Algérie : Les négationnistes des crimes du FLN

Publié le 15 avril 2016 - par - 7 commentaires - 1 915 vues
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PierreDaum

Pierre Daum

Quand un vieux grincheux algérien encense l’islamo-compatible crypto-stalinien, Pierre DAUM.

Rachid BOUDJEDRA s’est fait une petite notoriété littéraire toujours sur le même registre, l’anti-colonialisme primaire, le tout « pimenté » de quelque salacité de plus ou moins bon aloi.

Il faut lire la description « gratinée » d’une séance d’onanisme dans son ouvrage « Le vainqueur de coupe » dont le « héros » s’avère être l’assassin d’un grand Français Ali CHEKKAL, défenseur de l’Algérie, terre française après des instances de l’O.N.U.

Une sorte de très douteuse apologie d’un crime, pour l’édification peut-être des générations futures, destinées à être salafisées et islamisées radicalement.

Mais Rachid BOUDJEDRA, qui ne se renouvelle guère depuis un demi-siècle, se sent lui-même en perte de vitesse et son seul dérivatif, c’est de s’en prendre avec rage à des écrivains d’outre-Méditerranée d’une toute autre stature que la sienne, particulièrement à Kamed DAOUD et Boualem SANSAL.

Ah, si ! un écrivain ou plutôt un piètre « essayiste » trouve grâce aux yeux de notre méchant et vilain grincheux et c’est un Français Pierre DAUM, auteur du Dernier Tabou, sur les harkis restés en Algérie après l’indépendance.

Ce texte négationniste au sujet des crimes perpétrés à l’encontre des harkis (selon, entre autres, Alain DAVID, ancien directeur du collège international de philosophie) est encensé car il minimise, voire nie le massacre terrible de dizaines de milliers de harkis (cf. l’édition du quotidien algérien Liberté du 10 septembre 2004).

R.B. récite pieusement P.D. (Pierre DAUM) dans l’édition du samedi 2 avril 2016 de Tout sur l’Algérie en utilisant les mêmes arguments fallacieux : il est impossible que 150 000 harkis aient été assassinés (thèse mensongèrement attribuée aux seuls partisans de l’Algérie française, ces « ultra-colonialistes » toujours tapis dans l’ombre) car il n’y a jamais eu un tel nombre d’harkis enrôlés, nous explique-t-on benoîtement !

P.D. et son copiste fidèle R.D. entretiennent délibérément la confusion entre le nombre effectif des harkis stricto sensu et celui de l’ensemble de ceux qui se sont engagés aux côtés de la France, susceptibles dès le 19 mars 1962 de faire l’objet de représailles, comprenant non seulement les harkis (supplétifs) mais les mokhaznis, les groupes mobiles de sécurité, les groupes d’autodéfense ou G.A.D., les élus et autres pro-français qui furent plus de cinquante mille, mais que M. DAUM ramène de façon arbitraire à 30 000 hommes (voir page 32 du Dernier Tabou : « je propose donc de retenir le chiffre a minima (sic !) de 30 000 hommes, au lieu de celui de 50 000 souvent utilisé[1] ».

Au surplus, ce chiffre de cent cinquante mille victimes comprend non seulement les hommes, mais les membres des familles menacées, femmes, enfants et vieillards, victimes de féroces représailles.

Un authentique historien, celui-là, très peu susceptible d’être accusé de « nostalgérie » auteur, entre autres, du « Livre noir du colonialisme », Marc FERRO, explique très bien cela dans le chapitre : « le génie de la guerre civile » de son Histoire de France, paru chez Odile Jacob (Poche) « Les Harkis et autres victimes du F.L.N. », (pages 986 et 987) : « la France aurait dû protéger, question d’honneur … autour de deux cent cinquante mille hommes, un million avec leur famille, dont quarante-cinq mille harkis ».

Quelques lignes plus loin, on relève, n’en déplaise aux deux « copains »[2] Pierre et Rachid « au moins cent mille furent massacrés durant les années qui suivent l’indépendance » Ferro dixit. Qu’ajouterai-je ?

D’une part que, dans cette épouvantable répression n’est guère prise en compte celle qui toucha les messalistes, indépendantistes rivaux du F.L.N., partialement ciblés par les bourreaux du F.L.N., dont un certain Hacène MAHIOUZ qui commença à exercer ses « talents » dans les rangs de la sinistre GESTAPO française, ni LAURISTON à Paris, durant l’Occupation.

  1. MAHIOUZ est cité dans « l’ouvrage » de Pierre DAUM (p. 157), le petit « détail » sur ses états de service étant bien sûr « amis » par notre orfèvre en histoire trafiquée[3].

D’autre part, un petit souvenir personnel, il y a quatre décennies le président d’une association régionale d’anciens harkis, Boukhatem NOUR, et son secrétaire général, Driss ASSANI, m’assurèrent alors avoir assisté personnellement un jour de 1962 au massacre d’au moins quinze personnes, dans leur village d’origine de mille deux cent âmes. « Fais le compte pour toute l’Algérie », ajoutèrent-ils, toujours en s’adressant à moi !

Désolé, trop occupé à l’époque à aider concrètement les familles survivantes, dont celle de Boukhatem et Driss, aujourd’hui disparus, je n’ai pas pu consigner leurs déclarations devant notaire…

Au fait, pourquoi  nos « nobles » défenseurs des droits de l’homme (LDH, MRAP et consorts[4]) ont-ils attendu près d’un demi-siècle pour évoquer le sort de cette déshéritée communauté, longtemps paria sauf pour Maurice ALLAIS, Georges BIDAULT et Jacques SOUSTELLE vilipendés par les conformistes et « confortistes » de l’époque ?

Jean-Michel WEISSGERBER

[1] Si on bâtit l’histoire sur la base de « propositions » où va-t-on ?

[2] Je reprends le terme du communiqué de l’Association Harkis et Droits de l’Homme.

[3] Hacène MAHIOUZ est très loin d’être le seul « révolutionnaire algérien » qui se rangea aux côtés d’Hitler. Le plus célèbre d’entre eux est Mohammédhi SAID, ancien SS, devenu sous BEN BELLA, ministre des anciens moudjahidinnes. Quel symbole !

[4] J’exonère cependant la LICRA de cette liste peu glorieuse, le président de l’époque Jean-Pierre BLOCH sauva l’honneur de cette organisation en défendant vigoureusement cette communauté paria, mon ami Ahmed KABERSELL siégeait alors au Comité Central.

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7 réponses à “Algérie : Les négationnistes des crimes du FLN”

  1. La Mécréante ! dit :

    -massacre des harkis = crime à jamais inexpiable de la France Gaulliste.
    -massacre des pieds-noirs = crime à jamais inexpiable de l’ângérie mahométane.

    tout ça a été l’oeuvre des socialo-coco-arabos. ils continuent et continueront à forniquer ensemble ; les uns et les autres détestent leurs peuples.

  2. seguin fanny dit :

    Absolument exact.
    si vous coulez en savoir plus sur l’Algérie et tout savoir sur les mensonges du  »politiquement correct » , procurez-vous la  »bible » des arguments qui cloueront le bec aux menteurs, cliquez sur ce lien https://www.kickstarter.com/projects/563310650/lassassinat-de-la-france-explique-a-ma-petite-fill?token=3131ae73.
    Vous pourrez ainsi faire un pied de nez à la censure qui interdit aux éditeurs de publier des livres trop dérangeants à cause du risque de procès ruineux. Vous ferez , à votre échelle, acte de Résistance.

    Attention !Il ne reste plus que 18 jours !

  3. WOLFRED dit :

    ils ont besoin d’une bonne leçon d’histoire , mais pas avec des profs gauchistes

  4. sitonia83 dit :

    Et oui: merci beaucoup De Gaulle, pour ces faits que les Français semblent ignorer, et auxquels il faut rajouter les milliers de Pieds-Noirs « disparus ».

  5. daniele dit :

    Je voulais justement demander à ce « spécialiste de l’Algérie » qu’est le trotskiste Stora, de quel droit il a pu s’autoproclamer Historien.
    Parce que, un Historien se doit d’être impartial !

    (1) Stora n’a pas vécu au sens littéral la guerre puisqu’il avait une dizaine d’années en 1962 et son FM de père avait pour cette guerre le souhait de tous les gauchistes.
    (2) il bâtit ses ouvrages à partir d’histoires qui lui sont rapportées uniquement par les algériens, jamais par les rapatriés pro Algérie française qu’il combat de toutes ses forces et accuse de mille méfaits.
    Etant prouvé que :
    Les archives militaires et françaises étant toujours classées « secret défense »,
    QUI peut se targuer d’écrire un livre historique sur l’Algérie française en se basant sur la Vérité Historique ?

    Le travail d’un Historien ne devant s’écrire QUE sur la base des DOCUMENTS OFFICIELS civils et militaires

    Il faut dénoncer tous ces ouvrages farfelus à la gloire des FLN.

    • Sjean-louis dit :

      Rejoindre la discussion

    • Sjean-louis dit :

      Je ne pense pas qu’il se soit autoproclamé « historien » mais il a été aidé dans sa démarche en présentant un « mémoire » sur l’Algérie pendant la présidence de Mitterrand; c’est la référence des socialos qui lui ont offert la direction d’un musée sur la colonisation..
      J’avais constaté qu’il se prononce sur un sujet sans le connaître