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Algérie : Aphatie aurait fait un excellent traître

Voici les déclarations d’un « salaud » au sujet de l’Algérie : la conquête, l’exploitation et la guerre !

Tout d’abord « la conquête » : l’histoire sur la piraterie « c’est du pipeau ». En 1830 il n’y avait plus de bateaux pirates en Algérie, en fait il n’en restait que trois, car la marine anglaise les avait tous détruits en 1827. Il n’y avait pas de raison de conquérir l’Algérie, à part la situation politique de la France à l’époque !

Cette conquête a été conduite avec une brutalité qui a été dénoncée par tous les journaux d’Europe en 1847. La manière dont s’est comportée l’armée française, sous le commandement du maréchal Bugeaud, vis-à-vis des musulmans, est inacceptable.

Le responsable de cette « barbarie », parce qu’il faut l’appeler comme ça, c’est le maréchal Thomas Bugeaud et il y a encore de nos jours une avenue qui porte son nom à Paris. Je ne comprends pas que la municipalité parisienne, soi-disant des humanistes, ne supprime pas cette plaque.

La Troisième République a exproprié pour des bouchées de pain les indigènes musulmans. Ils ont été chassés et ont connu des décennies de famine. Et pourquoi ont-elles été expropriées, ces terres ? Pour les « offrir » à des familles françaises, espagnoles et italiennes. Car l’Algérie française, ce n’était pas que des Français, il y avait aussi des espagnols et des italiens. C’est incroyable, non ? Nous l’ignorions et, fort heureusement, de « nouveaux historiens » nous le font savoir. Il est bien dommage que, lui, n’ait pas apporté ses connaissances à Benjamin Stora : les deux auraient fait la paire !

Les « Pieds Noirs » ont tout pris en mains : les terres sont à nous, dégagez, partez, vous êtes là depuis des siècles : « on s’en moque ! ».

Les « Pieds Noirs » ont déscolarisé les petits Arabes pendant plus d’un siècle et ont plongé le peuple dans l’ignorance.

On a martyrisé tout un peuple, nous Français, et ça c’est terrible.

L’armée américaine a bombardé au « napalm » des villages entiers au Vietnam. Et bien, les Français ont procédé de même en Algérie. Il n’y a que de très rares témoignages d’aviateurs français qui le racontent, mais voici le témoignage de l’un d’eux, plusieurs années après : il a bombardé avec des « bonbonnes » de napalm des villages algériens. Il a même vu, du haut de son avion, un arabe qui courait, enflammé. Ce témoignage vient s’ajouter, évidemment, à tous ceux de ces jeunes « appelés » qui ont assisté à des viols de femmes musulmanes par des soldat français, à des exécutions brutales, à des tortures horribles…et même à un verre d’eau « qu’on leur a fait payer ». Je suis presque certain que « cet aviateur » a sa carte de la FNACA).

J’ai appris, quand j’étais jeune, que l’on prenait des gens dans des avions et on les jetait dans la mer? Et j’avais trouvé inouïe cette barbarie. Eh bien, j’ai appris que l’armée française avait procédé de même en Algérie. Dans ce cas, pas de témoignage, dommage !

Donc, en conclusion, ce « salaud » estime qu’il y a trois bonnes raisons, au moins, pour que la France s’excuse de ce qu’elle a fait subir, de « franchement scandaleux », pendant 130 années aux Algériens : la conquête, l’exploitation du peuple et la guerre.

Comme je ne suis pas rancunier, je vais offrir à cet individu, quelques autres raisons « d’insulter » l’armée française et certains de ses généraux. Par exemple, le général Ailleret, qui a fait tirer, sur ordre du gouvernement de l’époque, sur des civils français, espagnols et italiens, le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger (une centaine de morts). Egalement le général Katz qui, toujours sur ordre du gouvernement de l’époque, a interdit à l’armée française d’intervenir pour sauver du massacre près de 3000 civils innocents à Oran, en juillet 62. Mais aussi le colonel de gendarmerie, devenu depuis général, Debrosse, qui, toujours sur ordre, a pratiqué la « torture » sur des dizaines de patriotes français, à la caserne des Tagarins, sur les hauteurs d’Alger.

Mais, également, de la majorité des officiers qui ont, toujours sur ordre, retiré leurs armes et abandonné sur place les « Harkis », afin qu’ils se fassent massacrer sans même pouvoir se défendre.

Je lui laisse le soin d’en découvrir d’autres et, pourquoi pas, de nombreux témoignages de la « barbarie » française, de l’armée et des colons « Pieds Noirs ». Il n’a qu’à consulté la très longue liste de ceux qui ont « aidé » Stora à réaliser son rapport sur les questions mémorielles.

Manuel Gomez