1

Algériens, on en a marre de vos demandes d’excuses permanentes

Et voilà, c’est reparti pour un tour de piste…

Parce que le gouvernement français s’est débarrassé de 26 crânes de « héros » du début de la conquête, au XIXe siècle, l’Algérie, où plutôt son nouveau et provisoire, gouvernement, réclame une nouvelle fois des excuses, à la France du XXIe siècle, pour avoir osé coloniser, en 1830, un territoire qui n’avait même pas de nom.

Un territoire également conquis par eux, les Arabes, il y a plus de mille ans, après l’avoir razzié durant des siècles et soumis par le sang et le massacre de ses habitants, les Berbères.

Un territoire où, lors de la conquête, en 1830, ils étaient les dhimmis des occupants ottomans.

Un territoire qui ne vivait que de rapines et d’esclavage.

Un territoire que nous avons créé et construit avec l’aide des occupants, les Algériens, en 132 années et que nous vous avons remis en 1962, clés en mains, après vous avoir vaincus sur le terrain et qui était, à l’époque, l’un des plus florissants du bassin méditerranéen.

Alors, Messieurs les dirigeants provisoires de l’Algérie, si vous n’avez pas la reconnaissance de l’esprit, ayez au moins la reconnaissance du ventre car vous n’existez, depuis plus de soixante ans, que grâce à ce que nous vous avons laissé : vous savez, les magnifiques immeubles haussmanniens, les hôpitaux, les routes, les ports, les aéroports, le chemin de fer, et, surtout, le pétrole (qui vous nourrit, fort heureusement, car pour vous il n’existe pas d’autre source de revenus !) toutes ces infrastructures que l’on vous a offertes et dans lesquelles vous vivez depuis votre indépendance. Ces infrastructures qui, selon votre historien Stora « se sont édifiées sur les massacres de votre peuple ».

Ce ne sont pas des excuses que vous devez exiger de la France, qui vous a colonisés, qui vous a construits, mais des remerciements car, sans la France, vous n’existeriez même pas !

D’ailleurs la question peut se poser : sans la France, est-ce que vous existez ?

Vous, les dirigeants successifs de l’Algérie, vous ne l’avez toujours pas compris, mais une grande partie de votre jeunesse l’a parfaitement compris puisque, c’est vous qui l’affirmez, près de 7 millions ont fui votre Algérie pour venir vivre dans le pays qui les a, soi-disant, colonisés, qui les a exploités, massacrés et, selon certains même, a organisé un génocide, mais qui vous aide toujours à vivre.

Vous avez eu quelques esprits éclairés, j’ai eu l’occasion de bien connaître l’un d’eux, Ferhat Abbas (La patrie Algérie n’existait pas. L’héritage de la France était magnifique), mais également les Mouloud Feraoun (Tant que l’Algérie vivra, je souhaite qu’elle se souvienne de la France et de tout ce qu’elle lui doit.), Rachid Mimouni, Hocine Aït Ahmed (Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques. Il y a eu, envers les pieds-noirs, des fautes inadmissibles et des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre. Du temps de la France, c’était le Paradis !) et les actuels, Boualem Sansal, Kamel Daoud, et quelques autres de par le monde. Pourquoi ne vous élevez-vous pas à leur hauteur ? Eux savaient, et savent, ce que leur pays devait, et doit, à la France.

Eux savaient que ceux qui allaient diriger l’Algérie indépendante seraient des incapables, et ils avaient raison, nous en avons la preuve depuis plus d’un demi-siècle.

Ce n’est pas parce que le Président actuel de la France a prononcé une phrase écœurante « Les crimes contre l’humanité de la colonisation ». Ce n’est pas parce que de pseudo- historiens, hélas français, débitent des tas d’âneries et font preuve d’une inégalable stupidité, que vous devez vous imaginer avoir le droit de réclamer des excuses.

Des excuses ! Ce sont les vôtres que nous n’attendons pas car nous ne vous faisons pas d’illusions, pour tous les enlèvements, les assassinats, les massacres, les disparus, que votre « barbarie », seule subsistance de votre passé « barbare », nous a fait choisir la « valise » plutôt que le « cercueil ».

Manuel Gomez