trop de choses à lire.
Merci !

De Profundis Macronibus

La cause est entendue, Merdine ira chanter ailleurs, le reste n’est que points de détail…