Allah a-t-il du cœur ? par Ahmad Afifi

L’article ci-après est d’Ahmad ‘Afifi ; il est paru le 23/02/2014 sur le site Ahewar al-moutamadden (Le dialogue civilisé). L’auteur est un journaliste égyptien qui a publié plusieurs ouvrages dont un recueil de contes, « L’animal », des pièces de théâtre : « Trinité », « les Frères maçonniques », et en préparation «  L’homme du tiers-monde ». Il a collaboré à plusieurs journaux sans pouvoir perdurer dans ce travail car la politique et la religion sont tabous en Égypte : « Soit tu es avec eux, soit tu t’en vas.» En esprit libre, il a préféré partir. 
Dans un échange de courriels, il nous a fait part de son expérience : « Après quarante ans de croyance en Dieu et de respect de l’idéologie, j’ai découvert, comme Newton l’attraction universelle, qu’il n’y a personne qui gère [le monde], que le monde est apparu par hasard. » « L’islam n’est pas une religion, l’islam est un projet politique ambitieux qui a réussi », « Mohammad est un roublard chanceux. » « Il a réussi en jouant sur les instincts des gens, leurs besoins, leur pauvreté, et avec ça il a envahi le monde pour en avoir les butins, les terres et les captives. S’il avait eu un message, il l’aurait transmis par le verbe et non par le glaive. L’islam, en gros et en détail, incite à la violence et à l’ignorance. C’est une religion qui barre la raison au profit de l’imitation. L’islam interdit les instincts naturels et rend licite les instincts sadiques comme les assassinats, le refoulement et la répression. Ses textes sont ignorants et figés, ils fabriquent des milliers de tueurs tous les jours sous l’étendard du jihad au lieu de fabriquer le bien, la justice, la paix et la beauté. »
Nous avons préféré laisser à l’auteur lui-même le choix de l’article qu’il souhaitait adresser, en tant que message, aux lecteurs de Riposte Laïque. Qu’il en soit remercié.
Il exprime dans cet article toute sa colère contre Allah et la religion d’Allah (NDT).
Allah, dans toutes les mythologies, y compris dans la mythologie islamique, est vieux, redoutable et sage. Nous ne savons pas précisément et à ce jour pourquoi les mythologies se sont perdues et se sont réunies pour décrire Allah comme vieux alors que, par rapport à son état, supposé sempiternel et perpétuel, il devrait être jeune ou adolescent et pas nécessairement un vieillard ou un homme d’âge mûr. Cela confirme la nature humaine d’Allah ou qu’il a été fabriqué et imaginé par les hommes. De ces représentations et de ces suppositions découle le fait qu’il est miséricordieux. Un seul regard sur l’histoire de la vie prouve qu’Allah, au cas où il existe, est la créature la plus stupide et la plus dure de cette histoire, déjà à cause de la pauvreté et en passant par le jihad puis le cancer. N’importe quel premier ministre européen est un être plus sage et plus miséricordieux que sa Majesté Allah, peut-être même est-il dépassé par Obama dans sa stupidité, son intelligence et son pardon limités car il n’y a aucun citoyen américain, qu’il soit dans le besoin ou non, qui possède une couverture de santé complète, qui aurait été un don de la générosité d’Allah mais qu’il a oublié, comme d’habitude, car, en raison de son âge, il ne lui a rien réservé de sa générosité.
Allah, par son Coran contradictoire, qui est un livre pire que celui qu’un ivrogne se serait appliqué à rédiger, informe ses pauvres anges, qui connaissent par avance le surnaturel, exactement comme lui, qu’il va créer un homme qui va tuer, un homme qui va répandre le sang, sans état d’âme et avec un extrême sang-froid. C’est vraiment le summum de la sagesse, du dire-vrai et de la miséricorde. Puis il se vexe, le pauvre, quand il est trompé. Lui qui entend tout, qui sait tout, qui voit tout. Quand Adam mange le fruit d’un banal pommier, il le châtie pour une pomme et ne châtie pas le diable qui a commis deux maux : le méfait et la tentation. Et il laisse au diable l’éternité alors qu’il réduit la vie d’Adam et de sa descendance. Mais quelle contradiction ! Quelle science éternelle ! Ô Allah, tu sais que tu crées ceux qui ne vont pas suivre tes ordres, que leur destin et leur demeure ne seront pas dans la janna [le paradis], que le diable a détruit tes plans, n’a pas été convaincu par tes balivernes et a fait de toi, à ton nez et à ta barbe, un objet de railleries. Il t’a obligé à lui laisser l’éternité avec des compétences proches des tiennes. Laisse-moi te dire de là où je suis, ici sur terre, si tu as perdu le contact avec la terre et que ton internet est coupé, que le diable est plus aimé que toi car il est franc, il dit la vérité, il ne supprime pas les envies des gens ni leurs instincts. Il ne les contraint pas, il les laisse essayer puis décider, à l’opposé de toi, toi le vieillot, l’égoïste, le hâbleur, qui ne discernes rien de l’évolution des gens et de la vie, toi qui vis dans une tour d’ivoire ou de terre, je ne le sais pas, et qui surveilles de loin comme quelqu’un qui a commis un crime.
Laissez-moi supposer après [avoir navigué dans] les méandres de ce livre des morts appelé Coran, dans ses versets niais, patraques, ridicules et ennuyeux, qu’Allah a du cœur. Bon, je trouve que c’est une calamité encore plus grande et, si tu veux la vérité, c’est une catastrophe. Si Allah a du cœur, qu’il voit à travers lui et ressent par lui, sans doute choisirait-il le plus long et le plus aiguisé des couteaux de cuisine du paradis où l’on égorge les pigeons dont on a envie et l’enfoncerait-il dans son cœur jusqu’au manche pour trouver le repos et nous octroyer le repos. Il se reposera de son malheur, de sa stupidité, de sa faiblesse et de ses responsabilités, qu’il n’a jamais exercées. Et il nous reposera, nous, et les enfants syriens gelés, et les femmes syriennes gelées aux frontières et qui sont sous le ciel et dans le froid. Et les femmes veuves qui fréquentent les sociétés de bienfaisance pour recevoir une aide matérielle et qui n’ont ni soutien, ni argent et sont souvent sans abri. Et les jeunes filles qui travaillent pour un salaire qui suffit à peine à les nourrir et à les vêtir et qui ont dépassé la trentaine et qui se retrouvent sans un homme qui leur convienne et qui rassure leur instinct et leur désir de maternité. Et les vieux, qu’Alzheimer a jetés, sans puissance ni force, dans le hangar n° 26, au pavillon des vieillards de l’hôpital al-‘Abbasiyya pour les maladies nerveuses et psychiatriques. Et épargne-moi de citer le nombre de femmes qui croupissent à la prison al-Qanâter, qui élèvent leurs enfants alors qu’elles sont en prison car les conditions de vie sont pires à l’extérieur qu’en prison.
Et avec tout cela, Allah a du cœur ! Je pense, j’en suis presque certain, que le cœur d’un idiot est plus tendre que celui d’Allah. [Si Allah avait du cœur], on n’aurait pas eu dans l’île [l’Arabie], et dans le monde par la suite, toute cette merde islamique et des siècles qui ont annihilé l’instinct et la raison. Celui qui guette mes propos, qu’il retourne à l’Histoire des arabes avant l’islam du professeur, docteur et chercheur Jawwad ‘Ali. Il prendra connaissance des sources et des documents. Cette religion est abominable, elle est un projet ambitieux qui a réussi tout autant que le projet ambitieux mahométan qui a, lui aussi, réussi. Pourri, mais qui a réussi. Bienheureux soient Mou’awiya (1) et ses descendants qui n’ont pas cru ces absurdités du début à la fin. Je ne suis ni chiite, ni ‘alawite, ni un djinn bleu. Mou’awiya, Ali, Omar (2) sont des hommes d’affaires avec un projet ambitieux pourri qui a réussi. Par la force, par la contrainte et par la soumission, il a réussi. Par le glaive, par les butins, par la violence, il a réussi. Par la fin qui justifie les moyens, il a réussi. Par le désastre et la catastrophe, il a réussi. Comme Hitler a réussi à envahir le monde alors qu’il était dans l’erreur. Les arabes, avant ce projet sélectif, vindicatif et héréditaire, étaient des gens de bon cœur, généreux et responsables, approchant presque le niveau des sociétés des villes civilisées d’aujourd’hui. Commerce, agriculture et travail, et non pas guerre, jihad et butins comme on le voit chez les voyous, les bandits de grands chemins et les chefs de bandes.
Si Allah avait du cœur et si ce cœur avait ne serait-ce qu’une seule goutte de sang, Allah devrait se pendre en expiation de ses crimes, commis contre le droit à la vie et contre les gens, ou alors qu’il se présente lui-même devant la justice, s’il a le courage, et je doute qu’il en ait, afin qu’il soit jugé et qu’il soit emprisonné à vie en expiation de ses fautes, de sa paresse, de son défaitisme face aux droits des gens et à leur droit à la vie. Et selon son livre, en déliquescence – Comme tu juges, tu seras jugé –, et comme il jugera les gens d’après leurs fautes, qu’il commence, au préalable, lui-même, à se juger d’après ses propres fautes.
Traduit de l’arabe par
Bernard Dick
1) Mou’awiya, fondateur de la dynastie des Omeyyades (661-750)
(2) Ali (656-661) et Omar (634-644), deux des quatre califes dits « bien guidés »
 
Au 05/01/2015, nombre d’attaques terroristes mortelles (NDT)
TERRORISME 24765 ATTAQUES-05-01-2015

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